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Jamais trop tard pour se taire
Something’s broken in mirror land (II)
Jean-Pascal Ledoux
Les livres sont des œufs qui n’éclosent…
que s’ils sont lus.
La recette du jour étalait ses promesses sur le couvercle intérieur de la boîte:
“Le banquier sera préparé comme un homard: cuit vif, puis coupé en deux dans le sens de la longueur avant d'être servi en petites portions de dessert aux chiens fidèles...
Et les ministres?
Les ministres, comme ils ont agit, réduits en sauce…”
Tour de Babel
13eme étage.
Prélude en blouse blanche…
“ - Docteur?
Pendant votre sommeil, il s’est réveillé.
- Le 24?
- Le 24.”
Le cas 24 était intéressant.
Sélectionné pour son profil à haut potentiel schizophrénique, le cas 24 aidait à démontrer la nature réelle de la schizophrénie: une forme de télépathie du sujet avec une période temporelle passée ou future, et dans un rôle dont le sujet restait inconscient, jusqu’à la découverte de cette nouvelle molécule.
Le cas 24 aidait à doser la schizophrénie, destinée à mieux piloter et guider la voyance du cobaye.
Comme les vingt-quatre autres sujets, le cas 24 était officiellement déclaré mort depuis neuf ans, il était à ce jour le dernier survivant de la première tranche de test.
“- 148 tentatives de connexion… il doit être loin...
0.12mg en intraveineuse par 24h00 c’est ça?
- Oui docteur”
- Et il parle d’une cible temporelle?
- C’est décousu, mais il semble que oui, voici la retranscription de son premier monologue, il parle dans un mélange de langues modernes qui semblent avoir fusionné dans une forme d'espéranto ayant intégré des structures grammaticales asiatiques… c’est troublant.
Nous ignorons son niveau de lecture, comme pour les autres, mais il semble plus intéressant que tous les autres cas.”
- Mieux qu’une statue sur une place comme le cas 17?”
Le docteur souriait en évoquant le cas 17, mais sa fidèle infirmière Doriane savait la douleur que cachait ce cynisme apparent.
Le cas 17 avait témoigné pendant 2 mois de toute une vie sur une place publique, sans pouvoir se mouvoir.
Puis ce qui devait être une surface réflectante semble avoir été posé face au sujet 17, qui s’est vu: il était une statue faite d’un métal bleu glacier, et cette vision a déclenché sa boucle, le patient 17 est passé à -180° et a pris la couleur qu’il a décrite pour se taire à jamais.
“- Voici la synthèse du premier rapport Docteur”
“En ces Temps,
en ces Lieux,
La vie s’organise comme la Loi l’a tranché, un jour tombé dans un trou de mémoire collectif. (note de traduction: “f”, le collectif semblant bien porter sur le“trou”, et non la “mémoire”.)
Conscients que l’amnésie buvait l’héritage des survivants, et persuadés que l’oubli assèche l’âme comme la conscience d’être, Les “Témoins du “Temps brûlé”” décidèrent de fonder toute la vie des enfants à venir, et ce dès leur naissance, sur l’apprentissage de son “Silence”.
Le moment venu, ce “Silence” doit révéler de lui s’il est digne, ou non, d’entrer en première Heure.
Les Silences sont attribués au premier cri en l’Horloge-Monde, par la Chambre Haute qui 14 ans plus tard lors de l’audience de première Heure, tranchera la qualité du sujet à la vibrance de sa voix.
Trop monocorde?
Trop triste?
Trop hésitant?
Trop joué?
Trop larmoyant?
Trop porté?
Le passage en Première Heure est alors refusé au sujet.
Et son silence définitif.
C’est ainsi que le plus démocratiquement de l’univers, en ces Temps et en ces Lieux, on sélectionne l’avenir.
Les “Silences” sont autant de chapitres, généralement assez courts, du seul livre sur papier qu’un des “Elus_mémoire_pour_eux” a pu sauver du Grand Incendie qui, selon les mythes oraux, ravagea toutes les bibliothèques de l’époque de l’Avant.
Le contenu de ce livre, rescapé du Grand Oubli, fonde la seule culture commune à l’ensemble de la population, le but le plus noble de toute vie étant de participer à la préservation de cette mémoire.
Les “Elus_mémoire_pour_eux” - formule inaltérable - ne peuvent être évoqués qu’en tournant trois doigts au ciel, et relient par là chaque personne au Verbe, transmis depuis le Temps de leur Son.
Comme le nom de ce Livre, ne pourra être dit à la pleine voix que lors de la nuit précédant la pleine lune, la pleine lune elle-même étant préservée de tout son.
Découvrir ce Livre au fil de sa vie, le vibrer de Soi, Silence après Silence, visiter les quadrants de l’horloge-Monde dont l’accès sera débloqué au fil des auditions réussies, voilà la quête de vie de chaque individu.
Alors depuis le Grand Oubli, on fait comme ça.
Chaque bébé reçoit son premier Silence pour le mûrir deux cycles de 7 ans durant, une épreuve réussie faisant de lui un “chuchoteur”.
Il taira alors son Silence de naissance une année durant, au profit d’un second Silence à intégrer.
Chaque nouveau silence fera l’objet d’une audition, et permettra de passer en Heure suivante, ouvrant l’accès à la tranche de la ville voisine, vers de meilleures conditions de vie, et même dit-on vers de meilleurs climats.
Chaque jour voit donc défiler dans l’Arène de chaque Quadrant, soit autant de zones urbaines isolées les unes des autres qu’il y a de Silences, son lot de candidats pour la grande Audition, face aux 20 juges composant la Chambre Haute et tirés au sort chaque jour de l’Horloge au sein de la population déjà admise dans le quadrant convoité.
Si la prestation impose le silence à l’ensemble des jurés durant les 5 secondes vibrant du dernier mot prononcé, l’épreuve est réussie.
Sinon…
Ce jour-là, Yohé défend son premier Silence, celui qui l’a bercé depuis sa plus tendre enfance, et il ignore que son frère aîné, passé en première Heure l’été précédent, et tiré au sort, sera des jurés.
La scène de l’Arène baignée de lumière étale le bois de son plancher aux millions de regards perdus imbibés en ses nervures... jusqu’à la “marque”.
Au-delà c’est le noir.
“Brise ton silence...
Maintenant!”.
tonne une voix, et son écho…
“laisse-le s’envoler Yohé...” lui souffle le souvenir tendre de sa mère…
La phrase en berceuse 10.000 fois répétée s’éclaire enfin de tout son sens...
Ignorant des yeux fraternels immenses qui l’écoutent tapis muets dans la lumière comme les 19 autres jurés, Yohé s’emplit d’air,
et s’envole…
🌋 Silence couleur n°112
Entends-tu le chant d'une baleine morte?
Les rêves d'une pièce de dix cents?
ou la fonte d'une bougie?
Entends-tu le chant du contrat qui s'annonce
celui du C4 qui le suit
les notes d'un parfum inconnu
la silhouette qui devait le porter
avant de tourner là, au coin
tu l'entends ce coin?
Il dit "viens"
mais tu suis le tempo de tes pas
le lourd tambour en toi te disant:
"par là".
Tu l'entends en noir et blanc?
Si tu n'allumes pas tes chakras,
tu n'es pas près d'avoir la couleur…”
Yohé a fini.
Le Silence de l’Après a duré 9 secondes, avant qu’un juré ne tousse finalement.
“L’Heure est venue” tonne alors la voix.
Une ligne jaune déroule alors une douce lumière jusque sous ses pieds, le vieux plancher devenu sol de béton dévoilant sa nature holographique dans une invitation muette à percer le noir face à lui.
Yohé s’avance.
-“9 secondes. C’est bien 9 secondes?” demande Yohé.
- “Je sais pas” dit son frère.
- “Toi t’as fait combien?”
Arturo a fait 5 secondes tout juste.
Il fait des cauchemars depuis, mais protège Yohé de son tourment, en cet instant plus que jamais, alors il ne dit rien.
“Et ton second “Silence”, tu l’aimes bien?” enchaîne Yohé curieux de tout en finissant le premier bol de soupe au poisson de sa vie, l’un des privilèges de la première Heure.
“Je ne comprend pas tout, dit Arturo, c’est compliqué de bien vibrer un mot dont tu ignores le sens… et toi? ton prochain Silence?”
La légende dit qu’au plus on partage le Silence avec les autres avant l’Audition, au plus l’Audition en sera compromise.
“Le Silence doit te remplir bout d’homme” disent les grands mères aux petits, “laisse-le pousser en toi, ne le vide pas dans d’autres oreilles que celles de la Chambre Haute”.
Alors partager son prochain Silence, pour Yohé, c’est comme confesser un amour intime, ou son état de puceau, mais Arturo est son frère, et la Légende autorise le partage sans dommage avec le premier cercle.
Alors…
- “Silence d’avant silence.” commence Yohé
- “tu le connais déjà par coeur? Mais tu viens de le découvrir tu ne l’as lu qu’une fois!” s’écrie Arturo.
“Oui! Et alors? Bon… tu veux l’entendre?”
-“J’ai tellement peu de mémoire pour le mien, excuse-moi Yo, je t’écoute”...
Yohé ferme les yeux, et dépose, concentré, chaque mot enrobé de son mystère, les phrases chuchotées à l’affût de leur énigme:
“Silence d’avant silence.
Depuis toujours, je m'emmerde avec les gens normaux.
C'est comme ça que je me suis rendu compte que je ne l'étais pas.
Ma chance, c'est que la normopathie ambiante a fait le tri entre les normopathes de références, et "les autres"...
J'aime "les autres", ils ont une lumière dans les yeux que tu ne trouves pas ailleurs.
Souvent la lueur a du mal, mais elle gagne.
Et puis tu as les normés qui se réveillent, ceux-là vont d'abord super mal.
Ils suffit de leur dire "t'inquiète pas, c'est normal, tu te libères, et tu n'es pas seul(e)",
pour que la lueur prenne sa place pour toujours...
Je ne sais pas qui a inventé la vie, mais cette personne a une imagination pleine d'humour.”
Arturo laisse s’écouler les secondes qui disent la fin du Silence et s’étonne:
- ”C’est tout?”
- ” Oui…c’est quoi un “normopathe”?
“Je ne sais pas Yohé… mais as-tu conscience de la qualité de ta mémoire?”.
- ”Non”...
Le feu se consume sous les étoiles, demain ils retourneront en ville là en-bas, mais cette nuit c’est bivouac.
- “Et toi Arturo, c’était quoi ton premier Silence?”
- ““Solitude monolithique cherche sa place dans la Révolution des Dominos...
c'est le truc que j'essaie de ne jamais perdre de vue.”
“C’est court…
Et c’est quoi “une révolution” demande Yohé.
-”C’est quand ton rêve évolue tellement vite que tout change…”.
“Révolution… révolution.... révolution”...
Yohé se berça du nouveau mot et s’assoupit sur “rêve…”
🌋 Silence n°1
Quand j'étais petit, je ne pouvais pas voir à la télévision autre chose que « Plume Plume et 'tit lapin ».
Plume Plume disait « bonne nuit les amis... » après 5 minutes trop courtes, et si je n'allais pas dormir, il ne reviendrait pas le lendemain.
Gamin, j'adorais « Les Mystères de l'Ouest », « Les Envahisseurs » ou encore « Chapeau melon et Bottes de cuir » qui m'a traumatisé avec une histoire de chats devenus soudain plus voraces que des lions, ce n'était que suggéré, mais du haut de mes neuf ans, je plongeais dedans.
Puis un jour, je devais avoir 12 ans, je fus autorisé à regarder la télévision après 20h00, une ouverture qui s'annonçait pour 4 samedis soir d'affilée puisqu'il s'agissait de découvrir le monde dans ce qu'il avait de plus abject, de plus cruel.
Je réalise que quelque part, j'ai cru à St Nicolas jusque là.
Ces quatre soirées sont gravées à jamais dans ma mémoire :
« Holocauste ».
4 épisodes...
Ont suivi ensuite d'autres soirées en famille au coin de la télé avec « Les flics de St Tropez... »
Je riais avec les autres, tout en me demandant comment on pouvait encore rire des pitreries de ces clowns en uniforme alors que...
la Shoah.
Plus jamais
Plus jamais Ça...
.
Plus jamais une petite fille de mon âge derrière des barbelés, dans le mépris de sa vie jusqu'à sa mort.
Or il y avait eu la guerre du Vietnam pendant mon enfance, et bientôt pour moi la découverte d'Israël et de sa politique à l'égard de ses voisins, Palestiniens en tête.
La guerre est un incendie qui étend sa flamme au fil de l'histoire, je me sentais soudain pompier pacifiste là où je suis dans ce brasier, à l'échelle de mon présent, concerné par le drame des Palestiniens, et animé d'un impératif nourri des remords de n’avoir pu faire quoi que ce soit en 40-45 pour protéger les juifs, imprimé en moi de ce « plus jamais ça », je lance mes crises de conscience en pâture à qui peut partager le refus de l'homme sur l'homme.
Car c'est ça pour moi la Shoah! Cette gamine, fois des millions en quelques années pour que plus jamais une seule, pas même un jour !
Avant d'être « juive », c'est une gamine, une enfant humaine, une sœur d'espèce, l'espèce humaine qui a commis et permis ça, et à laquelle je suis censé appartenir, la même qui tue des dauphins, la seule qui se fait la guerre.
C'est une gamine comme sa soeur tzigane qui est morte dans la même semaine qu'elle, ou que l'homosexuel, le communiste qui rêve d'un monde partagé...
...et c'est là que déjà je pèche selon une certaine police mémorielle aujourd'hui parce que la Shoah est un terme ne couvrant que l'extermination juive à l'exclusion de tout autre...
Donc si je veux associer le tzigane, le communiste, le résistant torturé, l'homosexuel, bref toutes les victimes de ce délire fasciste dans le même espace de mémoire, je ne peux pas, c'est bien ça.. ?
Pourtant la mémoire est chose indispensable, moi qui ne sais jamais où sont mes clés, je ne passe pas un jour à m'interroger sur le sens à donner au passé pour trouver le bon usage d'aujourd'hui au service de meilleurs lendemains.
Sens... espace où planter mes rêves, les voir germer, et me retourner un jour vieux à l'ombre de ces espoirs devenus.
En voyant l'un des invités de Taddéi au bord des larmes vendredi, j'ai vu un otage de ce que l'on fait d'une douloureuse mémoire, j'aurais voulu le prendre dans mes bras, le rassurer, lui expliquer qu'il n'est pas seul, que le cauchemar ne peut pas revenir, que c'est encore une instrumentalisation politique.
Le premier crime mémoriel n'est pas de nier la Shoah, mais de la confisquer et de l'instrumentaliser.
Elle appartient à tous, et c'est le seul moyen d'éviter ce « Plus jamais Ça».
La confiscation à laquelle nous assistons est de plusieurs ordres, et c'est ce qui donne à « l'affaire Dieudonné » ses relents les plus nauséagerbatifs :
1/ le timing correspond à l'agenda de Valls.
Comme dit la Licra, cela fait 12 ans qu'elle cherche à faire taire Dieudonné, le « problème » ne date pas d'hier, et c'est précisément l'acharnement de la Licra qui a construit le monstre Dieudonné au point de devoir ignorer l'humoriste.
Mais imaginons que je sois encore très naïf, que je n'ai pas vu les hordes d'antisémites primaires...)
2/ Arno Klarsfeld appelle lui-même à la provocation de troubles alors qu'il siège à la Cour de Cassation.(Le principe du pompier pyromane si cher à Israël et dont Arno Klarsfeld est un agent zélé sans que ça ne puisse poser l'idée même d'une question.)
3/ la capacité des médias à porter une parole donnée, celle des autorités et des associations juives pro israéliennes, sans analyse du propos de Dieudonné, sans lui donner la parole, en tronquant les débats de la plus énorme des façons, en n'osant pas les sondages d'opinion, bref en traitant la population comme de la crasse ignorante au potentiel antisémite à ne surtout pas réveiller.
Chacun à sa place dans l'appareil d'Etat, de la Justice aux médias, au mépris des millions de Français qui rient de l'humour de Dieudonné, et surtout, surtout !, en instrumentalisant l'antisémitisme chacun pour son petit profit : Valls pour préparer Matignon et ses présidentielles, Klarsfeld pour pousser la population française à soutenir Israël comme leur indispensable patrie au milieu d'un monde qui voudrait soit disant les manger, la Licra qui présente l'antisionisme comme le cache-nez de l'antisémitisme, les médias parce qu'il ne sont pas la propriété de leur audience, pas même les médias de service « public »...
Mais là où l'abject dépasse tout, c'est quand tu te rends compte que la lutte contre l'antisémitisme sert à rejeter les cargos de questions qu'inspire aujourd'hui ce qu'on appelle « le système », le nouveau terme à colorer de sarcasmes pestiférants quand on l'interroge pour ce qu'il est.
Plus jamais Ça.
Qui est du bon côté cette fois ?
Qui laisse un Valls mener sa politique du deux poids deux mesures ?
Le Français de Pétain ?
Ou le Français qui lui résistait?
Et c'est valable pour les Belges aussi.
Comment prétendre vivre en accord, aujourd'hui, avec ce qu'implique le sens à tirer de la Shoah si on ignore le danger que courent des ressortissants étrangers issus de pays en guerre ?
Comment accepter la faim dans le monde quand face aux torses émaciés des images en noir et blanc revenues des camps, on a dit « Plus jamais Ça ! »
Et demain le traité transatlantique de libre échange avec une nation qui compte le plus haut taux d'emprisonnement au monde ?
Qu'est ce que tu veux que je puisse encore dire après ça ?
Si le but était de tuer toute critique de notre société au-delà de la couleur des poteaux de signalisation et de voir chacun rentrer dans sa petite conviction en nous laissant le monde mourir de notre fatigue de tout ça, moi je vois l'instrumentalisation d'une communauté, comme dans les années trente, et elle n'est pas le fait d'un comique mais d'une élite qui prétend la protéger pour se protéger elle-même.
Et face à ça, nous sommes tous dans le même bateau, juifs et goïs.
Jp
(A Hector Obalk, invité de Taddeï vendredi, victime du sentiment d'être juif en France, victime du syndrome du survivant, et qui nous a fait don de lui, de son ressenti, de son souci de l'autre, qui est allé voir (LUI!) les spectacles de Dieudonné, et qui m'a touché au plus profond du petit garçon qui reste en moi.)
🌋 Pré-Silence
Certains s'étonnent de mon engouement pour les crypto-monnaies, et j'en suis moi-même surpris. Comment suis-je passé à côté si longtemps? Je ramollis...
Ce qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est pas le Forex ou la Bourse, c'est infiniment autre chose que cela.
C'est d'abord une technologie aux applications assez puissantes que pour remplacer tous les intermédiaires:
la banque bien sûr, mais aussi les assurances, la production et la distribution d'énergie, les données sensibles (médicales, notariales...), les transports, mais aussi la capitalisation de nouveaux projets, voire la possibilité de créer de nouveaux modèles économiques basés sur une monnaie dédiée, ce qui en explique la prolifération.
Uber? Ebay? Bref tout qui s'est spécialisé dans un échange en prenant sa dîme sur le modèle des banques ou des assurances, est d'ores et déjà enfoncé dépassé, renvoyé dans les anecdotes de l'histoire.
Les monstres tels Facebook, Amazon, Youtube se sont imposés en quelques années, d'autres monstres sont en train de sortir de l'œuf, et qui vont tout écraser.
Adieu l'intermédiation, adieu la verticalité, adieu la certification par un tiers, ce sont des métiers entiers qui peuvent être remplacés; c'est simple, personne n'arrive à faire l'inventaire des conséquences.
Alors le cours du Bitcoin qui flambe puis qui tombe, c'est juste la résonance dans le canyon des canons qui trucident les indiens, c'est un bébé qui se retourne dans le ventre de sa mère, c'est demain qui prend la pose pour traverser l'utérus du moment.
Des millions de Pierre Paul Jacques, mais surtout d'asiatiques et d'américains se ruent sur ce marché (30 nouveaux comptes ouverts début du mois... chaque seconde..!) et gonflent une mobilisation de capitaux en dehors de toute les balises, et ça nous amène au deuxième levier du phénomène: avant une technologie révolutionnaire, il y a une dimension émotionnelle, et il y a Panurge, et surtout ses moutons, et comme le continent nouveau n'est pas cartographié, y'a des accidents, des volcans actifs, des trous pour nigauds, des trous pour les moins nigauds aussi, il y a surtout des projets qui font rêver, il y a des monnaies dont la valeur change sans arrêt, essentiellement à la hausse, et ces monnaies permettent des conversions dans d'autres monnaies qui donnent le moyen d'acheter du rêve, et les plus de 40 ans se souviennent des starts up des années 90, sauf que là ce ne sont pas des business angels qui font le possible ou non, mais des millions d'anonymes qui prennent des parts comme on achète des rochers lunaires.
Jusque là le trésor était la pointe de flèche, voilà que débarque le coquillage.
Alors j'entends les anti capitalistes (dont je suis) me dire qu'on est loin du communisme.
C'est vrai, j'ai rêvé une nuit d'un Bitcoin qui serait divisé par le nombre d'habitants, ça donnait 5 millièmes de Bitcoin par tête de pipe.
Mais à la seconde où chacun aurait reçu son morceau, les moins malins ou les plus affamés l'auraient mangé avant qu'il prenne sa valeur, et la dynamique de concentration n'aurait pas fait pause une seconde.
La concentration à défaut de disparaître se déplace cette fois hors système, certains diront bientôt que nous quittons le libéralisme pour le libertarisme, d'autres y verront un redéploiement du système nerveux capitaliste.
Je crois que nous allons au contraire assister à la naissance d'un nouveau paradigme économique, libre de la puissance des lobbies, libre des 0,1%, qui ne manqueront pas de tenter de récupérer la sauce, mais un nouvel espace s'ouvre, et ça donne de quoi gamberger à temps plein...
Imaginez le nombre d'applications, un monde où les datas comme l'énergie ou le partage de la voiture sont automatiquement intégrées dans un contrat d'assurance qui ne coûte que la tôle effectivement froissée, auto-assurée en collectif. La presse elle-même va intégrer les cryptos et la blockchain, c'est ce qui peut la sauver.
En attendant, aux ordres de ses commanditaires, elle tape sur ce qu’elle s’applique à ignorer.
***
Note: le patient fait un retour Yohé et Arturo, Arturo surprenant Yohé profitant d’un ivrogne pour découvrir ses silences. Puis du grésillement de vieilles radios couvrent la narration…
***
🌋 Silence du sud n°2
Sur la table, le murmure de promesses dont peut se charger une carte postale vieille d'un siècle posée là, un document caressé de la lumière qui fait entendre la vie passée d'une grande ferme.
Cette photo est extraordinaire, ce doit être la première photo à 360°.
"Ferme de Martinrou - 1902."
La retourner serait sacrilège.
Pas encore.
De la boulangerie à la forge en passant par les écuries ou la grande maison d'habitation, les proportions de ce lieu appellent à s'y arrêter un siècle, si les réincarnations vous sont données pour y repasser.
.
On y voit même la maison qui servait de four à pain...
115 ans plus tard, j'habite ce four à pain en première saison.
Et les champignons trouvés ce matin au bois voisin, d'une carte postale, m'offrent le voyage du jour, même lieu, autre temps.
Ici les allemands se sont battus, et d'autres avant eux.
La dernière bataille date de 40 ans, contre une expropriation de tout le domaine pour le cimetièriser en bretelle d'autoroute.
La ferme fut sauvée.
A 300 mètres de l'autoroute.
Depuis, en fonction du vent, on entend la mer...
De tempête par vent du nord,
légère comme la brise sous un soleil qui sud.
Le ronron de la société coursant sa queue ne s'endort jamais, et ronfle encore son fumet de bruit all the night ride road.
La nuit, l'autoroute ressac en anglais, c'est reposant comme une vieille radio américaine inaudible.
Le matin, ça sonne plus comme le Jour le plus long, le stress du retard, le brouillard à percer.
3000 arbres font front, rideau vert entre la frénésie routière et notre temps précieux d'immobile.
Alors le peuple de la ferme dort tranquille, confiant dans le silence prochain des autoroutes, par manque d'essence, par manque de sens, par trop plein de tout, par l'évidence que c'est déjà le bruit du passé et que l'ouïe fine peut entendre l'instant isolé de la bande son, le temps immobile du silence figé.
Nous sommes des indiens planqués derrière des centaines d'arbres au milieu d'un nœud autoroutier à 6 km d'un aéroport.
Les oiseaux de fer se posent au loin, rythmant le temps de vacances pour les accros de la compensation: 11 mois d'oubli pour 2 semaines de croisière comme à la télé.
A chaque pleine lune, L'homme blanc passe chez nous pour écouter "des histoires" dans le Grand Tipi, mais L'homme blanc retourne vite à l'autoroute, et le lieu se fait oublier du mouvement qui l'entoure jusqu'à la prochaine nuit claire, cocon d'”ailleurs” pour ceux qui ont la chance d'y repasser au fil des réincarnations.
🌋 Silence du sud n°2Bis
À la ferme, il y a un chef.
ça ne se dit pas parce qu'il ne veut pas être le chef, mais il ne pourrait pas en être autrement.
A la ferme il y a le Maître du lieu, son cœur, son histoire, son âme et sa gloire.
C'est le chef, mais sans le son du mot, sans le titre, l'évidence est dépouillement.
A la ferme, il y a la muse du chef, sa seconde épouse et la première, chacune sur leur territoire.
La ferme est le chef. Et non l'inverse parce que le chef est bien plus que sa ferme, même s'il l'oublie parfois.
Il a sué cinquante fois le poids de son corps sur l'ouvrage pour que la ferme soit ce qu'elle est, 115 ans après cette carte postale, et c'est ce qui fait que les murs ont la couleur de sa peau, sa silhouette imprimée sur chaque porte, chaque latte de plancher, chacun des 240 sièges du Grand Tipi, et le reflet du soleil qu'il cueille de ses délires de verre, et qui vous reste dans la rétine, est aussi de lui.
L'été l'a laissé avec une aile cassée.
Alors il la répare en suivant un régime drastique fait de livres et de bières tous deux sélectionnés avec grande exigence au filtre d'une vie de lecture gourmande.
C'est pas tous les jours qu'on a la chance de pouvoir s'auto-réparer d'aussi consciente manière Morbleu, et l'amoureux de vie de ne pas s'en priver.
S'il veut comme il l'espère mettre le verre dans la mer pour la traverser, son aile doit repousser.
Donc elle repoussera.
***
Yohé:
“Psst...
Ton sixième chakra est encore fermé.
Respire…”
***
🌋 “Silence ça tourne” N°3
(***LGF: le mec traverse un immense hangar vide, et parle à la caméra à 5 ou 6 mètres, il marche en fumant, la caméra le suit à 5h00. Elle va s'en rapprocher imperceptiblement tout en le contournant jusqu'à lui faire face à la fin du monologue***)
-”Si je dis: "ça sent l'essence"...
Et que tu dis: "oui, ça sent l'essence"...
Sentons-nous la même chose?
Comment ressentons-nous cette idée commune de l'essence et de son odeur?
Chacun la vit au filtre de son premier souvenir en présence de ce produit exhalant son parfum entêtant…!
Nous avons appris le mot essence, et le lien de l'expérience physique avec ce mot.
Mais nous l'avons tous vécu à notre manière, dans la vibration d'inquiétude ou de curiosité, de surprise ou de fascination avec laquelle il a été prononcé dans la circonstance.
Les mots ne sont pas ce qu'ils représentent, ils n'en sont que le son.
Un son attaché à des souvenirs, des sentiments entassés, des ressentis inconscients...
Les mots sont autant de tentatives de mise en commun d'expérience personnelle tu vois?, et ne disent que du passé… (il lance sa cigarette par dessus son épaule)
Ce qui se devine... (la cigarette s'éteint dans la flaque d'eau/ ça fait pshiiit)...
n'en a pas encore." (Et c'est alors que tout le plafond en béton lui tombe dessus en l'écrasant comme une crêpe...)
🌋 Silence génétique N°4
450.000 ans avant la dernière grève, les anciens avaient coutume de fumer cette herbe si particulière dont l'histoire a oublié le nom.
Face au brasier fraîchement dompté, feu baptisé du nom onomatopéique du premier qui avait eu l'idée de souffler dessus, l'herbe donnait à voir des images dans la danse des flammes, comme une fenêtre aux fêlures mouvantes sur un monde inconnu.
Des gens y vivaient dans des tours de verre aux reflets que les anciens ne connaissaient qu'à la surface d'une eau calme, et leurs nuits semblaient éclairées de la lumière du jour.
Tout était incompréhensible, et pourtant les anciens cultivaient l'intuition d'y reconnaître un futur.
Génération après génération, ces millions de nuits au fil de vies au coin du feu s'encodèrent dans son ADN.
L'homme fit alors tout son possible de son bout de vie pour rejoindre ce futur, en l'ignorant pourtant avec application à chaque instant.
La foultitude, le nez sur la ligne blanche, amnésique de la destination, c'est l'idée même d'une destination qui s'évapore.
Certains pourtant ont appris à relever les yeux et suivent l'étoile, en pleine conscience de ce futur qui les guide droit devant.
Ils convergent vers le même point d'horizon, aimantés vers leurs rêves, là où l'avenir rend beau le présent.
Combien sont-ils à suivre l'étoile?
Il faut être plume d'aigle pour voir combien convergent...
Mais si tu fermes les yeux
assez longtemps
tu les verras.
🌋 Silence on blues N°5
Inconditionnel...
Le lundi, tu rencontres cette fille
Le mardi elle se réveilles dans ton lit
Le mercredi, elle n’as pas quitté ta chambre
Et le jeudi, t’es accro à la transe…
Le vendredi, il faut quitter la chance
Car le samedi, elle part pour le midi
C’est dans ton lit, que tu te réveilles dimanche
Le dimanche, c’est dimanche dans ton lit.
Le lundi, elle t’appelle de Valence
Le mardi, déjà elle se languit
Mercredi, l’impatience fait sa danse
Le jeudi, elle sera là vendredi
Le vendredi, panne de correspondance
Et le samedi, panne de gsm aussi
C’est dans ton lit, que tu te réveilles dimanche
Le dimanche, en solo dans ton lit.
Le lundi, c’est encore dimanche
Le mardi, elle t’appelle de Paris
Le mercredi, elle t’appelle Baby
Et le jeudi, elle sera là vendredi
Le vendredi, vit et meurt en silence
Et le samedi, passe en silence aussi
C’est dans ton lit, que tu te réveilles dimanche
Le dimanche, en solo dans ton lit.
Le lundi, c’est toujours le silence
Et le mardi, rebonjour mon chéri
Le mercredi, ça n’a pas d’importance
Et le jeudi, elle sera là vendredi
Le vendredi, elle brille de son absence
Et le samedi, le gsm aussi
C’est dans ton lit, que tu te réveilles dimanche
Le dimanche, en solo dans ton lit.
Le lundi, commence une autre vie
Le mardi, premier jour de l’autre vie
Le mercredi, ça n’a pas d’importance
Tous les jours seront chance…
🌋 Silence universel n°8
Quand les mains de ma grand-mère devenaient le beurre d'Epaminondas lui dégoulinant du sommet du crâne sur la figure pour mieux me raconter cette histoire encore et encore, je voyais le beurre couler...
..." Epaminondas, Épaminondas! Qu'as-tu fait du bon sens que je t'avais donné à ta naissance?"...
et ça revenait comme un refrain sur lequel j'apprenais à parler, pour conclure en coeur sur cette ode à la dés obéissance aveugle:
"Ne cherche donc plus à obéir sans réfléchir: C'est à chacun de trouver comment il doit agir.
Maintenant, va en paix, le cœur tranquille, et l'esprit éveillé."
Elle s'appelait Mamy, et m'en a bercé...
C'est elle aussi un jour qui m'a dit:
"- Je sais que tu feras le bon choix
- Ha oui? et comment le sais-tu?
- Parce que ce sera ton choix".
🌋 Silence alouette n°7
Je sais le marionnettiste là-haut, qui tire les ficelles, l'air de rien.
Tu demandes... tu reçois.
Le délai de livraison peut prendre plusieurs années, alors à force de vouloir plein de choses très fort, à force de ne pas les voir se produire, tu rêves sans plus rien attendre.
Tu ne veux plus rien, tu accueilles.
Et c'est alors que des choses se produisent, des opportunités que tu avais appelées de tes vœux, et attendues jusqu'à l'oubli.
"Tiens, le voilà ton costume de zorro.
-C'est gentil mais Zorro... j'avais 10 ans... j'en ai 50..."
Et la petite voix de poursuivre
"non non, pour moi j'ai un Zorro en attente, on a besoin de Zorro, alors au boulot".
- oui mais non parce que je vais prendre trop de place alors".
- Justement, va prendre ta place."
Une société anesthésiée agitée de mauvais rêves doit être réveillée. - stop - L'effet papillon c'est maintenant - stop - suffit d'y croire - stop - Allez... go.
Cette société co-crée inconsciemment ce qu'elle craint, l'incendie dans l'hôpital, le lit qu'elle y occupe, incapable d'ouvrir les yeux et de se lever, calée dans son rêve, et pourtant tourmentée.
Plus tu la stresses, plus elle comate, il faut 1.000 œuvres d'art pour réparer le traumatisme médiatique que permet un attentat.
Donc cette société qui co-crée inconsciemment ce qu'elle craint doit changer de mode, et rentrer dans la co-création consciente de ce qu'elle veut.
Pour arriver à cela, il faut déstresser la population, et donc garantir un sentiment de sécurité, d'appartenance à la communauté, c'est une question psychique.
Réduire la légitimité de l’individu en le ramenant à sa seule identité professionnelle , en stigmatisant le lien premier à la société pour les "coûts dits sociaux" auxquels il est résumé quand il n’est pas à bord de l’économie, fragilise chacun, et par là l'ensemble de la conscience collective, à savoir d'abord la conscience individuelle à la reconnaître.
"Tout est conscience"...
Juste rien que cette phrase, pendant 1 jour... 2 jours... 3 jours...
"Tout est conscience"...
🌋 Silence universel n°8
“Camarades!
Il est temps de percer l’abcès qui nous ronge et nous divise.
Camarade! Je veux vous parler du Salaire Universel.
(chahuts et rumeurs enflent dans l’arène, “ce n’est pas à l’ordre du jour!” gueule un vieux, “sisi...” lui souffle son voisin).
Et de poursuivre dans mon élan…
“Les premières tentatives sont en train de livrer leurs premiers résultats:
baisse de la violence au sein des couples
amélioration scolaire des enfants
augmentation de l'entrepreneuriat
Et amélioration de la santé.
Après deux ans seulement...
Mais pourquoi vouloir toujours assortir le salaire de vie ou l'allocation universelle d'une suppression de toute autre aide sociale?
Camarades, il s'agit d'abord de supprimer le chantage à l'emploi, de supprimer le lien et le moyen de pression que subit l'individu par rapport à son (seul et premier) statut de travailleur, bref de détruire le statut même de "chômeur".
Je souhaiterais à chacun de vivre un an de chômage (ou deux?) pour mesurer l'obsolescence du système hérité.
Cela dit, les tenants du productivisme ont raison: le Salaire Universel risque fort de générer des économies au niveau de la sécurité sociale (moins de stress, moins de malades), et donc une diminution du nombre d'emplois pour la plomberie qui gère la misère, et donc des camarades qui se retrouveront sans utilité.” (brouhaha dans la salle, les pauvres, ça ne fait que commencer…) “Mais les contrôleurs de l'Onem et les activateurs sont déjà dans une fonction inutile, voire coercitive. Et ceux-là seraient plus utiles à planter du chanvre dans les chancres industriels que là où ils fliquent plus petits qu'eux. (là y’en a trois qui sortent de la salle, sans doute des employés de l’Onem… ou leurs délégués syndicaux?)
“Camarades, (j’avoue, j’aime bien leur donner du “camarades”)
La gauche ne gagne jamais en s'opposant, mais bien en réclamant.
Donc:
1/Les arguments de limites de financement ne sont pas recevables puisque définis dans un paradigme de droite (que la gauche respecte d'ailleurs mieux qu'elle): il y a du pognon, il file dans les mêmes poches, nous devons stopper les évasions fiscales.
2/ le système actuel met les travailleurs en concurrence les uns contre les autres. En défendant le statu quo, nous défendons ce masochisme collectif.
3/ Chacun a le droit de se réveiller libre de ne pas travailler, et d'avoir de quoi vivre quand même, pauvre peut-être, mais sans devoir se justifier.
4/ une telle allocation inconditionnelle est le moyen de redéfinir un contrat entre l'Etat et le citoyen.
5/ Ce Salaire Universel est un moyen de ralentir l'économie productiviste tarée source de pollution, à commencer par les besoins en soins de santé et l'économie de compensation.
6/ Une telle allocation est souvent accusée de ne pas faire le café ni de sortir les poubelles à notre place, bref elle ne règle pas tous les problèmes... et pour cause: c'est un paradigme, comme le rêve (et le cauchemar) de tous agités à l'emploi est un paradigme qui ne règle pas tout non plus.
7/ Le chantier de Demain est l'Humain lui-même, et n'importe qui souhaiterait offrir une rente à ses enfants, afin d'augmenter son possible de choix.
Le Salaire Universel (ou salaire de vie), c'est ça: je ne laisse pas mon fils sous le joug d'un employeur, ou d'une administration aveugle.
Et fussent-ils nos "camarades" sur papier, tout qui participe au système de répression qui favorise la droite n'a pas ma solidarité, alors encore une fois, les emplois libérés d'une administration devenue obsolète (Onem-Forem...) peuvent être ré affectés à plus utile, ou disparaître. (“tueur d’emplois!” fuse soudain du fond de la salle, “les travailleurs résisteront!”)
“Je te laisse ton emploi, mais ne l’impose pas aux autres, c’est clair!?”
(de temps à autre, il faut montrer les dents, et là j’agite les deux feuilles qu’il me reste comme on arme un fusil…)
“Si on envisage l'objectif à atteindre en fonction des forces disponibles, ou d'un "rapport de forces" défavorable, comment pouvons-nous mobiliser la population dans la perspective qui respecte son intérêt? Le fond de la salle est resté calé au 19ème, mais le fond de la salle est-il représentatif de la société de Demain? (là je vois bien qu’ils ont perdu le fil de leur pensée, et j’en profite pour pousser la mienne).
“Mes chers camarades...
Se reconnaître perdant sur la fraude fiscale ne peut pas nous faire renoncer à la voir disparaître.
Quant au rapport de force entre le travailleur et son patron, doit-on encore baser le financement du nouveau modèle sur une redistribution par la production? Ou par la consommation?
Nous devons nous projeter dans un futur où les tâches seront toujours plus robotisées, mais au profit de qui...?
Il s'agit bien de s'attaquer d'abord à la pauvreté en instaurant ce type d'allocation.
Les pauvres reçoivent une aide parce qu'ils sont pauvres, malades, ou handicapés, ou étudiants, ou vieux.
Il s'agit de clairement définir une base sous laquelle personne ne peut tomber, même le SDF doit y avoir droit, non pas parce qu'il est dans un inconfort, mais parce qu'il Est.
Il faut rompre l'association allocation/besoin spécifique pour faire de cette allocation une reconnaissance de l'individu par la société.
Mais reconnaissons que les institutions chargées d'aider les chômeurs se retournent contre eux au profit d'une diminution de cette redistribution. Les "Charges sociales" sont un cadeau dans les faits, réservés aux nécessiteux. Cela crée un sous statut avec lequel il s'agit de rompre.
La Gauche ne fera pas l'unité autour d'elle, et encore moins un quelconque rapport de force sans une solide remise en question, elle a perdu sa capacité utopistique au fil de sa mutation gestionnaire.
J'entends bien la préférence exprimée de voir disparaître les plus grandes injustices, mais pourquoi choisir entre deux? Pq attendre qu'un gosse soit à la rue pour lui donner les moyens d'en sortir? Pq ne pas lui donner d'emblée les moyens de décoller dans la vie?
Pour les plus pauvres, la sécurisation de ce montant garanti chaque mois permet des choix de vie aussi importants que de reprendre (ou poursuivre) des études, quitter un mari violent, démissionner d'un boulot où on se sent mourir à petit feu, c'est une première ligne de sécurité de revenu qui permet de dormir, juste de dormir, et de rêver à ce qu'on peut faire pour améliorer la position.
Les plus pauvres doivent-ils dépendre de leur malheur pour garder ce minimum? Les malades doivent-ils rester malades pour rester loin d'un boulot toxique?
La Gauche s'est fait voler le concept de Taxe shift, elle doit s'approprier l'A.U. dans ses termes, soit le Salaire Universel, et ses conditions.
Encore une fois, le bébé est moche dans les bras de la droite, rendons-le plus beau dans les nôtres.
Le Salaire Universel remplace les minimas porté à 1500€ par mois, soit les besoins d'un étudiant pour assurer son train de vie pendant ses études. Pas de sanction pour les co-habitants.
Le Salaire Universel est cumulable avec une activité bien évidemment, et la somme est taxée selon une échelle progressive.
Pour ce qui est de voir les salaires amputés du montant versé, on peut réfléchir à des mécanismes qui taxent plus équitablement le travail, et surtout les dividendes versés. On peut imaginer que les temps pleins soient plus lourdement taxés que les temps partiels, on peut trouver plein de solutions, mais nous n'avancerons pas dans le débat tant que la Gauche confond l'A.U. avec ce que la droite veut en faire, nous devons nous l'approprier, et ne plus la confondre comme la Solution Universelle...
Vous avez déjà dû pousser une porte pour demander l'aide du CPAS? Avez-vous dû vous battre un jour pour justifier de vos allocations de chômage? "Un chômage moins stigmatisant?" L’instrumentalisation d’un chômeur est déjà abjecte, mais je n’ai plus de mots pour le moqueur, et si je n'avais pas l'espoir de voir le statut même de "chômeur" disparaître, je me battrais pour que les stigmatisations sociales soient sanctionnées au pénal comme le racisme ou le sexisme.
80% de la population estime qu'il faut mettre un terme à l'évasion fiscale, c'est là que l'adhésion massive nous attend. Et l'adhésion est grande aussi pour taxer les plus gros salaires. + une taxation ciblée sur ce qui pollue, + une réduction drastique des besoins annexes (énergie par l'isolation, les soins de santé par une réduction du temps de travail cumulée au Salaire Universel, l'intégration des artistes et des sportifs dans le soutien aux profs dans les écoles, ...).
Je suis désolé de voir, mal cachée derrière les peurs exprimées, l'absence de projet d'une Gauche bâtie contre un capitalisme qui avait besoin de travailleurs, et qui s'en passera toujours plus.
L'intégration par le travail doit être un choix, et non plus une obligation.
Et c'est là Camarade, que ça coince vraiment: accepter de négocier les modalités du Salaire Universel renvoie les syndicats à leur impuissance actuelle, et ils ont peur de devoir brader une fois de plus. Mais il ne s'agit pas seulement des syndicats ici, c'est toute la société qui devrait blinder dans la Constitution un droit aussi nouveau.
- "Et la droite nous confisquera 150 ans d'acquis de gauche" gémit-on à gauche de la salle...
- Sauf à s’approprier ce qu’ils doivent devenir.
Si les syndicats pensent pouvoir encore se maintenir en gérant d'une part les miettes pour les travailleurs, et d'autre part la distribution des allocations, ils se mettent une poutre dans l'œil.
Je comprends surtout que la part qui revient au travailleur diminue, en particulier celle qui revient au travailleur et qui est affectée à la redistribution solidaire.
Je comprends que cette part salariale globale diminue.
Quant à se "soumettre" au capital, on peut toujours prévoir de nationaliser une partie de l'activité économique, récupérer ce pognon si mal accumulé.
ça concerne vraiment les 5%, voire le 1% le plus riche (14 millions de millionnaires dans le monde), et la mesure devrait être européenne, mais pour que ça se passe au niveau européen, il faut que les peuples européens le réclament...
Le modèle est mort, comme le capitalisme contient en lui-même son propre moyen de destruction avec un coût marginal tendant vers zéro.
Et donc devons-nous attendre que le modèle hérité soit par terre?
Le marché est nécessaire, donc il faut que la population trouve son utilité dans un circuit court, moins bien rémunéré mais adossé à une sécurité assurée et garantie par l'Etat. C'est ce sentiment de sécurité qu'il s'agit de restaurer sans plus passer par les protecteurs, que ce soit l'entreprise, le syndicat, ou le politicien.
Le capitalisme récompense une capacité d'anticipation.
L'Etat doit se doter des mêmes outils d'anticipation. A priori c'est le job des hommes politiques choisis comme on le sait par une population clairement et consciencieusement formée au débat et à l'information, à l'évaluation et à la décision.
L'individu continue à fonctionner comme un animal de meute, il doit se savoir exister dans un collectif bien plus large que celui de son entreprise ou de sa famille.
Lui garantir un salaire de vie minimum, c'est l'ancrer dans ce sentiment d'appartenance, lui dire la confiance de la collectivité dans son apport, quel qu'il soit.
Si la droite doit soudain imprimer sa version de la chose, cela deviendra une variable d'ajustement de misère parce que ce souci de rétablir la confiance ne sera pas le leur.
Donc il doit être le nôtre.
L'A.U. Version gauche, c'est la rente globale que la collectivité réclame au système qui s'en nourrit, c'est l'investissement du collectif à l'échelle de l'individu, et c'est le premier investissement souhaitable si on veut sauver la démocratie: il faut libérer le citoyen.”
Midi, les ventres pensant pour chacun, la salle se vida le sentiment d’écoute accompli.
C’est la lutteuuu finaleuuu...
🌋 Silence vertical n°9
Que disent ces longs regards qui en disent si long qu'on ne les entend pas...
La quête de verticalité, de la savane à la Lune, serait-elle l'essence de la nature humaine, et sa finalité?
La terre ne serait-elle qu'un nid pour poussins d'humanité le temps de les voir se pousser des fusées?
🌋 Silence ça tourne n°24
(***LGF: une petite fille traverse un immense hangar vide, et parle à la caméra à 5 ou 6 mètres, elle marche, la caméra la suit à 5h00. la caméra va se rapprocher imperceptiblement de la gamine tout en la contournant jusqu'à lui faire quart face à la fin du monologue quand la gamine se tournera vers la caméra pour lui faire face dans sa dernière phrase - variante de la prise Silence 3: il y a des bruits de moteur qui résonnent, de gros camions qu'on ne voit pas, la fillette doit crier***)
Si je dis: "ça sent l'essence"...!
Et que tu dis: "oui, ça sent l'essence"...!
Sentons-nous la même chose?!
Comment ressentons-nous cette idée commune de l'essence et de son odeur?!
Chacun la vit au filtre de son premier souvenir en présence de ce produit exhalant son parfum entêtant!
Nous avons appris le mot essence, et le lien de l'expérience physique avec ce mot!
Mais nous l'avons tous vécu à notre manière, dans la vibration d'inquiétude ou de curiosité, de surprise ou de fascination avec laquelle il a été prononcé dans la circonstance!”
(*Le plan s'arrête sur la gamine, se retournant vers la caméra à la fin de sa phrase qu'elle crie à cause du bruit.)
“Les mots ne sont pas ce qu'ils représentent, ils n'en sont que le son!”
SPLAATCH!
(*Et là elle se fait faucher par un camion)
🌋 Silence souvenir du futur N°10
L’orage sonne à 360° la fin d’un été qui aura suspendu son souffle de tout son long.
Dans la télé, un peuple brésilien célèbre Dieu entre deux danses pour oublier sa misère, ne pas penser, une ferveur qui rassure les riches, endoctrinant les masses loin de toute légitimité à vouloir changer leurs conditions.
Les sans papiers ne dansent pas en France, à croire que l’Europe n’attire que la couche d’agitateurs venus se retrouver du monde entier.
Des arrestations arbitraires catalysent les résistances citoyennes les épuisant dans des rallyes aux mille procédures judiciaires tandis que les enfants grandissent dans l’ombre de ces problèmes artificiels d’adultes perdus.
Le vol Eté-2029 que je n’ai pas pris amorce sa descente vers la rentrée, les premiers clics de ceintures se répondent dans l’appréhension de l’état de la piste.
Qui perdra son job ? Qui chopera la grippe ?
Le commandant de bord annonce une reprise économique, sa voix sonne faux dans le micro, cache mal ses souvenirs de guerre quand ses missions allégeaient son appareil de son chargement parachuté en zone hostile…
En 29 aussi, le mois d’août sifflait l’air de la reprise.
On connaît la suite.
Mon intuition me guide dans des lectures qui donnent envie de sauter de cet avion avant l’atterrissage, accrocher un nuage et demander l’asile poétique.
Un éclair illumine toutes les fenêtres, mais une fois de plus c’est la Flandre qui déguste.
Une Flandre prête à larguer Bruxelles pour s’offrir l’indépendance. L’inconscient collectif identitaire flamand s’accélère comme tous les autres, l’urgence à faire l’unité face à l’ennemi qui mobilise autant qu’il est tu : la mer.
La mer attendue autant qu’elle est crainte, la mer qui d’une vague géante viendra laver les couches de pesticides déversées par deux générations de laborieux écureuils.
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"Bonjour, je m'appelle Jean-Pascal, je suis crypto addict, et...
je ne peux pas dire que je suis resté abstinent ces cinq dernières semaines..."
-" Bonjour Jean-Pascal" résonne le web...
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🌋 Silence, ça tombe... N° on ne sait plus...
-" je te vends et te rachète plus bas"
-"ok, rate le train si tu veux... j'achète."
- "non mais tu as vu ça tombe..."
- "oui, et ça remonte, mais je te laisse vouloir la dernière louche d'avenir, il y en aura pour tout le monde.."
Le défilé incessant d'achats et de ventes sur les marchés des cryptos résonnait de toutes les réflexions stratégiques qui conduisent à autant de décisions irrémédiables.
Je voyais la chose comme un jardin, les valeurs sur lesquelles miser étant autant de graines devant donner des fleurs et des légumes.
Toutes ces graines allaient se nourrir de l'afflux financier qui s'annonçait, l'orage était tellement sourd que les plateformes de trading ne pouvaient plus assumer leur succès, les bugs, blocages de nouvelles inscriptions et autres déni de service provisoires témoignaient encore, s'il le fallait, de la réalité qui se préparait sous nos yeux: un ouragan allait déplacer la valeur disponible accumulée dans le monde dans un continent invisible: la BlockChain.
Ses applications étaient confondues par le grand public avec le seul Bitcoin, stigmatisé par une presse dépassée par l'enjeu en cours.
Des centaines, bientôt des milliers de cryptos monnaies s'offraient au chercheur d'or virtuel qui trouvait le chemin, et ce n'était pas donné à tout le monde.
Il fallait avoir les 100 balles pour goûter, les 1000 balles pour continuer, comprendre comment s'inscrire, comment acheter, comment vendre, comment transférer d'une plateforme à l'autre, développer le cerveau convertisseur et anticiper la masse sans s'impatienter d'avoir de l'avance.
Alors la mer fait des hauts et des bas, comme les vagues qui sillonnent l'écran de promesses, 10 à 15% de roulis, pour des hauts qui jouent les fiers... pour le moment.
Comme un enfant qui a peur de perdre l'océan le temps d'une nuit, j'ai du mal à laisser le flux et reflux sans surveillance...
ô rage... tonne air, et clair, ô des espoirs...
🌋 Silence de pluie
Prenons la crypto comme du jardinage, et amusons-nous encore...
Il y a donc des graines nouvelles qui débarquent par centaines, certaines confirmées pour leur croissance passée, d'autres gonflées de potentiels futurs, d'autres encore qui auront droit à la terre sans la force pour en sortir.
La pluie, c'est la cote qui tombe... les cours se renforcent, rien ne sert de déterrer ses graines parce qu'il pleut.
Tu veux jouer sous serre quand il pleut? Alors tu dois shorter, et ça prend du temps de cultiver sous serre.
Quand il pleut, on attend la fin de la pluie.
Si on a du liquide, on peut profiter de la pluie pour racheter des plants à ceux qui se découragent vite sous la pluie.
Le temps paraît lent sous la pluie... on voudrait... mais il n'y a qu'à attendre que le soleil revienne, ce soleil qui réchauffe avec leurs économies le prix de l'espoir de voir pousser le jardin.
En attendant le Bitcoin tombe la pluie, l'Éther fait le plein, ça récolte en sous Ether qui fait chuter les alts et regonfle d'autant plus l'Ether... où je ne suis plus... erreur 1: ne pas avoir assez dispersé mes plans...
Je suis en Alt sous bitcoin pour une part, peut-être 15%, et contre le bitcoin à 50% pris en otage par le cours du Ripple.
Alors j'attends le soleil, ces fonds qui doivent venir remplir toutes les devises dès que les plateformes pourront les digérer…
Il faut une vie au paysan pour savoir quand la pluie ou le soleil, je n’ai pas ce temps.
🌋
La nuit dernière, les asiatiques ont fracassé les cours, et la journée les a vu s'effondrer dans une journée historique de plus dans l'histoire des cryptos.
Tout le marché est tombé.
Passé dans le rouge hier, mon compte affiche un -40%, je ne garde que 5% gagné sur le Bitcoin écroulé sous les 8000€.
La soirée s'annonce stérile, le ripple est le grand perdant de mon pari perfide aux côtés des banques contre la révolution mondiale de la blockchain, quand soudain...
Si ça c'est pas du marché dopé au pet de baleines géantes, je ne suis pas une sardine...
Au départ de la remontée, j'étais le nez sur le ripple.
Il a commencé à frétiller,
et puis ça a sonné comme une charge de cavalerie,
et là, ça avale tout...
Pq laisser tous nos trésors à un prix saccagé aux asiatiques..?
A ce jeu, le premier qui vend a perdu.
C'est parti de 0,80 pour monter lentement à 1€, puis emballement à 1,18 en quelques minutes, retombée brutale à 1,04, et remontée aussi sec...
Le film de l'année s'appellera "Cry(p)To"."
🌋 Silence N°Demain
Once upon a time... the BlockChain
Vous rappelez-vous de la première fois que vous avez entendu parler d'Internet à son tout début?
Je ne peux appeler que les souvenirs datant des années 90, quand dans un monde dépourvu d'ordinateurs domestiques, la presse parlait d'Internet comme d'une mode pour gens ayant les moyens financiers et techniques de s'offrir le dernier joujou à la mode.
La presse a pris son temps pour accepter de présenter Internet pour ce qu'il devait devenir, la presse a en fait pris le temps que les banques soient prêtes à intégrer ce nouveau paradigme.
Dans l'intervalle qu'a demandé le secteur bancaire pour profiter de l'Internet plutôt que de le subir, la presse ne tarissait pas de doléances à propos du world wide web: non sécurisé, dangereux pour l'ordinateur connecté, lieu de rencontre dangereuse, bref le web était le Rock&Roll dans les années 50: à casser comme un 45t...
En novembre dernier, les critiques de la presse à l'égard du Bitcoin m'ont furieusement rappelé cette époque anti Internet, et du coup, je m'y suis intéressé.
Le Bitcoin souffre manifestement selon la presse de toutes les tares que m'inspire la bourse, en particulier depuis le crash de 2008.
Un crash que la presse n'a pas voulu voir venir, et qui depuis a vu les cours de bourse s'envoler à l'aune des quantitative easing injectés par les banques centrales, et totalement décorrélés de la réalité économique du monde réel.
Mais la presse, depuis 9 ans bientôt, ferme les yeux dans toutes les langues.
Par contre le Bitcoin est l'objet des critiques que la presse n'ose pas à l'égard de la bourse, refusant de voir ce qu'est le Bitcoin: l'arbre qui cache la forêt qui aura raison de secteurs entiers de l'économie, car le Bitcoin n'est que la partie visible, la première application d'une nouvelle technologie: la Block Chain.
Le Bitcoin est né en 2009 d'un père mal identifié, sous la forme d'un protocole informatique: la blockchain.
La blockchain est une base de données publique partagée et cryptée.
Cela veut dire que cette base de données est consultable par chacun, décentralisée, et infalsifiable.
La première application aura été le Bitcoin, mais les applications de cette technologie sont tellement nombreuses que ne parler que du Bitcoin sans parler de la blockchain est déjà un crime déontologique de la part de la presse.
Le Bitcoin est donc une part d'une immense base de données.
Qu'est ce qui lui donne de la valeur?
"Les réseaux criminels l'utilisent pour dealer de la drogues et des armes".
Remarquons que je peux aussi acheter des armes et de la drogue avec le dollar ou l'euro, pourtant on ne parle pas d'interdire ces monnaies...
"Le Bitcoin fait l'objet d'une spéculation délirante inspirée par sa seule rareté".
Remarquons que les actions boursières font l'objet d'une spéculation encore plus délirante, sans garantie de rareté de ces actions, mais que cela ne pose pas de problème à la presse.
"Le Bitcoin ne fait l'objet d'aucun encadrement juridique".
Mais quand on voit que l'autorité politique sauve le secteur bancaire pour mieux rester à sa botte, n'est-ce pas un espace de liberté et d'espoir plutôt?
"La valeur du Bitcoin ne repose sur rien".
Depuis les accords de Bretton woods, à quoi correspond la valeur du dollar ou de l'euro? Par quoi l'or qui en garantissait la valeur a-t-il été remplacé?
Par rien, si ce n'est la confiance forcée d'une population captive de ces monnaies.
Ce que la presse n'ose pas dire, ce sont les fondamentaux sur lesquels repose la valeur du Bitcoin:
La rareté, la mobilité, la reconnaissance d'une masse critique de la population, la haine de la communauté des cryptos à l'égard des banques et la volonté d'en contourner le monopole.
Le Bitcoin, je l'ai dit, n'est que la première application visible pour le grand public d'une nouvelle technologie. Le Bitcoin ne représente que 20% de la capitalisation totale d'une économie dont la croissance aura été multipliée par 100 sur les 11 premiers mois de l'année 2017, doublée en décembre, et promise à une croissance en 2018 qui fera de l'ombre aux autres secteurs, boursiers, or, immobiliers.
Alors pourquoi tant de haine de la part de la presse?
Rappelons que la presse est très majoritairement la propriété des actionnaires des banques, voire des banques elles-mêmes, et que la blockchain permet bien plus et pas moins que de se passer des banques.
La Banque est le tiers certificateur qui garantit la validité de tout transfert bancaire.
Avec la blockchain, le tiers certificateur, c'est le réseau.
Et c'est gratuit.
Et c'est instantané.
"Le Bitcoin est polluant et trop lent et trop cher à l'usage".
C'est vrai, le Bitcoin c'est un peu comme le premier moteur à explosion, il est énergivore et n'est pas rentable. Mais ce moteur, c'est de la Rolls, son nombre est limité, son statut déjà mythique, donc il deviendra ce qu'on dit de lui depuis des années: de l'or virtuel, un moyen de stocker et déplacer de la valeur, le seul moyen au monde d'avoir dans la poche une fortune sur une clé usb.
Et donc comme le Bitcoin est dépassé, une flopée d'avancées technologiques ont optimisé la blockchain, l'Ethereum a offert la suite de l'histoire, et des milliers de monnaies virtuelles en sont nées.
Les nouvelles monnaies n'ont contre elles que leur nombre, c'est l'explosion de candidats au meilleur moyen de paiement électronique, gratuit, économe en énergie, sécurisé, pérenne.
La Banque face à une telle révolution est complètement dépassée.
Un peu comme dans les années 90 quand Internet a débarqué, on pourrait faire un copié collé des deux révolutions, car il s'agit bien de révolutions dans les deux cas, et comme dans toute révolution, on ne sait pas ce qu'est Demain tant que la poussière n'est pas retombée.
Les crypto-monnaies sont un moyen de paiement, de capitalisation et de s'inscrire dans un futur pour toute une génération qui tourne le dos à la banque à papa, à la semaine de 40h00, aux embouteillages...
Les amateurs de crypto-monnaies sont confondus par la presse avec ce qu'elle est: des grattes-petit qui ne savent pas ce qu'ils disent.
Cette génération crypto est anarchiste avant d'être capitaliste, elle souhaite la fin de ce monde sous l'hégémonie bancaire bien avant de faire un bénéfice en dollars sur sa mise en crypto.
C'est le fils qui déserte la banque et la monnaie de son père pour faire sa propre monnaie, et auto financer l'avenir.
Et moi, je dois le dire: je trouve ça beau.
"Oui mais on ne sait pas où ça va..."
Et ta banque papa, sais-tu où elle va?
Elle le sait elle, jusqu'à s'offrir tout l'encadrement légal pour bloquer ton compte au prochain crash...
Alors vous comprenez pourquoi le Bitcoin fait dire n'importe quoi à la presse du vieux monde?
Il s'agit bien plus et au moins d'une souveraineté monétaire rendue à ceux qui ont compris l'intérêt de se l'approprier, il s'agit d'une bataille qui peut mettre le système bancaire non pas à genoux, ça il le fait bien tout seul, mais le rendre obsolète..
Que fait la gauche face à un tel bouleversement?
En profiterait-elle pour changer le paradigme?
Non.
La gauche dit "Non".
La gauche ne voit que ce qu'on lui donne à voir, une spéculation, une "bulle", bref la gauche ne soigne pas son complexe de pauvre, et préfère gratter les miettes du banquet de la droite plutôt que de prendre sa citadelle.
La gauche veut de la protection, alors les aléas de la blockchain, ce n'est pas pour elle. Et puis les pauvres c'est trop pauvre pour s'approprier une monnaie...
Il y a 20 ans, les pauvres étaient déjà considérés comme trop cons que pour allumer un ordinateur...
La leçon à tirer?
Elle sera quotidienne, et je vous laisse votre part d'exercice...
Si votre lecture de ce qu'on vous dit du Bitcoin peut gagner en esprit critique, j'aurai déjà gagné ma journée.
Demain?
Demain…
🌋 Silence de diversion n°115
C'est quand même redoutable une politique de droite:
tu appauvris les pauvres au profit des déjà riches, et tu utilises la frustration populaire en leur présentant un bouc émissaire, puis tu te représentes aux élections en promettant de régler le problème que tu as désigné comme source de tous les maux, preuve de toute ta légitimité d'élu.
Je décortique encore un peu comme on désosse un jambon:
Cette légitimité d'affirmation de soi contre l'autre que matraque la NVA permet à ceux qui la suivent de ressentir une légitimité à être là où ils sont, d'autant plus nécessaire quand ils doutent de leur légitimité à être là, donc en proie à la peur de devenir dispensable, d'autant moins impensable que c'est bosse, ou crève... un pauvre de plus ou de moins... donc quand il y a pire que d'être pauvre, à savoir migrant, l'avant-dernier qu'est le pauvre se bat pour le rester au détriment du migrant dernier.
Le complexe de l'avant-dernier va fonctionner à fond les manettes, à moins que les anti-migrants comprennent la manœuvre, mais alors... ils ne seront plus avant-derniers... mais alors... à qui en vouloir?
Comment faire comprendre à un anti-migrant qu'en votant pour la NVA, ou pour la droite en général, il se tire une balle dans le pied?
C'est sans doute aussi difficile que de demander à notre presse d'accepter de reconnaître ses parts de déni sur des dossiers tabous...
N'est-ce donc pas cela la racine du problème? Le tabou.
Tous les tabous divisent, et exp(l)oser les tabous dans la seule sphère sexuelle nous laissent divisés sur tous les autres... qui le restent. Parler du migrant, c'est dans le même temps ne pas parler de l'ultra riche, du danger de nos centrales nucléaires, de la (vraie) pollution, des (vrais) gaspillages, du surcoût exorbitant de notre modèle économique, du pillage nord-sud, de la rentabilité de la guerre, du peu de sources de notre presse (3 agences), de la malbouffe, de l'absence totale de projet de société, de l'état de la Justice, de ce que doit être une démocratie: une société sans plus personne qui se sente le dernier.
🌋 Silence le vent N°18
Le vent se déchaîne par rafales, comme s'il voulait me faire entendre quelque chose de précis, il articule de toutes ses forces, puis reprend son souffle dans son propre silence...
Le voilà qui repart de plus belle, comme le chien quand il veut quelque chose et qu'après toute la gamme de cinéma dont il est capable, il n'a plus que les yeux pour se faire comprendre...
Comme le vent, comme le chien, s'affranchir des mots, de ce qu'on leur fait dire, de ce qu'ils disent, de ce qu'il faut en (com)prendre…
🌋 Silence d'oubli n°69
Comment prétendre à la bonne conscience démocratique quand elle se permet l'aveuglement encore aujourd'hui?
Ne jauge-t-on pas la qualité d'un regard à sa capacité à remettre en question ce qui lui est donné de voir, de croire, d'en entendre..?
Je ne parle pas du regard qu'on attend de voir changer en face, mais de celui que nous portons.
Quoi Jp! Tu soutiens la dictature communiste?
Non.
En attendant la démocratie communiste, je salue une résistance à la dictature capitaliste, ici le Vietnam, là la Corée du Nord avec 18 des 23 des plus grandes villes rasées, un quart de sa population écrasée sous les bombes, quand l'agent orange aujourd'hui encore fait des enfants qui deviennent fous à l'adolescence, là encore les kurdes écrasés d'opportunisme...
Comment prétendre à la bonne conscience démocratique quand elle se permet l'aveuglement encore aujourd'hui?
Avons-nous le droit de ne pas vivre, quelque part dans le monde, sans l'oppression capitaliste?
Non.
Manifestement non.
Pourtant j'ai appris que "La liberté s'arrête là où commence celle de l'autre".
Comment prétendre à la bonne conscience démocratique quand elle se permet l'aveuglement encore aujourd'hui?
🇻🇳 ️Lam Thi Dep avait 24 ans sur cette photo, prise en 1972 durant sa garde dans le delta du Mékong par le journaliste Minh Truong. La Vietcong porte un M-16, fusil de soldat américain standard pris à l'ennemi. Dep signifie "belle" en vietnamien : la lutte de son peuple l'est tout autant. Trente ans de guerre ignoble n'auront pas suffi à mettre à bas le moral de fer des Vietnamiens, ni les 6,5 millions de tonnes de bombes larguées par l'armée américaine et un complexe militaro-industriel qui le lui rendait bien. Deux millions d'entre-eux l'auront payé de leur vie, sans parler des blessés : on se souvient de l'agent orange et de ses effets, toujours actuels.
***
J'attends le journaliste qui taxera ce livre d’oxymore...
Trop tard, je l'ai dit le premier...
***
🌋 Silence de Maïté n°00
Petite Maïté petite fée
notre amour est extraterrestre
Nos marées intérieures
courent sur 48h00
pour mieux nous séparer
à l'heure de se retirer.
Toi dans l'éther du divin
moi, dans celui de mes joints
tu chantes le sacré
quand je siffle en profane
Tu pleures doucement le monde
que je tempête de colère
Toi dans l'instant présent
et moi tout tordu vers demain
tu vas dormir?
mais la nuit ne fait que…
mais dites “médite”
mais la nuit ne fait que...
Nos marées intérieures
nous couvrent d'écume
mais déjà s'étirent
au matin revenu
Ne serais-je que ton frère?
Frère de la Shaman
Toi dans l'instant présent
et moi entre hier et demain
en panne...
Tu vas dormir?
mais la nuit ne fait que...
mais la nuit... insiste
mais la nuit... inceste...
Petite Maïté petite fée
notre amour est extraterrestre...
🌋 Silence définitif
Un de mes amis est mort ce week-end.
Il a mis fin à ses jours.
Il avait été journaliste pendant des années, il y croyait quand je dénonçais.
Puis des "plans de restructuration" l'ont laissé sans emploi.
Il s'est accroché, et ce sentiment d'obsolescence programmée l'a rattrapé.
Quoi de plus banal qu'un licenciement à 45 ans?
Quoi de plus banal qu'un suicide?
Nous ne vivons pas en démocratie, cela supposerait un Choisi ensemble après temps d'information et de débat.
Non, nous ne vivons pas en démocratie, mais en Capitalisme.
Le pouvoir est au capital, pas à l'Humain.
Je veux vivre en Humanisme, je veux que mon fils puisse vivre en Humanisme, et que mes petits-enfants entendent parler du Capitalisme comme on parle du fascisme aujourd'hui.
Et tant qu'on laissera le capitalisme défendu comme une norme face à un "communisme alibi de l'affirmé moins pire", je considère que nous vivons en dictature, et que la démocratie est à gagner.
Mon ami est parti, alors que tant d'autres, il est vrai, s'accrochent au rien de ce que leur offre la vie prisonnière du Capital.
Salut mon ami, et la bienvenue à nos nouveaux amis: les migrants pleins d'espoir de Vie, pleins d'attentes, et premières victimes de ce capitalisme abusivement rebaptisé "Néo-libéralisme"... du vol du sens des mots, de la destruction de sens...
Elle est où ta liberté sous le joug de la norme pognon?
Salut Phil, embrasse Thierry pour moi là-haut, et souris... DSS...
🌋 Silence de vide
La nouvelle m’obsède, Phil a rejoint Thierry.
Ces deux-là étaient inséparables. Sauf ces 5 dernières années, Phil… sans Thierry, trop vite parti.
Dire aux autres demain que ce n’est pas de notre faute, rappeler que tant de choses nous échappent, offrir de la hauteur…
Maïté a travaillé sur les photos des deux martiens, …”trop de responsabilités”, laisse vite échapper ma Shamane…
Mais quelle responsabilité?
La réponse s’invite comme je l’attends… trop de responsabilité à être Phil sans être l’un des deux… “Le complexe du survivant”... ajoute-elle d’un ton neutre… “C’est chargé, surtout Thierry”... et ma Sirène Shamane de travailler le subtil pour “libérer les mémoires” comme elle dit.
Ces deux-là étaient passionnés d’histoire avec une prédilection pour les deux grandes guerres mondiales, ils en parlaient comme s’ils y avaient participé.
D’ailleurs la dernière sortie ensemble, avec Thierry pour un dernier tour en chaise roulante, nous avait conduits au Musée de l’Armée à Bruxelles, comme un ultime pèlerinage avant le grand saut.
A l’enterrement de Thierry, Phil avait clairement dit “Je voudrais être à ta place Thierry”.
Cela n’avait échappé à personne, et cinq ans plus tard, Phil avait reconstitué les conditions de la mort de Thierry pour passer de l’autre côté par la même porte que lui.
Sauf que Thierry lui, ne voulait pas y aller…
Et que Phil était parti tout seul.
“Deux cygnes,
l’un presque blanc,
l’autre presque gris,
tracent leur course vers le sud.
Sous eux,
le paysage est lunaire,
les hommes se font la guerre
et la fumée des incendies
ici et là,
invite à l’altitude.
Sous eux,
Deux hommes ont perdu leur bataillon.
Sourds du dernier bombardement,
Ils n’ont pas reçu l’ordre de repli.
le caporal-sergent Vert de gris
blessé,
reste paralysé.
“Pars” fait-il de la main,
mais son compagnon,
le sergent-caporal Gris-Vert
s’applique à le porter.
Au-dessus des deux hommes,
le couple de cygnes
est pris entre dragons de toile
qui se chamaillent
à coup de mitrailleuses.
Presque Blanc,
touché,
tombe comme Pierre
dans la tranchée
des deux hommes esseulés.
Presque Gris le rejoint.
“Pars” lui dit Presque Blanc.
“Je reste avec toi”
lui dit Presque Gris.
Les balles sifflent et s’essoufflent,
Les hommes et les oiseaux se terrent,
le silence revient…
avec bientôt la brume,
et le nuage…
vert...
qui les rejoint.”
Thierry et Phil ont dû être ces deux hommes… ou ces deux oiseaux.
Maïté opine du chef, nous sentons du sens dans tout cela…
Dire aux autres que ce n’est pas notre faute.
🌋 Silence d’enterrement
Quand tu répands des cendres sur la neige, ça donne une teinte qui rapidement s’obscurcit.
A mesure que la cendre se gorge d’humidité, elle prend la teinte béton frais.
La dalle tombale éphémère est rapidement transpercée de quelques touffes d’herbe libérées de la neige fondue, le dernier happening de Phil nous faisant passer d’hiver à la promesse du printemps en quelques larmes...
Par delà, il y a un atterrissage en parachute sur des tapis de fleurs, seule l'angoisse pèse le poids de la peur...
Par delà il y a le pari gagné, celui dans lequel on croit avant toute preuve de réussite.
Par delà, il y a les réponses, toutes les réponses aux questions pour lesquelles nous en avons rêvé.
Par delà, il y a juste à côté, juste maintenant, et c'est bien...
Je quitte Martin sur le parking, héritiers silencieux des années qui restent, perdus de nous être perdus sans nous retrouver avant ce triste jour qui déjà nous renvoie à nos vies.
“A bientôt alors” me dit-il...
“Dans ces circonstances, le plus tard possible…” m’entends-je lui répondre…
L’ai-je dit?
“La vie est une longue suite d’amis que l’on traverse” avait dit Thierry il y a 30 ans.
Qu’ils ne se sentent pas obligés de mourir les premiers pour me le prouver.
Et je ne suis pas pressé d’être le suivant.
🌋 Silence de cuve
Pendant ce temps, le cours du Bitcoin semble indexé sur le mercure du thermomètre extérieur, alors que mon livreur de mazout m’explique qu’il a bien plus l’impression de remplir les caisses de l’Etat que les cuves de ses clients.
“Vous avez de la chance, le prix vient encore de baisser. Et c’est pas les taxes hein!”
Je bredouille que c’est à cause du dollar, mais les 75% d’accises restent un argument que j’ai du mal à dévisser.
L’homme est inquiet. L’engagement du gouvernement à interdire le mazout et le diesel dans les 15 ans réveille en lui les souvenirs des mines tout autour qui ont effacé le métier de mineur. Personne après lui ne reprendra le camion pour livrer les petits vieux deux fois par an. Comment lui expliquer que d’ici-là les capteurs à infra rouge seront capables de fournir de l' électricité? Comment lui expliquer que les camions seront autonomes?
Comment lui expliquer qu’il y a un million de tonnes d'or dans le monde, à 35.000€ le kilo.
Que 35 millions de millions d'euros est la valeur globale du stock mondial d'or.
Que si je divise la valeur de l'or par le nombre de bitcoins (35 millions divisés par 21 millions), ça met à la louche la valeur du Bitcoin à 1,5 millions d'euros, pour une capitalisation égale à celle de l’or.
Alors que le stock d'or est encore appelé à monter quand le Bitcoin est un nombre fini.
Je n’en dis donc rien, et laisse partir entre les flocons de saison un castard plein de nostalgie à digérer, alors que ma cuve est pleine pour l’année.
🌋 Silence d’après
Je suis le figurant,
passe dans la vie
et s’efface à l’instant.
Fidèle pourtant je reste
Au bout de l’enterrement
Poudrant la mémoire d’un zeste
de souvenirs hésitants,
Dans ma prochaine vie,
je serai pilote de phallus spatial.
Mon job sera d’aller
essaimer de billes aimantées
les orbites polluées,
et de laisser faire l'attraction.
Les aimants devraient voir
s'agglomérer les pièces métalliques.
Alourdies de chacune d'elles,
les boules devenues retomberont
pour brûler d’un feu biblique.
Si j’écris tout mon bouquin
comme ça,
je n’aurai pas assez
pour tout taire....
Et le taire en trois volumes
n’est pas écologique.
🌋 Silence d’Elon
Comme mettre une voiture sur orbite… est-ce écologique?
Je n'avais pas capté que c'était sur l'orbite de Mars qu'il voulait la mettre, sa croix, le Elon Musk.
Plus j'y pense, et plus je trouve ce délire absolument génial.
Que dit-il en faisant ça Jesus super Musk?
Il jette littéralement la bagnole dernière-née de ses ateliers pour Mars.
Si ça ce n'est pas un message.
"Go to the Future"
"Dream and do it"
Mais surtout:
"Tu roules pour pouvoir rouler,
apprends à voler maintenant."
Et par l'espace il transcende le terrestre, et la résonance biblique est automatiquement réactivée...
En termes de communication, c'est un cas d'école.
Mais a-t-il conscience de ce qu'il dit?
Et de ce qu'il fait...
Si cette bagnole loupe l'orbite comme cela semble déjà admis, elle va percuter un jour un astéroïde, bref elle va sans doute se disperser.
In fine, cette voiture, ou plus certainement un morceau de celle-ci, sera peut-être un jour l'ultime témoin de notre civilisation pour une autre forme de vie incarnée...
🌋 Conspiration silencieuse
Chercheurs et journalistes... même combat?
L'indice de conspiration commence quand une profession n'ose pas penser et surtout s'exprimer librement.
L'indice de conspiration se confirme quand une réalité (découverte, pratique, fait) est occultée au profit des intérêts en présence.
L'indice de conspiration se confirme quand l'organigramme de financement du secteur concerné est le garant de ces intérêts en présence.
L'indice de conspiration se confirme encore quand un porteur d'information est brûlé pour l'information qu'il apporte.
L'indice de conspiration se confirme quand le discours, pour le noyer de conspirationnisme étiqueté, est combattu pour lui-même, le confondant avec le fake news fabriqué pour éviter les vrais sujets, évitant les exemples concrets pour ne parler que de terre plate.
Chercheurs, journalistes, politiciens, pour ne citer que ces gardiens de l'avenir, ces subventionnés de la quête, sont alors confrontés à un choix: la sécurité de la validation des pairs, ou celui de poursuivre l'étoile qui guide leurs pas.
🌋 Silence raté.
Ce soir-là, Christine Angot, autrice écrivaine, s’était carbonisée en parlant de la carrière d’artiste comme ne pouvant être qu’un plan B.
Quelle sottise! Quelle stupidité étalée là en plein prime time.
Un plan B artiste?
Elle est bien la seule à ignorer que c'est un plan Z.
C'est quand tu ne peux pas être pompier parce que t'es trop gros,
médecin parce que y'en a trop,
avocat parce que papa ne l'était pas,
ni instituteur faute d'auto correcteur.
C'est quand t'as pas pu être gigolo à la télé
ni pédé à la radio,
c'est quand t'as renoncé à chauffeur routier,
ambulancier et pilote de formule 1, faute de permis,
cafetier taxidermiste et embaumeur allergique à la bière,
c'est quand t'es trop con pour te lever tous les jours à la même heure,
trop lent pour être le premier, alors...
Alors...
il reste artiste.
Et c'est bien de reléguer l'artiste en dernier choix...
Sinon il n'y aurait plus que ça.
Merci à Christine Angot de démythifier si besoin en était le job d’écrivain, et de justifier le titre de ce bouquin.
Qu’elle accepte en retour l’hommage que je lui fais en rebaptisant du nom d’”Angot” mon cendrier préféré.
🌋 Silence de terre
Chacun est sensibilisé à la disparition des abeilles, les ruches trouvant leur place jusque dans la prise de conscience urbaine.
Mais quand c’est Hubert Reeves, le rêveur des étoiles de 86 ans qui te dit que jamais la moitié des espèces animales n’a disparu aussi vite, et que les vers de terre sont un nouvel enjeu primordial, mon esprit s’allume.
Et si on cultivait des vers de terre en ville?
Comme un appel, un geste concret à destination des agriculteurs qui continuent de cultiver dans leur béton chimique…
Voilà une autre façon de faire de la politique en intégrant les écoles par exemple…
Entre la demande de protéines pour remplacer le steak et la reconquête des terres agricoles, voilà un secteur qui est plein de promesses, et m’endormir à l’idée qu’une multitude de vers de terre répare l’avenir pendant que je dors me rassure plus qu’un compte en banque se remplissant tout seul.
Alexandre, agronome de son état et récemment viré de son dernier projet sera mon premier interlocuteur pour creuser cette piste…
🌋 Silence de retard
Mon père avait vu arriver le web avec méfiance.
L’écran avait rapidement avalé sa femme guidée par mon frère informaticien, mais papa restait offline.
Puis vint la morsure du golf, et le besoin d’une adresse mail, comme celui de se connecter au site du club pour s’inscrire aux compétitions.
Alors papa franchit le pas…
Hier, je retrouve le couple sacré de retour de vacances me faisant la liste par le menu de tout ce qu’ils avaient mangé avec leur amis.
Maman m’explique soudain le premier paiement par gsm dont elle a été témoin, une de ses copines avait remboursé une glace à une de ses copines par gsm, et soudain maman, comme dépassée, voulait le même.
“Tu as vu les résultats de Sam en voile en Espagne?” mon père évoquant notre champion familial.
Je n’avais pas vu…
“Quoi?” s’étonna-t-il, “tu n’as pas Whatsapp?”
Heuuu non je n’ai pas Whatsapp.
Je rentre chez moi en me disant qu’il faut tout expérimenter dans la vie, le temps d’apprendre, le temps d’emphase technologique avec ton époque, celui distrait du temps qui avance, et celui pour le rattraper.
Mauvaise nouvelle pour la droite et son modèle économique: mes parents ne seront pas centenaires avant 20 ans, et ils rajeunissent…
🌋 Silence de détour
“Le changement commence par soi-même” dit le sage.
Ça m'a toujours paru un peu petit comme affirmation, manquant d’ambition, voire égoïste.
Me changer ne suffit pas, et c’est sans doute ce qui m’a conduit à m’investir dans différentes structures de changement, la dernière illusion étant un parti politique.
Se dire qu’on va faire le parti politique qui demain fera la différence, c’est s’ouvrir un espace d’expression comme l’est un journal ou une radio.
C’est un moyen de dire l’avenir qu’on veut, et d’abord de le définir.
Et c’est là en général que ça perd de son flux magnétique, tous ces gens frustrés de la même chose n’envisagent jamais la même alternative, et si le commun à défendre se précise, c’est la manière de le faire qui divise.
Ce jour-là, j’avais décidé d’être cohérent.
Un dossier sur lequel on peut être d’accord et efficace: le prélèvement d’organes.
Pour prendre un organe à un défunt, il faut que le défunt ait exprimé son accord.
S’il n’a rien dit, c’est la famille qui doit marquer son accord.
Dans l'intervalle, ça fait des morts en plus.
Or il suffisait de renverser la loi: permettre aux gens d’empêcher explicitement l’usage de leur corps après la mort, mais par défaut, merci pour les pièces détachées.
Donc ce matin-là, je décide d’aller à la commune pour profiter de la loi existante, et dire mon accord pour le bistouri s’il m’arrive quelque chose.
Rapide sondage parmi le personnel de l’administration, ma proposition de loi semble évidente à chacun(e).
Satisfait, je reprends ma voiture pour franchir les 8 km de route de campagne jusque chez moi, tournants et vallons rythmant la danse de mon carrosse.
Et soudain, une voiture dans le tournant qui arrive, et une seconde qui la dépasse!
Je vois le frontal arriver en braquant, je sens cette Renault frôler ma Renault d’un rien tellement rien qu’arrêté sur le seul bas-côté disponible, fossé 10 mètres avant et re fossé 10 mètres après, je suis sonné.
Je sors de la voiture, je suis seul à m’être arrêté.
Je regarde le ciel et je reçois le message:
“Merci pour les organes - Stop - Pas besoin tout de suite - Stop - D’ici-là, vis.”
🌋 Silence complice
Je peux entendre que l'électeur soit con.
Je peux entendre que l'élu soit impuissant.
Mais je ne peux pas admettre que ça continue comme ça.
Est-ce la guerre civile qu'ils cherchent?
Les ultra riches contre le peuple, on connaît et c'est présenté comme normal, comme il était normal pour le troisième reich et ses médias d'occuper les voisins.
Car il ne s'agit de rien d'autre qu'une guerre, et nous la laissons faire.
Juncker reçoit Berlusconi en ami alors que ce dernier est inéligible... Si l'Europe pouvait trouver un partenaire avec l'extrême-droite, elle se marierait avec, et Charles Michel tiendrait la robe de la mariée.
Tout cela, tôt ou tard, se paiera cash.
🌋 Silence belge
L'ONU a décidé que tous les bateaux industriels (pêches, tankers, super tankers) circulant sur le globe devront dorénavant participer au nettoyage des océans en rentrant au port une fois sur deux chargés de déchets plastiques pêchés en mer.
Non... je blague...
Pourquoi payer des impôts pour nettoyer l’océan quand cela peut rapporter ailleurs?
Quand la poubelle sera rentable, on s’occupera de la poubelle.
Le capitalisme se nourrit de tout, sauf d'un dictateur généreux avec son peuple et ambitieux d'indépendance.
Le capitalisme s'impose par tous les moyens, la démocratie offrant l'avantage de pouvoir changer le casting très facilement.
Les gros mangeant les petits, le dernier avaloir de la bête s’exprime au niveau des banques centrales, chargées de maintenir la valeur de la monnaie tout en en favorisant la concentration.
Ces banques centrales, sans aucun contrôle démocratique, achètent la paix sociale ou permettent la guerre. Quand Saddam Hussein ou Kadhafi ambitionnent de contourner le dollar pour vendre leur pétrole, c’est l’espace même de la banque centrale américaine qui est menacé dans son ambition hégémonique.
Alors c’est la guerre, et la presse chante à l’unisson que c’est pour défendre la démocratie.
A la sortie les peuples se taisent, changent de maître, et le pétrole coule en dollars sur les contours duquel peut pousser une démocratie, soit un ensemble de médias au service de la prochaine élection dont le logiciel sera contrôlé par PricewaterhouseCoopers, multinationale anglaise “indépendante” selon le ministère de l’intérieur belge.
Voilà pourquoi la Belgique est une démocratie, poussant joyeusement sous la dictature du pognon, respectueuse des “intérêts supérieurs” jusqu’à s’offrir la dorure de paradis fiscal au seul usage des multinationales pour rester parmi les bons élèves de la Crasse.
J’aime ce pays comme je le hais, et je le hais comme je l’aime.
La Belgique, c’est le nombril improbable du ventre Europe. La gauche y a poussé au sud entre charbonnages et acier, quand le dollar a acheté le nord en y implantant ses filiales. Une base militaire et le siège de l’Otan plus loin, la Belgique devient la tête de pont des USA sur le continent, et toutes les institutions européennes chargées de bricoler les Etats Unis d’Europe s’y sont collées.
La Belgique, c’est le pays où tu trouves le plus de produits différents dans un supermarché.
Si ça vend au nord, ça marchera en Europe du Nord. Si ça vend au sud, le sud de l’Europe est validé. Deux peuples avec chacun leurs guignols politiques, leurs médias, leurs impôts, leurs faits divers et leur culture, mais on dit “La Belgique”. Les deux cultures se percutent pour en percoler une troisième hybride faite de cornet de frites en fibre de verre, de casserole de moules en plâtre, de silhouette sous réverbère, de chanson triste et fière, de cinéma cru, et de bonne bouffe à la meilleure bière.
D’ici sont partis les premiers trains, et la Belgique semble les attendre de retour, oublieuse de ce qu’elle attend, et attendant pourtant…
La Belgique se fait oublier, mais parfois elle sort du bois et elle fait ce petit peu que tu n’attends même plus.
Comme obtenir l’interdiction des mines anti-personnel.
Mais en vendant dans le même temps des armes made in Belgium à des dictatures.
La Belgique est petite, mais comme le nombril, elle a plus de densité que ce qui l’entoure.
Dans le top 5 du confort sur le dos de tous les autres, il y a du concentré dans la Belgique, au point qu’on voudrait la voir malgré sa part de nain, 0,15% de la population mondiale, oser bien plus.
La Belgique a décidé de demander à l’ONU que tous les bateaux industriels (pêches, tankers, super tankers) circulant sur le globe participent dorénavant au nettoyage des océans en rentrant au port une fois sur deux chargés de déchets plastiques pêchés en mer.
Ce n’est pas impensable, après tout… Ne vivons-nous pas en démocratie?
Là, je serais fier d’être belge.
Mais la Belgique de droite a préféré truster une place au conseil de sécurité avec le soutien d’Israël…
La Belgique est plus belle quand on sait la rêver, et le rêve n’est pas le propre de nos politiques.
🌋 Silence de nuit
Il pluie, il vent, il tonnerre, il grêle, il coule mouillé se tempêtophiliser d’arbres tordus nus, le bateau bouge, perd ses ardoises et sue sa noyade de partout dans un gargouillis nappé de rafales de coups de fouets sur les fesses de verre.
La cheminée tire sur un poêle réduit au minimum, le bois vit sa flamme, et déjà part en fumée se mixer au galop des nuages...
🌋 Silence paradoxal
C’est un système de protection fait de non-dits, d’injonctions paradoxales, d’actes manqués.
Avec des indifférences ponctuées de retours pourtant, mais pas pour longtemps.
Un amour de mère qui te pousse sur ton chemin, parce que les mamans n’aiment pas qu’on reste à leurs côtés, elles aiment pour, un jour, voir le fils s’envoler.
Alors elle aime comme ça, de toutes ses forces jusqu’aux cimes de l’Univers, de derrière sa foi pare-doute, elle aime jusque dans la rupture, créant ce qu’elle redoute, comme une confirmation de ce qu’elle sait.
J’ai dit Stop, avec tout mon amour… stop.
Pause…
Un grillage se tisse entre nous à mesure que je m’approche,
un rideau de fumée nous envoile.
Attiré par les chakras alors que le reste de mes cellules sont repoussées, sous le charme mais conscient de l’être, est-ce ce que l’on appelle une relation toxique?
Distance...
🌋 Libre Silence
L'ultime saveur de liberté qui émane du temps n'est pas de celui qu'on planifie, mais de celui qui soudain se libère du prévu.
C'est encore mieux que le temps non-pré-rempli, c'est du temps libéré, cadeau de temps, rendu de vie.
Ce monde coûte trop cher...
🌋 Silence d’inutile
C’est en croisant ma boîte aux lettres débordante d’invitations diverses, à acheter ou à payer à l’injonctif, que je peux matérialiser le temps qui passe.
Il faut du calme pour relever ma boîte, elle est souvent minée.
Récolte de ces derniers jours, je ne sais même pas combien, 8 factures et de la pub.
La pub ça fait plaisir, ce n’est pas un virement en retard.
Sur les 8 factures, 4 pour le voisin, 4 pour moi.
J’aime bien partager les factures avec le voisin, j’imagine qu’il fait la même chose avec moi.
Sur les 4 factures à mon nom, un procès de stationnement, un autre pour excès de vitesse, la facture du garage pour le remplacement d’un phare, et une prolongation possible de la déviation de courrier entre mon ancienne adresse et la nouvelle.
Total, incluse la réduction du garage qui se plante en ne me facturant que la tva, pour le seul carrosse: 121€ dont 100 de “cours après moi que je t’attrape”).
Quelle est la part de l’économie qui se nourrit de la peur?
Peur de l’accident ou de la sanction avec un phare en moins.
Peur de mal garer et de se faire verbaliser.
Peur de se faire flasher 10 km trop haut dans ce monde de tortues norma-démotivantes.
Peur de perdre un courrier important à la suite d’un déménagement.
Et derrière chaque courrier, il y a quelqu’un qui en vit.
Et comme je ne veux pas vivre dans la peur, 100€ de “cours après moi que je t’attrape”, mais 25€ de plus quand même pour m’assurer que mon courrier me suivra.
Si le service de la poste était ambitieux, il s’engagerait à trouver le destinataire, nos scanners sont capables de vérifier les adresses et nous sommes quand même tous fichés.
C’est comme la demande de bourse d’études qui réclame un extrait de rôle vieux de deux ans… et pourquoi ne pas nous faire passer par des moines copistes pour toute déclaration officielle? En trois exemplaires manuscrits avec enluminures,
ça ferait aussi de l’emploi, on peut étendre la société sparadraps à l’infini, notre dos aura toujours un espace pour y écraser un mégot.
En attendant, si on additionne le temps de travail, le temps d’embouteillage, et le temps “administratif” où l’on travaille gratuitement à justifier l’emploi d’un autre, ça laisse peu de temps pour penser.
Quand tu te colles contre un grillage et qu’il est branché sur du 60 volts, tu évites…
Moi je m’arrête devant, et je m’interroge.
Pourquoi?
Pourquoi employer une partie de la population à emmerder le reste du monde pour obtenir ce que la technologie peut nous offrir gratuitement.
Besoin de mon extrait de compte? Mais demande à l’archivage concerné, demande-le une fois pour toutes les fois à venir, et tu laisseras les pères de famille libres d’une corvée inutile.
On fait comme ça?
🌋
Etonnant comme la journée de la femme en dit long sur l'homme.
En ce jour de la femme,
avoir des couilles.
Au sens noble du terme.
Voilà la réponse appropriée, mais encore...
Où les mettre noblement dans le capharnaüm qu’est notre société ventripotente?
Coller une balle dans la tête d’un ministre pourri?
Ce n’est pas noble.
Réclamer une égalité salariale, ça c’est noble.
Pour ça, il faut prendre le pouvoir.
Donc avoir des couilles, c’est prendre le pouvoir, et le noble suivra avec ce qu’on en fera.
Révolution les gars?
🌋
J'ai lu un article un jour qui m'a sauvé d'un début de dépression.
Je ne comprenais pas comment les gens pouvaient se comporter comme des robots.
Et cet article disait que tous les gens n'avaient pas tous une âme, certains sont là juste pour vivre, seule la moitié aurait donc une âme, donc une vie qui s'inscrit dans la conscience d'une continuité, et donc qui la nourrit, et que sur cette moitié qui avait donc cette âme, seule la moitié le savait, et seuls 10% l'assumaient.
Ca m'a soudain dévoilé la foule autrement...
🌋
Je fais pipi
pipi dans l'pot
je fais pipi
dans ce pot-là.
Je fais pipi
pipi dans l'pot
je fais pipi
piqûre dans l'bras
je fais pipi
pipi baxter
baxter à l'autre
bout du bras
demain je passe
sur le billard
demain je s'rai
dans le brouillard
alors je fais
pipi dans l'pot
je fais pipi
le cul à l'air
je suis au clair
chez le notaire
demain je passe
sur le billard
Cela vaut-il la peine de rev'nir
cela vaut-il la peine de survivre
Demain je serai dans le brouillard
loin du pouvoir de mes milliards
pouvoir faire
pipi dans l'pot
je fais pipi
dans ce pot-là.
Je fais pipi
pipi dans l'pot
je fais pipi
piqûre dans l'bras
je fais pipi
baxter
à l'autre
bout du bras
demain je passe
sur le
billard
demain
je s'rai…
🌋
La dernière fois qu’on a touché à l’assiette d’un belge en y mettant de la vache folle, il s’est choisi un gouvernement écolo.
Te dire si l’assiette d’un belge c’est sacré.
Le belge vient d’apprendre que 15% de la viande qu’il mange est avariée.
Révolution?
De la hiérarchie des priorités.
Des limites de ne pas penser plus loin que son ventre.
Avoir mangé de la viande avariée, ma foi, l'humanité n'en est pas morte.
Et pourtant c'est intolérable.
Le nucléaire par contre, c'est sans précédent historique:
Les conséquences de la main de l'homme n'ont jamais été mortellement indélébiles pour les générations suivantes avant qu'une poignée d'intérêts privés et militaires ne nous expose à ce risque.
On donne des pastilles d'iode à la population.
Mais on ne ferme pas les centrales.
Ce n'est plus une politique risquée mais une catastrophe délibérément programmée.
Imaginons que l'AFSCA, consciente de la situation sanitaire de cette grosse entreprise, ne fasse rien.
C'est ce que fait le gouvernement dans sa gestion du risque immense que font courir nos centrales.
Cette distribution de pilules d'iode gratuites sans décision de fermeture des centrales est un aveu de dangereuse incompétence.
En regard, tricher sur la qualité de la viande peut être qualifié d'étourderie.
Et c'est pourtant intolérable.
Comment qualifier le risque nucléaire alors?
Et celui qui l'entretient...
Et celui qui le laisse faire...
🌋
Contexte.
La fédération belge de football décide de virer le candidat retenu pour faire l’hymne de l’équipe nationale au prochain Mondial et débarque l’idée même d’un chant pour l’occasion.
Serait-ce parce que ça se passe en Russie-la-maudite?
Trois mois…
Ce n’est quand même pas compliqué d’écrire un hymne pour une telle occasion quand même!
Réflexe.
"Nous! Nous! Nous!
Nous sommes les Diables Rouges,
Les meilleurs de Belgique,
de buts diaboliques,
Prenons la “Place Rouge”
Nous! nous! nous!
Nous sommes les Diables Rouges
au jeu si créatif
nous sommes les plus actifs
En face il faut qu'ils bougent…!
(Pont Aka)
bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!
Goaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal
Nous sommes les diables rouges
à l’humeur fantastique
solide même quand ça pique
Nous on aime quand ça bouge
(Pont bossa)
Bouge, bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!
Nous sommes les Diables Rouges
les meilleurs de Belgique
de matchs magnifiques
Allons tout peindre en rouge
(Final carnaval majeur/mineur bossa)
bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!
Nous! Nous! Nous!
Nous sommes les Diables Rouges
bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!bouge!"
L’adaptation flamande débarque au premier partage du lendemain, Simon s’empare du projet pour livrer une première maquette alors que le Studio Dada est déjà pré booké.
Le bon réflexe du candidat malheureux avait été de dire que tout le foin qui avait été fait autour de son profil eût été plus profitable à la promotion de la culture et des artistes belges.
Dès lors, que feraient différents artistes autour d’un texte commun?
Y’aurait-il des candidats?
Faut-il pré-cadenasser le projet ou le lancer au hasard?
L’ami Luc fait surface après des années alors que ces questions mangent les restes du we, comment ne pas y voir un signe? Le Lukske, le complice des premières co-prod.
On se voit demain au Dada.
Serait-ce si simple?
Et c’est là qu’Olivier toujours gentil prévenant courtois attentionné et attentif me demande:
“Dis Jp, tu sais que la fédération a déjà reçu trente propositions en 24h00..?”
🌋
Quelle étrange époque...
Plus personne au gouvernail, ça se revend des avions de chasse comme on redistribue des cartes, les taxis peuvent bloquer une ville sans que plus personne n'en conteste le droit, ça se désigne un ennemi dans une comédie diplomatique aussi tragique que le découragement des foules.
En parallèle, je me serai fait une cure de Game of Thrones (les 7 saisons) enchaînée avec Vikings, cette mise en perspective révélant notre réalité à l'aune d'un vieil héritage mal digéré.
Dans ces deux séries, l'immense majorité des populations suit des leaders, et n'a aucune revendication que celle de pouvoir manger.
Bon...
Assez glandé,
le potager maintenant.
🌋
Tant de choses se disent sur Israël,
mais ce sont les choses tues qui tuent.
Je me suis toujours senti aux côtés des juifs anti -sionistes.
Non pas que je pense que les juifs n'ont pas droit à leur pays, mais aucun livre saint ne peut le justifier au détriment d'un autre peuple.
Il y a bien assez de déserts à verdir sur cette planète pour voir le génie propre à la culture juive les transformer en oasis.
La Shoah réclame réparation bienveillante pour inspirer toutes les réparations nécessaires par ailleurs.
Et que les hommes pansent leurs mémoires et les plaies de l'âme en paix.
Mais le cynisme sioniste est largement partagé par celui des intérêts capitalistes qui se nourrissent de tous les malheurs du monde, tant qu'il y a des malheureux.
Le sionisme, et en particulier l'ultra-sionisme, s'entend bien avec l'ultra libéralisme. A ce titre, saluons l'extorsion de langage de qualifier d'ultra libéralisme une dictature économique mondiale.
Israël est devenu le chien fou qu'a voulu Ben Gourion, et nos capitales se taisent aussi sûrement qu'ils craignent des attentats... au mauvais moment du moins.
Quoi de mieux qu'une menace extérieure pour rassembler le troupeau?
Je suis de ceux, pestiférés pour leur pensée, qui soupçonnent Israël d'exporter sa peur en Europe, que les attentats antisémites rythment un calendrier sioniste, que les grandes capitales européennes craignent son réseau de "returners", soigneusement sélectionnés par le Mossad après 5 ans d'un service militaire qui te garantit ton temps de guerre, pour ensuite retourner au monde, nationalité israélienne chèrement intégrée.
Personne n'ose interroger cette évidence: des dizaines de milliers de juifs sionistes dans le monde entier, une stricte minorité, formée pendant des dizaines d'années, constituent ce qui est probablement le plus solide réseau d'intervention dans la plupart des pays occidentaux.
Nous sommes tenus par Israël par les couilles, le nombre d"amis d'Israël" déclarés au parlement français dépasse les 3/4 de l'assemblée, loin du sentiment général de la population qui n'est plus dupe de la différence entre juif et israélien, sionistes de bonne foi et embarqués dans cette guerre permanente en deux générations, ou ultra sioniste, snipers de la terreur ou aveuglés de Torah.
Il y a des israéliens qui ne suivent pas la droite en Israël, des gens qui y sont nés, et qui héritent de la situation autant qu'ils la subissent, et mon soutien leur est acquis, victimes parmi les victimes de la loi du terroriste.
Car c'est bien comme ça que Israël gouverne: par le terrorisme et le chantage.
C'est en menaçant de faire des guerres à leur voisins au motif qu'ils n'avaient pas de sous-marins ou d'armes nucléaires qu'ils ont reçu (pas payé... reçu!) de quoi terroriser aujourd'hui n'importe quel gouvernement.
Surtout après avoir signé le 11 septembre.
Mais chuuut... ça ne peut pas se dire ces choses-là mon bon monsieur, ou alors seulement... du bout des yeux...
Alors on fait le gros dos et on attend.
On attend que quelqu'un redistribue les cartes, on attend que ça pète, on fera bientôt des paris sur la paire gagnante qui sera la première à en payer le prix... pourvu que ce soit loin...
Iran vs Arabie Saoudite
Iran vs AS + Israël
Iran + Turquie vs AS + Israël + England
Iran + Turquie + Russie VS AS + Israël + England + Otan
Pendant que les USA s'occupent des chinois.
Ce plan aurait du plomb dans l'aile suite à l'élection de Trump, mais dans tous les cas, si tu retires la parano israélienne de son adn, un peu de MDMA dans l'eau du robinet, tu dé construis tout l'équilibre d'affrontement qui est en train de se mettre en place.
La CIA a reconnu 30 ans plus tard avoir fait un test chimique sur la population d'un village français dans les années 50. ça avait mal tourné, la population s'était entre-tuée dans un délire paranoïaque.
Mais on a investi assez dans la recherche pour savoir quelle molécule pourrait soigner cette névrose collective, si le monde est un asile, le patient Israël réclame une piqûre d'amour.
Si c'est pour les voir s'embrasser en oubliant l'idée même de la confrontation, je suis pour une médication de masse.
Après tout, on met du fluor dans l'eau, pourquoi pas de la MDMA?
Je ne connais pas cette drogue, je n'ai pas testé.
Mais les gens autour de moi qui en avaient pris étaient tous bienveillants, gentils, attentionnés, aimants.
Pour l'heure, Israël, c'est Yvar, l'incarnation de la revanche sans limite au seul service de lui-même.
Alors la moindre des choses, c'est de soutenir le BDS, le mouvement de Boycott d'Israël.
La moindre des choses, c'est de réclamer une logique de sanction alignée sur la Russie: si la Russie est à blâmer, ce qui n'est pas prouvé, que faut-il dire d'Israël?
🌋
Cilou voulait protéger le potager des poules.
Je plaidais pour l’enfermement du potager, plutôt que celui des poules.
Cilou voulait les enfermer près de la roulotte de Benoît.
La roulotte de Benoît étant accueillie pour l’hiver le temps de réparer le toit, Cilou n’avait pas vraiment intégré le besoin d’espace vital de Benoît.
Et comme Benoît n’était pas un exemple de sociabilité et dont nous attendions le départ, la distraction de Cilou n’exprimait que l’indifférence générale qu’il avait fini par inspirer.
Je pense que j’étais le premier à être sorti de mes gonds.
J’étais tout cool, et ce type était arrivé en trois sous-entendus à me mettre en décibels.
Et puis les incidents s’étaient additionnés, autant d’occasions que Benoît empoignait pour tenter de s’intégrer, mais avec une rare maladresse.
Pendant ce temps, le Chef compte les points.
Comme pour la bourse, rien de pire que le trop calme, alors quand la nature humaine fait des étincelles, le renard tapi dans les yeux du Chef se réchauffe de ces incendies qui lui permettent alors de sortir la tenue de pompier, celle de juge, et celle de père sur sa plaine.
Moi, je compte entre les scènes les points que le Chef compte, parfois on est d’accord sur la valeur du point, parfois moins…
Tout cela se joue au son de 78 tours immobiles déchirés par le chant d’un coq sans horloge, avec une mer de bitume calme au loin…
La réalité du potager peut-elle s’accommoder de nos pitreries humaines?
En paresseux appliqué, je m’emploie à débusquer l’opportunité qu’offre ce problème.
Un double grillage tout autour du potager ouvrant un couloir d’un mètre à nos chères gallinacées nous offrirait une ligne de défense contre les limaces.
De jour.
Mais contre les attaques nocturnes, des planches le long du grillage extérieur devraient servir de refuge après le premier pillage, et faisons confiance aux poules pour les y trouver au soleil revenu…
J’aime bien faire du jardinage…
dans ma tête…
🌋
J’ai téléchargé mes données sur Facebook,
un zip de 7 minutes,
voulant savoir qui me quittait
quand je parlais de certains sujets
j’ai téléchargé mon passé de Facebook,
photos et tout ce que j’ai oublié.
Sans l’ouvrir,
pour quoi faire..?
j’ai archivé mon passé sur Facebook,
sans savoir qui me quittait
quand je parlais
de certains sujets
photos et tout ce que j’ai oublié,
j’ai archivé mon Facebook
sans l’ouvrir,
pour quoi faire..?
🌋
Le chat, c’est juste du blues.
Ce matin
le chat m’a fait un beau caca
Hooo ce matin
le chat m’a fait un très beau cadeau
ce matin
le chat m’a fait le cadeau qui sent
et moi, comme un salaud
j’ai marché dedans
Ce matin,
il y en avait partout
lacets, parquet, semelles
de la botte droite
hoo ce matin
j’ai de la chance
le chat m’a fait le cadeau qui sent
et moi,
comme un salaud
j’ai marché dedans…
Et dire qu’il y a encore des mecs
pour chanter l’amour sur un blues
la femme qui se barre et la clé perdue
quand le chat te fait des cadeaux comme ça
comment ne pas chanter Gloria
à la femme éperdue, et celle qui ne l’est plus
ce matin
le chat m’a donné la chance
d’un cadeau qui sent lacets parquet
sous toute la semelle
de ma botte droite
Ce matin
ne pourra pas sentir le café
Hoo ce matin
ne pourra sentir que le cadeau du chat
tant que je n’aurai pas nettoyé
allez courage, c’est de la chance
je ne l’ai pas vue partir
pendant que je nettoyais ça.
Et dire qu’il y a encore des mecs
pour chanter l’amour sur un blues
la femme qui se barre et la clé perdue
quand le chat te fait des cadeaux comme ça
comment ne pas chanter gloria
à la femme éperdue, et celle qui ne l’est plus
ce matin
le chat m’a donné la chance
d’un cadeau qui sent lacets parquet
sous toute la semelle
de ma botte droite
Faut dire à la décharge du chat
que c’est tellement nature chez moi
qu’il a peut-être cru qu’il était dehors
alors pourquoi chier dehors tout cet or
que je gratte sur un blues à la brosse à dent
dedans la semelle de ma botte droite
accord par accord, le blues du caca du chat,
qu’elle fuit dans le brouillard même pas sec…
Et dire qu’il y a encore des mecs
pour chanter l’amour sur un blues
la femme qui se barre et la clé perdue
quand le chat te fait des cadeaux comme ça
comment ne pas chanter Gloria
à la femme éperdue, et celle qui ne l’est plus
ce matin
le chat m’a donné la chance
d’un cadeau qui sent lacets parquet
sous toute la semelle
de ma botte droite
🌋
Cette croisade laïque qui cherche à faire croire que les religions sont les causes de la guerre me gonfle au plus haut point, nous avons là l'incarnation de la stupidité très dévote des crétins qui confondent Jésus avec sa représentation en plâtre, de cette hypocrisie bourgeoise qui hier allait à l'église pour s'offrir une idée de paradis, et incarne aujourd'hui celui qu’elle dénonçait hier!
Votre laïcité ne cache pas le Dieu Pognon qui est le vôtre, et la véritable cause des chaos ici-bas.
Votre signe religieux est la cravate, votre eau bénite est le pétrole, votre montre est votre chapelet... comment ne le voyez-vous pas?
Continuez comme ça, et je deviens pratiquant de la première religion qui passe…
🌋
Donc on résume pour l'extra terrestre qui voudrait savoir sur quelle planète il est tombé.
En gros, il y a des peuples, constitués de quelques éléments récurrents.
On retrouve grosso modo partout une majorité de pauvres, certains moins pauvres passant pour des riches aux yeux des plus pauvres, une stricte minorité de très riches qu'on ne voit pas, vivant cachés pour être heureux, et un gouvernement particratique revendiquant une légitimité démocratique au motif que des élections sont organisées régulièrement.
Le but du jeu de tout ce truc, c'est de voir les pauvres servir autant que possible à entasser du fric pour les ultra riches qu'on ne voit jamais.
Pour les médias, essentiellement sous la coupe des ultra riches ou du gouvernement, tout qui dénonce la réalité est soit simpliste dans son analyse, soit conspi.
Les pauvres sont un peu bêtes, ils confondent leurs besoins minimums avec ce qu'il est légitime de réclamer, ils confondent souvent leur valeur avec leur salaire.
Du coup les riches sont passés maîtres dans l'art de dire aux pauvres qu'on n'a pas besoin d'eux, et de les payer toujours plus mal.
Le pauvre paie donc des impôts (l'ultra riche ne paie pas d'impôt) pour construire un réseau ferroviaire en se payant le moins possible en le construisant lui-même, et quand ça devient enfin rentable, à savoir que le pauvre va pouvoir profiter de son investissement en tant que contribuable, le gouvernement revend l'entreprise pour pas cher aux ultra riches, qui prennent les bénéfices en baissant encore les conditions de travail et en augmentant le prix du ticket de train.
Même chose avec les centrales nucléaires, la distribution de l'eau ou encore les autoroutes, toute privatisation est un vol au profit d'une stricte minorité.
Les médias matraquent leur mantras avec un poignée d'"experts" assermentés et les pauvres confondent l'inacceptable avec leur peu de confiance dans leur compréhension de la macro-économie.
Les pauvres ont moins de temps disponible que les riches, moins de sécurité, moins d'avenir assuré, comment renverser la situation?
Quand la situation se renverse, comme c'est arrivé au Brésil, le président cireur de chaussures élu se retrouve crucifié de 12 ans de prison alors que le peuple le soutient encore.
L'armée veille en dernière ligne à ce que les ultra riches gardent leurs privilèges à piller l'avenir et la vie de la majorité, menaçant là-bas de sortir des casernes si Lula ne va pas en prison, détournant ici des rapports pour nous vendre des F-35.
Partis, médias, armées, il reste la Justice par endroits pour encore résister d'une certaine lucidité à cet aveuglement glouton, mais pour combien de temps?
🌋
Hier je suis allé voir Gaspard Proust en spectacle au Théâââtre Saint Michel à Bruxelles.
Il avait pas envie le Gaspard...!
Et moi non plus.
En fait j'avais envie de le voir, mais pas parmi tous ces bourgeois formatés, la mode est si triste pour les bourgeois, ça court après le mauvais goût des parents affichant le pedigree.
Soit.
Gaspard n'avait pas envie de se retaper ce public pour une date de plus, une date de trop.
Alors il a commencé des coulisses.
10 minutes dans le noir à râler de devoir affronter une marée de cons qui avaient payé leur place.
Mais comme il le disait, ils avaient payé, alors il fallait honorer le contrat.
Il entre donc en scène sous un déluge d'applaudissements.
Si le public avait été joueur, malin, il se serait tu.
Gaspard avait tout fait pour les inviter à se mobiliser en acteur lucide dans cette rencontre, mais ça se contentait de faire les otaries bien dressées.
"Aucun orgueil"... "Vous n'avez aucun orgueil"... Gasparaisait le Proust à la foule qui ne savait plus si le rire était de circonstance.
Faut dire que dans le noir, tu découvres tes voisins différemment. Le type à côté de moi était prudent... comme moi. Je l'ai même pris pour un journaliste, son écoute était patiente.
Derrière, le couple de cons de base, qui ne se connaît pas encore, et lui qui s'esclaffe n'importe quand, et elle de suivre, ces deux-là ne savent pas à quoi rire pour plaire à l'autre.
Mais Gaspard, jouant d'abord de la caricature de droite avant un coming out de gauche, intermittent du spectacle oblige, tapant sur tout le monde, écrasant son public par touche, ici le couple bobo, là le couple homo, le futur couple de derrière s'esclaffa de moins en moins fort, de moins en mois souvent, comme perdus, et le Proust de terminer, sadique, par un assassinat en règle des amours ne survivant que par habitude.
C'est alors que le vieux couple de devant se tassa comme ceux de derrière se taisaient, de minute en minute...
Et moi, ai-je ri?
Comme me le faisait remarquer le fiston à la sortie, j'ai ri quand les autres ne riaient plus, quand Gaspard rend hommage à la curiosité du régime fasciste pour ses voisins, son goût pour le tourisme et la découverte de l'autre, ou son ouverture à la main d'oeuvre étrangère, et de clouer tout le monde en mettant sur le plombier polonais la responsabilité des chambres à gaz sur une erreur de tuyauterie...
La salle était stoïque, et moi je pleurais...
De vous le raconter, j'en re pleure de rire.
Les bons artistes n'ont que trop rarement droit à un public à la hauteur de leur talent, l'intelligence réclame deux partenaires, surtout dans l'humour, Gaspard a fait son gamin fatigué hier, mais il avait de quoi l'être.
Salut l'Artiste.
🌋 Silence je tire…
Ça commence avec un cheveu dans la bouche.
Alors je tire le cheveu, mais il est long, et j’en ai avalé une partie.
Alors je tire encore, je le sens remontant dans ma gorge à mesure qu’il s’allonge dans mes doigts.
C’est à deux mains que je tire maintenant sur ce cheveu qui s’épaissit, des nœuds me raclent le larynx, mais je tire, de dix centimètres en dix centimètres, je me blesse à tirer ce cheveu devenant une ficelle…
C’est un rêve récurrent.
Je l’oublie, et pourtant il me revient par moment avec le souvenir exact de la sensation.
Un chat se faisant les griffes dans la gorge au plus profond de mon sommeil sera sans doute la cause médicale qu’un toubib donnerait, mais quelle en est la cause psychique, ou le message spirituel?
Ça commence avec un cheveu dans la bouche…
🌋 Silence, je regarde les autres jouer…
On dénonce volontiers le Bitcoin pour son appétit énergivore, oublieux que le Bitcoin une fois créé, et hébergé sur une clé USB, ne coûte rien, et remplit une véritable fonction de stockage de valeur à zéro coût.
Mais quand il s'agit de présenter les nouvelles tendances, le jeu vidéo devient du "e-sport", et surtout, les gros diffuseurs de datas en font un programme à part entière.
Je suis tombé un jour par hasard sur un canal qui retransmettait une partie de haut niveau entre deux équipes coréennes.
D'abord tu veux comprendre comment ça marche, et puis ça se suit comme un tournoi de poker, le cerveau occupé ronronne en molles spéculations...
Combien ça coûte en énergie de retransmettre ces parties de jeux vidéo? Heuuu pardon...: de "e-sport".
Je repense au Bitcoin, et je me dis que si l'argument énergivore est avancé avec tant d'ardeur, c'est par un manque flagrant d'argument solide.
Avoir des actions Facebook en spéculant sur la rentabilité du temps que l'on pourra capter, ou sortir l'argent du circuit en achetant du Bitcoin, le geste écologique est parfois surprenant quand il s'impose...
🌋 Silence la chute.
La question de savoir s'il y a eu conspiration des riches au détriment des pauvres ne se pose plus.
La question est de savoir comment s'en sortir.
En 2008, les moutons que nous sommes ont laissé les gouvernements sauver le système sans le corriger depuis, si ce n'est en préparant le cadre légal pour permettre aux banques de confisquer les comptes (au-delà de 100.000€, seul précédent à Chypre au détriment de riches russes) et de limiter la disponibilité de liquide.
Si nous continuons dans ce système économique, nous tuons la planète.
Donc corriger le système ne suffit pas. Il faut sortir de cette compétition, re parcelliser les terres, restaurer les droits de celui qui les travaille, interdire le chimique à de très rares exceptions près, garantir le minimum qui assure le gîte et le couvert, le bénéfice étant dans le partage et l'égoïsme coûteux par effet retour, il faut réinventer le monde à la lumière de nos connaissances, de nos rêves, et non de nos besoins de compensation.
Se dire quand une envie s'exprime: "est-ce vraiment ce que je veux?" "Pourquoi je veux ça?" "Est-ce la véritable réponse à mon besoin profond?".
Quand nous saurons définir ce que nous voulons vraiment, nous l'aurons.
🌋 Silence d’amour
Notre valeur est directement proportionnelle à la valeur que nous accordons à l’autre.
Nous pouvons avoir individuellement toutes les qualités du monde, si nous ne reconnaissons pas la valeur de l’autre, nous nous en privons, et notre valeur ne reste validée que par nous-mêmes.
Nos sociétés se réclament de Darwin, et d’une rationalité concrète pour expliquer notre évolution.
Alors faisons cet exercice de rationalité.
Deux groupes d’humains sont appelés à se rencontrer sur un territoire donné.
Chacun de ces groupes a une culture, un savoir-faire, des croyances, un ensemble d’outils et de connaissances développés pour lui permettre de survivre.
Si ces deux groupes s’affrontent, ils s’épuisent.
Si l’un des deux groupes efface l’autre, il reste seul.
A l’inverse, s’ils collaborent, ils se retrouvent un groupe deux fois plus puissant en terme de nombre, et deux fois plus riche en terme de culture.
Au tour suivant, Si le groupe qui a choisi la guerre et l’a gagnée croise le groupe qui a évité la guerre, que va-t-il se passer à deux contre un?
Si je ne reconnais pas la valeur de l’autre, la mienne en est d’autant niée, c’est aussi simple que ça.
En reconnaissant la valeur de l’autre, je m’enrichis de cette valeur, et me trouve conforté dans la mienne.
C’est le manque de considération dont il peut souffrir pour lui-même qui peut amener un homme à nier l’autre, c’est quand il ne s’aime pas de ne pas être aimé..
S’il y voit un concurrent et non un complice, c’est qu’il n’a pas confiance dans sa propre valeur en face de celle de l’autre.
Et c’est quoi l’amour, si ce n’est de la valeur que l’on reconnaît à l’autre?
Mais pour aimer l’autre, il faut s’aimer soi, donc se reconnaître de la valeur, tellement de valeur qu’en plus de toutes les qualités qu’on a développées individuellement, on est capable d’amour pour l’autre, confiant en soi qu’on peut plus avec l’autre, et que le nier nous amoindrit, nous diminue, nous déshumanise.
Une étude s’est un jour penchée sur les vieux, à l’instant où ils allaient mourir: le chercheur leur a juste posé une question: “Qu’est-ce qui est le plus important dans la vie?”
Et tous, sans exception, ont usé de leur dernier souffle pour dire:
“L’amour”.
🌋 Bord de silence…
Quand on touche le bord de sa liberté, on a fait le tour de sa Terre.
La danse, immense chagrin matin du rituel individuel et pourtant collectif remplissant les mêmes bouts de rues et d'autoroutes me rappelle mes années radio.
Moi qui voulais changer le monde en poussant les gens à réclamer la semaine de 3 jours travaillés, la direction n'a rien trouvé de mieux que de me coller le rôle de réveil matin, le « Morning man » comme disent les Américains.
Passé le stress d'une nuit à craindre de ne pas entendre mon propre réveil, passé le stress de ne pas arriver en retard, c'est à 5h30 que je bavais mon premier bonjour, désolé de devoir secouer le dormeur.
C'était profondément contre nature, aujourd'hui je mesure à quel point j'ai prêté ma voix et ma vie à une entreprise de violence ordinaire instituée, petits matins de douce torture que des siècles de comédien dans la pub ne pourront atteindre dans le degré de regrettable accumulé.
Tout cela pour servir la soupe à un politicien à 7h45, entre des flash d'info et des journaux qui évitaient soigneusement les sujets fâcheux pourtant bien présents dans le fil de dépêches, fil continu sur l'ordinateur et bout d'internet avant l'heure.
Après 15 mois, c'est dans les toilettes que j'allais vomir mon sandwich jambon fromage pendant le journal de 7h00.
Quand on touche le bord de sa liberté, on a fait le tour de sa Terre.
Je vois encore le trottoir défiler sous mes pieds quand j'ai pris conscience que mes pas suivaient un chemin, n'étant que la suite des pas précédents, et que j'allais devoir sauter du bateau radio.
Ils m'auront finalement viré.
A leur place, j'en aurais fait autant, c'est vrai que ma différence réclamait un protectorat de la direction, comme pour les espèces protégées, ou les hybrides précieux que la nature peut nous offrir, ou le chant de la baleine qui ne supporte pourtant pas le tempo 120 bites minute... ou rien.
Ce fut donc moins que rien, jusqu'au tribunal pour pas grand chose.
Quand le paradigme qui dicte votre quotidien consciencieusement sur 24h00 explose, une terre nouvelle s'ouvre à vous, et comme ses limites sont invisibles, le vide soudain est vertigineux.
Du jour au lendemain, mon heure m'était rendue, le temps lui-même s'aplatissant en plages d'improvisation, de jour en jour, l'impossibilité d'écouter un disque s'imposait, je ne pourrais plus le partager sur les ondes, et depuis mes quatorze ans je n'avais pratiquement jamais écouté de musique sans antenne pour la répandre.
Comme tout capitaine de bateau échoué, ton réflexe est de reprendre la mer, de replonger dans le rituel collectif, mais la chance m'offrait la possibilité de l'éviter. Le Morning man avait été vite recyclé en voix off, et les horaires et les jours et les minutes ne devaient plus jamais se ressembler d'un jour sur l'autre.
Qui prend le temps de réfléchir à sa vie, à ce qu'il choisit vraiment ?
Paradoxalement, pour réfléchir à sa vie, il faut du temps.
Et du temps pour prendre conscience de l'importance de ce temps.
Le psy détartre les esprits coincés dans cette contradiction: de l'écrire, je pense que je vais relancer le mien...
Quand on touche le bord de sa liberté, on a fait le tour de sa Terre.
Cette phrase me poursuit, mes journées font maintenant une trentaine d'heures, je dors selon un cycle variable, mes semaines sont rythmées entre les studios, parfois plusieurs, parfois aucun, et après quelques années, je réalise que ce que je souhaite se produit, avec le temps.
Par exemple, je demande aux étoiles de me concentrer au maximum le boulot sur 3 à 4 jours, et l'un dans l'autre c'est ce qui se passe.
Ça me donne donc un poste d'expérimentation entre la disponibilité du chômeur, et l'impératif du bosseur.
Le vide d'une vie de chômeur est bien plus cet espace de liberté qui lui est offert, que celui d'un manque d'emploi, nonobstant la camisole financière que ça représente, et le sous statut qui lui met le nez face à sa liberté, jour après jour, mais sans pouvoir l'investir... c'est dément quand on y pense...
En face, les bosseurs sont toujours plus nombreux à allonger les embouteillages.
Eux, ils sont réglés comme du papier à musique, et n'ont pas le temps de faire le pneu de côté pour sortir de la danse et la voir danser sans eux, ça donne le vertige de voir les autres se lever sans vous, ce sera pour quand on sera vieux.
Attendre d'être vieux pour sortir du sentier tracé ?
La danse du rituel quotidien répond à tellement de besoins et évite dans le même temps tant de questions qu'elle est confondue avec les possibilités de la vie elle-même.
Un chômeur est un futur noyé vu du pont du paquebot Enterprise, un Robinson qui perdra soudain 20 ans de vie promise sur un chalutier... au profit d'une île...
A 16 ans, soudain tu prends conscience que t'es tout seul, la famille les potes, non, t'es tout seul.
Tu reviens de là en réalisant que nous sommes tous tout seuls.
La danse rituelle du boulot quotidien répond en partie à cette angoisse existentielle :
Je fais donc je vis.
"- tu fais quoi ?
- Rien
- haaa, ça va ? Un souci ?
- je m'interroge sur la valeur du temps, de ce qu'on en fait.
- et ?
- Quand on touche le bord de sa liberté, on a fait le tour de sa Terre.”
La liberté pour la liberté, sponsorisée avec plus ou moins de moyens et de sécurité ne semble pas offrir beaucoup de bonheur.
La pension avant l'heure ou les vacances toute la vie, à voir mes amis nantis, ça ne génère vite que de l’ennui.
La vie est à aller chercher avec les autres, dans l'action animée de sens, et de préférence libéré de la contrainte statutaire et du rituel quotidien.
Combien d'entreprises et d'administrations ne remplissent-elles pas les journées de leurs sujets dans le seul but de les occuper ? Un sujet trop disponible pourrait se mettre à réfléchir, non pas de son bureau entre deux dossiers ou dans le même embouteillage qu'hier au retour, mais là où il est, librement déposé par ses derniers pas d'homme libre dans son propre paradigme.
J'aime un femme.
Chaque matin elle va danser avec d'autres, elle adore ça.
Et moi j'adore qu'elle adore, quoi que ce soit.
On vit décalés, elle chez elle, moi chez moi, en attendant de partager un jour peut-être le même Toi.
Je l'aime et je suis parfois jaloux de l'interactivité qu'elle peut avoir avec ses collègues, moi qui n'en ai plus vraiment, que les complices des tables de mix et les anges qui m’appellent pour remplir mon frigo.
Elle me donne envie d'aller danser aussi, un peu, et de la voir en miroir apprendre sa liberté de pouvoir faire autre chose, autrement.
J'aime cette femme.
Elle me complétude, elle me boussole, elle est mon rythme décalé, d'une puissance que personne ne soupçonne, pas même elle, et pourtant tellement plus puissante que moi, Princesse longtemps endormie, dont les yeux n'en finissent pas de cligner.
Elle rêve à voix haute en faisant des projets, et le temps que je la croie, elle me dit qu'elle rêvait.
J'aime une femme qui m'aligne les coups de boule en série, me déçoit aussi souvent qu'elle le peut, recule toujours au moment de sauter, aligne les raisons de la fuir.
Moi, ça me renvoie chaque fois au choix : partir ? Ou au contraire choisir.. ?
Choisir celle qui se défile, qui s'ignore, qui m'ignore...
- “Ce n'est pas de l'amour, c'est le syndrome de Stockholm.
- C'est ignorer le calme de son énergie, la douceur de sa voix, sa peau, son sourire son regard, cette façon qu'elle a de se cacher, de ne pas oser sa place, et puis de la prendre soudain, et mon choix d'accepter de m'exposer à mon besoin d'elle, à défaut de la voir s'exposer avec moi.
- Quoi ? Elle te cache ?
- Elle cloisonne.
- ça me ferait flipper.
- c'est flippant... un temps... puis on en fait son propre choix. Alors quand soudain elle décloisonne, tu réalises que pour mieux la vivre tu as fait de son choix le tien, en doublant sa cloison.
C'est une rencontre, deux doigts qui se touchent, deux âmes aux parfums mélangeant leurs chaleurs, deux couleurs ocre entre deux notes qui me laissent étonnamment seul quand elle nous oublie.
Sa bouche dit des choses quand son absence peut dire l'opposé, je cherche la clé pour nous accorder, mais le veut-elle seulement ? Ça dépend de ce qu'elle tait, de l'espace qu'elle laisse en écho entre nous.
- t'es sûr que c'est ça l'amour ?
- non. Ça c'est une promesse d'amour.
- un espoir.
- un pari.
- mais là il faut être deux pour parier.
- oui, comme pour aimer.
- tu aimes les femmes difficiles.
- Je les fuis. J'aime cette femme.
- Tu vas te planter
- j'aurai tenté l'amour, comme on peut prendre la mer.
- ...de ?
- Souder bord à bord nos libertés, et faire le tour de nos Terres. »
🌋 Silence d’indifférence
Finalement, la seule chose qu'on peut reprocher aux gens taxés de conspirationnisme, c'est de dire tout de suite ce qui sera confirmé plus tard.
En attendant, ils sont anxiogènes parce qu'ils désignent des problèmes qui nous mettent face à notre naïveté ou notre paresse d'esprit critique, braquant le spot sur le caractère vicieux du paradigme actuel pourtant présenté comme vertueux - ce qui réclame une douloureuse inversion des valeurs et dévoile soudain le sauveur (politique, scientifique, économique) dans son costume de vendu ou de dangereux incompétent -, notre naïveté ainsi révélée nous plongeant dans un sentiment d'impuissance, et c'est ça in fine qui est insupportable.
Le conspirationniste est peut-être un rêveur qui a rêvé plus longtemps, idéalisant sans doute les vertus d'une culture des idéaux, avant de réaliser trop tard que cette culture n'est pas partagée, que les dysfonctionnements présentés comme tels servent d'autres logiques gardées en coulisses.
Et c'est dans ces coulisses qu'en quête de sens le rêveur s'éveillant troque son rêve pour regarder en face ce qui empêche le rêve de se réaliser.
Au début il veut partager ses découvertes, mais ça perturbe le spectacle de magie sur la scène, alors dès "l'affaire JFK" la CIA lui met un nom: "conspirationniste". Il sera raillé, décrédibilisé, rayé et isolé.
Le temps que réclame une telle posture décourage la plupart des réveillés, mais c'est trop tard: ils ont vu. Ils ont vu que le monde est bien une immense manipulation, ils ont ressenti leur impuissance et le ridicule de pouvoir y répondre par une quête matérielle, ils ressentent que la charge contre les religions est une charge contre le Sacré, la seule valeur hors de prix au Monopoly.
Au fil des années, les enterrements des proches rythmant les saisons avec toujours plus d'insistance nous rappellent une sorte d'urgence à vivre, à "profiter" de la vie.
Pouvons-nous profiter de la vie dans l'indifférence de ce qu'on va laisser le soir du grand départ?
Je rêve encore que la réponse est "non".
🌋 Silence des “gens”
J'ai cru pendant de longues années qu'il manquait un parti pour voir les gens prendre leur destin en main.
J'ignorais ce que "les gens" voulait dire...
"Les gens", ça ne pense pas.
Ça croit que ça pense quand ça juge, mais ça ne pense pas.
Et quand ça commence à penser, ça a peur "les gens".
Vouloir un autre parti pour mobiliser "les gens" revient à vouloir leur bonheur et celui de leurs enfants malgré eux.
Alors tu t'étonnes moins de savoir que leurs arrières-grands-parents ont accepté de faire la guerre en suivant aveuglément des généraux dont les arrières-petits-fils sont aujourd'hui ministres, suivis tout aussi aveuglément que leurs ancêtres.
"Les gens" sont invités à nourrir le pouvoir de leur sueur, et à mourir vite sans le sou.
"Les gens" croient qu'ils ont le pouvoir en se contentant de voter comme on prend un ticket de loterie tous les 4/5/6 ans, et même quand ils croient avoir le bon numéro, ils n'y gagnent rien.
Pour gagner, il faut savoir définir ce qu'on veut, ce qu'il est possible d'avoir, et ne pas se tromper d'ennemi ni de partenaire.
Quand "les gens" auront vaincu leur peur, se seront approprié leur capacité de rêve et l'estime d'eux-mêmes, ce ne seront plus "des gens", mais des Hommes.
J'attends ce jour.
🌋 Silence de tri
Et voilà encore une année qui se termine.
Une année à garder nos têtes blondes assises à ingurgiter de la matière à passer le CEB qui décidera qui sera plombier qui sera docteur peut-être un jour... Mais pour le plombier c'est sûr qu'il ne sera pas docteur. Et pour le ket qui rate le CEB sans le vouloir (parce que certains ont compris que leur vocation de plombier passait par l'échec du CEB, les malins), donc pour le ket qui a raté, c'est le drame.
Un drame rendu possible par des profs qui conchient ce CEB, mais qui font ce qu'on leur demande, des profs trop souvent qui n'ont jamais quitté l'école, et n'ont jamais été capables de dire "Non" quand ça ne fait pas sens.
Deux mois de vacances pour oublier, et dans 4 mois les mêmes voteront pour les mêmes sans faire le lien entre ce vote et ce CEB qu'ils conchient...
Ce sont les profs auxquels nous confions les enfants, pas le choix, c'est obligatoire.
Et tu sais le vrai drame?
Bin c'est que les gosses sont encore trop souvent mieux avec des profs comme ça qu'avec les parents qu'ils ont...#tuparsoùenvacances?
🌋 Silence doré
La banalisation du pari, par delà les enjeux financiers, cause des dommages psychologiques aussi énormes que l'alcool.
Le nombre de gens que j'ai pu voir jouer, et puis attendre...
Attendre que ce qu'ils ont inscrit comme condition à leur changement de vie, le gain, se produise.
Et comme statistiquement c'est le meilleur moyen de ne jamais bouger, une foultitude de gens attendent chaque semaine un train qui ne viendra pas, alors qu'il y a mille autres moyens de locomotion, et mille autres destinations que le fantasme financier vendu.
La loterie nationale est l'étendard du capitalisme, érigeant la fortune comme seule condition de bonheur possible.
Dans son modèle privilégiant le gros gagnant, le plus gros gagnant possible, au lieu de faire une multitude de petits gagnants, c'est un modèle économique que l'on soumet comme seul modèle possible, et la majorité considérant normal d'acheter un billet de loterie cautionne et valide ce modèle.
Quand c'est signé "scandaleusement riche", on atteint un sommet d'intelligence perverse en incluant dans les conditions générales le scandale que notre modèle économique constitue.
De l'art de faire accepter l'inacceptable avec l'aimable complicité de notre goût pour le ludique.
Je sais, je radote…
🌋 Silence d’urne
Les élections se préparent dans la tribu Belgique, toujours plus coupée en deux.
Les candidats aux postes de grands chefs se bousculent derrière leurs plus belles cravates, et assurent qu'avec eux, ça ira encore mieux.
Alors que rien ne va plus. Mais pour le savoir, il faut prendre de la hauteur, avoir une vision d'avenir, et être conscient des enjeux.
La tribu Belgique est cernée par les incendies de forêt tout autour, mais comme la fumée part encore dans le bon sens, on fait le gros dos, ça brûlera à côté mais pas chez nous.
Alors on vote contre l'étranger, avec la bonne conscience d'avoir fait un choix dit responsable. L'étranger n'est pas le problème, mais le laisser dehors serait la solution. Un peu comme arroser son jardin d'essence parce qu'on manque d'eau, ou pendre le chat du voisin pour faire venir la pluie.
La Tribu Belgique est composée de braves gens, qui pour la plupart ne regardent pas plus loin que la santé de leur compte en banque qu'ils confondent avec l'avenir qu'ils laissent à leurs enfants.
Il faudrait, aux problèmes que la plupart ne voient pas, à la fois une solution compréhensible par tous, qui ne demande aucun effort, et aucun changement.
On continue comme ça?
Allez hein, les diables rouges ne se sont pas faits en un jour, mais ils gagnent à la fin du film.
Les élections se préparent dans la tribu Belgique, toujours plus coupée en deux.
Aux communales on votera pour la qualité des trottoirs, et aux législatives, on votera pour les mêmes, sans trop savoir ce qu'on valide.
Du confort d'être dans le nombril du monde, au centre du ventre mou européen.
Il faudrait choisir entre le capitalisme et nous.
C'est simple comme choix.
Mais comme on nous a dit que nous sommes remplaçables, et que le capitalisme ne l'était pas, on fait comme si les deux restaient compatibles.#nousvalonsmieuxqueça.
🌋 Silence d’eau
Il ne pleut pas encore chez toi?
Les jardins ont besoin, les campagnes de mono culture chimique aussi...
Alors on guette d'un nez levé au vent l'orage du voisin, les arbres s'agitant de la cime en pinceaux géants plombant de noir la toile du ciel bleu, à l'ouest...
Nous n'en sommes pas encore à sortir les pétards pour faire éclater les nuages ici plutôt que là, mais ça donne l'idée d'un goût d'Afrique, celle qui sèche bien après que la dernière pile ait rouillé son jus à pousser l'horloge, jusqu'à oublier qu'il peut pleuvoir quelque part sur la Terre.
Le jardin a besoin d'eau, la citerne aussi...
Les plans B? Où sont les autres citernes?
Bouchées...
Au nom de la sécurité, quand l'eau est sortie du robinet dans chaque maison, les citernes n'étaient plus que des pièges à noyer les enfants. Alors on a rempli les citernes.
C'est terrible quand on y pense cette révolte des citernes qui soudain au chômage se seraient vengées en noyant les enfants.
Bref, on va devoir envisager de rouvrir les souterrains aux toits voûtés perdus sous le sol nu naguère bâti de dur, et seul l'Homme du Lieu sait cette part d'héritage muette.
"Ou bien encore pomper l'eau des étangs en contrebas" souffle le chef, satisfait d'affirmer dans la même inspiration que les étangs seront restaurés cette année, une des batailles gagnées de l'été mettant fin à dix ans de conflit et de parfums indélicats, cadeaux mensuels de l'entreprise en amont.
“Ou bien creuser sous l'arbre là-bas”, l'Homme du lieu sait où l'eau peut remonter de la terre, si on lui ouvre un puits.
En Afrique on dit: s'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème.
En Europe souvent, le problème se résume à choisir une solution.
Les nuages nous entourent, muets,
l'orage n'est que dans ma tête,
en communion avec la terre j'appelle l'eau,
les arbres dansent leur bruissement de pluie,
pour peu la mer de bitume ne roulerait que pour offrir un galop de dérouillage aux essuies-glaces, on voudrait avoir du linge à rentrer pour que tombent les gouttes.
Et rien.
Le prisonnier a vu le verre, il a vu couler l'eau dans le verre, il en a encore le son dans ses oreilles assoiffées, et finalement non... c'est le dernier tour du geôlier: faire disparaître l'eau.
🌋
Deux horloges n'affichent pas la même heure en se fâchant dessus…
🌋
C'est l'histoire d'un groupe de gosses qui héritent d'un château, certains disent un pays, mais ils n'ont pas appris leur outil, alors le château part en ruines et le pays en friches.
Ce soir, je réalise que des choses aussi évidentes que les versements des cotisations à l'ONSS passent par 30 ASBL qui jouent avec, le temps de faire prospérer les dites cotisations dans le grand casino financier avant de remettre le dû à l'Etat.
Woaw...
Combien de temps l'argent reste-t-il à prospérer au bénéfice de ces "asbl" avant de rejoindre les caisses de l'Etat? Maggie De Block n'avait pas la réponse en juin dernier.
Mais si tout le monde s'en fout, pourquoi veux-tu que ça fonctionne autrement?
Une autre du même type: Smartbe est la plus grosse coopérative d'Europe, 10.000 membres au moment des faits, 16.000 aujourd'hui.
Invitation est lancée à la communauté des coopérateurs, tous artistes, à s'approprier l'outil, son contrôle, ses valeurs.
Je vous passe le détail, mais pour la commission "transparence économique et financière", nous étions deux coopérateurs à nous dire disponibles pour apporter notre pierre à l'édifice.
Deux sur 10.000 personnes concernées.
C'est l'histoire d'un groupe de gosses qui héritent, et à la fin ils meurent de faim, trop fatigués que pour ouvrir la bouche.
🌋
Chacun élève sa conscience de et par Chacun, et personne ne peut se revendiquer comme La Source.
🌋 Silence d’exception
Qu'il est difficile de sortir du déni.
On continue à associer le mot "canicule" à "exceptionnelle" alors que ça va être toujours pire...
Ce matin j'ai déposé mon fils à l'aéroport, il est déjà en Italie.
Et je me suis dit que son fils n'ira pas en Italie en avion.
Alors faisons un exercice de projection mentale, et mettons l'humanité dans un bunker, un immense bunker sous-terrain.
L'oxygène n'est pas la première ressource, mais on brûle quand même tout ce qu'on peut brûler parce que c'est moins cher que payer l'énergie captée par les capteurs solaires en surface, alors on abaisse notre niveau d'oxygène, et on l'empoisonne, mais c'est économique tu comprends, si la productivité et la compétitivité nous conduisent à brûler l'oxygène du bunker plus vite qu'il n'est renouvelé, ce n'est pas notre faute dit la droite, on est bien obligés...
L'alternative c'est de partir des besoins réels de la population du bunker, pas de la capacité de cette population à produire n'importe quoi le moins cher possible pour consommer et gaspiller un maximum, mais de rassurer chacun sur le fait que chacun dans cette population, dans le respect des limites du bunker, peut être assuré qu'il ne manquera de rien, même si on s'impose une production en respect avec le coût de l'oxygène consommé.
"On n'a qu'à liquider la moitié de la population, laisser mourir le quota nécessaire pour équilibrer la situation" dit le cynique.
Mais ce que ce crétin ne sait pas, c'est que le moyen de sortir du bunker, c'est un gosse qui a aujourd'hui 6 ans et qui vit quelque part dans le monde qui a la clé, c'est lui le Einstein qui va offrir une solution globale à l'humanité, et si on le laisse crever, le réchauffement nous cuira tous.
Donc, en attendant, en ce 1ier août 2018, on dit encore "canicule exceptionnelle".
🌋 Silence du milieu
L'extrême-droite est en fait l'extrême-centre, c’est le type bien sous tous rapports qui permet “ça”...
35 ans que je me dis blond aux yeux bleus à Berlin en 1941, et pourtant antifasciste. Cette impression de compromis à la norme qui pèse trois tonnes, elle ne vient pas de nulle part, cette fatigue qu'on lit sur les visages à la caisse des supermarchés, elle vient de là: un mélange de honte et de lassitude sur fond de vague amnésie peuplée de souvenances d'idéal si loin de ce qu'on voit, qu'on en perd le goût douloureux de l'entretenir…
🌋 Silence d’aile
Les membres du personnel de Ryanair ont-ils conscience qu'en coulant la compagnie, ils deviendront des héros?
Ce qui fait le prix aujourd'hui d'un billet d'avion est un pur scandale.
L'avion ça devrait être cher, super cher,
- aussi cher que ça pollue (actuellement il n'y aucune taxe sur le kérosène),
- aussi cher que coûtent les aéroports (pourtant subsidiées par les Etats),
- aussi cher que coûtent les rotations nécessaires de personnel pour lui éviter les maladies professionnelles (mais la robotisation sera vite là),
- et les conséquences du ralentissement économique qui en résultera seront d'abord des conséquences pour les actionnaires, ceux de toute la chaîne de consommation/pollution touristique.
Il y a trente ans, on étudiait déjà une tendance annoncée dans les écoles de tourisme, le touriste ira plus souvent moins loin moins longtemps: le prix du bronzage moins le temps du repos.
Le voyage doit être un temps de "vois-âge", mais prendre du recul n'invite peut-être pas à revenir pour le même prix et demande bien plus qu'un week-end...
Le nombre de kilomètres parcourus devrait être limité par personne, et taxé comme devrait l'être l'eau, de plus en plus cher à l'aune de la consommation.
Une taxation progressive automatique sur les excès, ce qui dépasse le possible partagé.
Ryanair a bradé ses tickets sur le compte de la planète, de son personnel et des voyageurs eux-mêmes, ils ne pourront pas faire passer le prix réel quand la commission européenne décidera d'assumer toutes ses responsabilités.
Et certains diront "oui mais les emplois".
Alors regardons ce que ça veut dire: em ployer. ça veut littéralement dire "faire plier".
"ployer
verbe transitif
1.
littéraire
Plier, tordre en abaissant.
synonymes : courber
verbe intransitif
1.
Se courber, se déformer sous une force.
Ses jambes ployèrent sous lui.
synonymes : céder, fléchir
2.
au figuré littéraire
Céder à une force.
Ployer sous le joug.
synonymes : fléchir"
Je préfère "Déployer".
"déployer
verbe transitif
1.
Développer dans toute son extension (une chose qui était pliée).
L'oiseau déploie ses ailes.
2.
Disposer sur une plus grande étendue.
Déployer des troupes, une armée."
Que le politique mette l'économie au service de chacun, et que chacun se déploie, voilà ce qu'il faut maintenant mettre en œuvre. Et ça passe par l'abolition du chômage pour le remplacer par le salaire universel.
Et là, la gauche aura blindé les acquis pour permettre autre chose. Si le chômage est la garantie de la gamelle, il est aussi la chaîne de l'emploi pour norme.
Il faut sortir de ce rapport au travail comme certains sont sortis de l'esclavage, nous réapproprier les outils économiques, à commencer par la monnaie, au service de tous, et non d'une guerre entre quelques très gros capitalistes.
🌋
les rêves et les fantasmes sont des bulles lancées aux possibles,
et que l'avenir nous sert quand on les croise…
🌋 Silence social
Ça se passe dans une école chargée de former des instituteurs.
Un prof en début d'année: "Sachez que vous n'êtes pas ici pour changer la société, mais pour apprendre des règles, et les apprendre à votre tour à vos élèves".
Ce discours est absolument inadmissible, et les profs et les instituteurs vivants ne peuvent pas le rester en acceptant ce renoncement.
Je ne comprends pas qu'on coupe l'école de la société.
J'ai le souvenir de ces jours d'école alors que je n'y allais pas pour une raison ou une autre, la vie dans la rue ne coulait que pour les adultes, j'avais l'impression de jouer les espions dans le monde des grands.
Le monde des adultes, tu le prends dans la gueule si tu prends le temps, sinon entre l'école et l'entreprise, même les vacances ne te montrent pas le monde tourner.
S'asseoir à une terrasse, regarder les gens aller, respirer l'énergie de cette humanité en mouvement sans toi...
Pour gagner du temps, il faudrait inviter la société civile à l'école, chaque semaine un profil.
Un jour un commerçant, un autre un sdf, un employé de banque, un chômeur, un policier, chacun pouvant partager un peu de sa vie, de son métier, de son avis sur le monde, sur la vie.
Chaque semaine dans chaque classe, une surprise, une rencontre, une motivation à en savoir plus, et donner de la matière à nos enfants pour qu'ils puissent connaître la société qui prétend les faire grandir...
Allez les profs, lancez le mouvement, ça fera autant de bien aux adultes qu'aux enfants.
Un bon prof n'est pas obéissant.
🌋
Article 3 de Ma Constitution de la Liberté:
"Toute hiérarchie, où que ce soit, devra être validée par ceux qui la subissent, et ce chaque année."
🌋 Silence Cannibale
Le capitaliste est un cannibale qui ignore le nom de celui qu'il mange. Son seul but est de le manger, et pour ça, il apprend depuis qu'il doit tuer des mammouths.
Le capitaliste est aussi un joueur, de ceux qui ne peuvent pas perdre, donc il confisque la rédaction des règles à son profit, et aménage son environnement pour être certain de le dominer.
Last but not least, le capitaliste est un peureux, en besoin de s'assurer sa seule propre sécurité, et c'est à ce point pathologique qu'il mangera ses enfants...
Nous approchons du jour où le capitalisme, aujourd'hui la norme comme le fut en son temps le racisme, sera combattu comme doit l'être toute folie collective, ou nous disparaîtrons avec lui.
Ce que les racistes ne comprennent pas, pas plus que les capitalistes, c'est que c'est l'union qui fait la survivance de notre espèce, et non la rivalité qui elle détruit ceux qui n'arrivent pas à la dépasser.#t_es_mort_et_on_ne_te_l_a_pas_dit
🌋 Silence de Yves
"Avoir raison trop tôt, c'est encore avoir tort" me disait un ami.
Si on veut avoir raison en même temps que les autres, il a raison, mais si les autres doivent avoir raison trop tard, qui a tort?
🌋 Silence de gauche
A mes amis étrangers, que je t'esssplik:
A liège, l'offre de gauche est riche.
Il y a le PTB, qui y a son bassin historique.
Il y a Écolo, qui fait front commun avec les forces éco-socialistes naissantes, et qui intègre, François Ruffin oblige, que l'écologie n'est pas possible sans le peuple.
Et on a un truc qui incarne la gauche historique, majorité sortante: ça s'appelle le PS.
On dit le "PS" parce que historiquement c'est "Parti Socialiste", mais avec le temps, la démocratie interne du "parti" y génère zéro débat, 100% de consensus, avec des élections présidentielles donnant des scores qu'ailleurs, en Russie pour exemple, on qualifie d'anti-démocratique, genre 93,6% pour la dernière ovation.
Alors on dit "P" pour "Parti".
On dit aussi "S" pour "Socialiste".
Imaginerait-on un parti socialiste qui vire 30.000 chômeurs pour satisfaire le partenaire du moment?
En Belgique, on fait mieux que l'imaginer: le PS l'a fait, paraît que son cœur saigne depuis.
Le PS à Liège, a donc le choix d'être socialiste, en s'alliant aux nombreux partis de gauche qui compensent son penchant pour la droite, ou en s'alliant à la droite, qu'on appelle ici "MR pour "Mouvement Réformateur", mais que d'aucun préfèrent lire "MenteuR", tant leur opportunisme rapace est calqué sur celui du grand capital.
Donc le PS a le choix.
Crois-tu, ami étranger qui prends 2 minutes pour savoir dans quel pays je vis, crois-tu que l'avenir de Liège s'annonce à gauche?
Et bien non!
Car le PS, sûr de son électorat fidèle et structuré sur des décennies de copinages (en Italie on parle de mafia, en Belgique c'est du "tissu social"), prépare déjà à un mois des élections sa future majorité avec la droite.
La question du jour:
Avons-nous trop de vendus au pouvoir?
Ou avons-nous un peuple trop peureux pour s'en passer?
Ami étranger, tu me diras que chez toi aussi, ça dérape grave.
La question du jour est valable pour tous les pays du monde.
Dorénavant, arrêtons de dire que les gens sont cons, disons qu'ils sont peureux, car ce n'est pas la même cause que la connerie, ni le même remède.
La cause, c'est un besoin de protection.
Une protection que notre citoyen belge va chercher chez le bourgmestre, le député ou le ministre qu'il connaît.
Car nous avons en Belgique tellement d'institutions que nous avons plus de députés/sénateurs/ministres par tête d'habitant que n'importe où ailleurs.
Chacun connaissant un élu par son prénom (et réciproquement salut Kali/Philippe/Eddy/Sihame , la solution au problème est trop longtemps passée par lui et ses relais dans les administrations concernées par le problème.
C'est pourquoi le salaire universel n'est pas une bonne idée pour les élus, ça déstructurerait toute cette culture du coup de pouce, et ce n'est pas valable que pour les pauvres, les riches sont les premiers à profiter de cette proximité.
Pourtant, le remède à la peur de manquer de l'élu - réélu parce qu'il a trouvé un job pour tonton Georges et la nièce de Georgia -, c'est précisément d'être tous protégés par la collectivité, donc l'Etat, et de manière inconditionnelle.
Un salaire universel supprime de facto le chômage, ce faux problème aussi utile que la rivalité communautaire, ou le mythe de l'invasion migratoire.
"Je suis trop con, trop vieux pour comprendre la complexité des problèmes" dit le quidam.
Non, dans les faits le quidam a simplement peur de perdre sa place, celle qui statistiquement le valorise par rapport à son voisin, ou la rue d'à côté, ou le quartier un peu plus loin, ou la ville voisine.
But du jeu quand certains jouent à être les plus riches, la peur de manquer résume l'ambition de la majorité à ne pas être parmi les plus pauvres.
Le complexe de l'avant-dernier fait avancer le troupeau depuis toujours, et si la peur de ne pas être le dernier l'emporte sur le bon sens de celui que l'on suit, c'est que jusque là, se suivre comme une meute de loups menait quelque part...
Nous sommes tous armés pour survivre, inconscients de l'espace de choix qui nous est offert pour vivre...
Alors pourquoi restons-nous à ce point tributaires de nos mémoires inconscientes?
la peur du vide peut-être?
Or nous courons vers le vide, attirés par ce qui nous fait peur, et générant le sauveur qui nous en protégera.
Le PS sera donc majoritaire à Liège avec le MR, et ma psychanalyse à deux balles des masses cernées par leurs propres peurs n'y changera rien.
- "Y'a du soleil Jp, va te balader..."
- "Tu as raison, bon dimanche à toi..."
🌋 Silence floral
Le changement qui vient sera doux, ou brutal, choisi ou subi, mais il sera radical.
En attendant tu réclames la campagne, et on te dessine des fleurs...
Nous ne ferons pas l'économie d'une certaine radicalité, pour ne pas dire une radicalité certaine.
Ce sera la radicalité très concrète de ce que le climat annonce, adoucie par notre préparation, ou brutale de notre impréparation.
Les querelles à propos de l'immigration (pour rappel, cela représente une famille de trois personnes toute les 1.000 personnes, c'est une grosse diversion) sont à dépasser d'urgence pour faire face au vrai problème: l'impuissance de notre système politique à prendre conscience de l'urgence à se réapproprier la chose publique et l'intérêt commun.
On n'arrête pas une société sous névrose productiviste aveugle sans prendre les mesures que réclame n'importe quel malade.
Si on compare la société à une personne, et que chaque cellule est un individu, nous dirions que nous sommes en pleine crise de maladie auto-immune.
Nous nous détruisons de nous protéger de tout, sauf de ce qui importe vraiment.
Nous subissons chacun(e) au niveau sociétal un véritable empoisonnement physique et psychique, et nous espérons encore que la consultation de nos cellules imbibées, empoisonnées, maltraitées, addictes à ce qui les tue, que ces cellules noyées de propagande xénophobe puissent élire, à l'opposé de la peur de l'autre, les porteurs de la radicalité que réclame la survie du patient.
Ce ne sont pas des hommes politiques que nous devons mettre au pouvoir, mais des sages.
La personne pour laquelle vous pensez voter a-t-elle la sagesse nécessaire?
Un sage se présente-t-il aux élections?
Avons-nous individuellement seulement la conscience du niveau de radicalité que cela suppose pour les reconnaître? #Vousmeferez6pagespourlundi_Bon_we
🌋 Silence broute.
Une vache broute et fait du lait pour son veau.
Elle doit aussi produire du lait pour le fermier qui doit payer les clôtures.
Alors plus elle broute, et plus elle se retrouve enfermée dans un espace qui s'appauvrit.
Mais elle doit faire du lait pour son veau.
Au rythme où courent les barbelés, l'herbe n'aura pas le temps de repousser pour le veau un jour grand, mais elle doit faire du lait.
Je suis cette vache.
Quand je bosse, je suis un salaud qui flingue la terre, et quand je ne bosse pas, je suis un salaud de chômeur.
Cela s'appelle une injonction paradoxale, et quand le modèle d'intégration économique se résume à une immense injonction paradoxale, on parle de violence instituée en système.
Et la droite adore nous voir crever dans ce paradoxe.
Voter à droite, c'est voter pour rester dans cette violence, la choisir, c'est la légitimer.
Toi aussi tu es une vache.
Paraît qu'il n'y aura bientôt peut-être plus assez de jus pour électrifier la clôture... faudrait même qu'on en soit inquiet...
🌋 Silence schizo
Le grand écart schizo paradoxal entre l'urgence climatique et l'injonction productiviste me donne des vertiges...
La classe politique ergote sur la manière d'avancer tout droit, alors qu'on fonce vers un volcan.
Comme si le fait que ce volcan, droit devant nous, était un élément absolument indépendant du fait que nous marchons tout droit dessus.
"On porte tout le monde" dit la gauche.
"On porte personne" fait la droite.
"On y va en sandalettes" dit le bobo.
Et nous, on se perd dans la Tour de Babel entre les niveaux de conscience à se faire entendre d'une troupe sourde, chacun suivant les talons de celui qui le précède.
Pourtant l'humanité s'écrit avec un H,
un échelon entre les deux montants d'une échelle...
Un montant pour l'épanouissement individuel,
un montant pour l'intérêt Commun.
L'intérêt Commun - comme un, est l'intérêt de chacun.
A l'inverse, l'intérêt de chacun aveuglé de sa propre liberté n'est pas l'intérêt Commun.
Ce n'est donc pas l'emploi généré par une société névrosée qui règlera les impératifs qui s'imposent à nous, pas ces emplois-là.
Participer à sauver le monde, c'est avoir le courage “contre paradoxal” d'en faire le moins possible...
🌋
En nous dort une mémoire.
Les chercheurs la trouvent dans l'adn et dans l'eau.
Cette mémoire guide chacun de nos pas à notre insu, elle est le fruit de la survie, et la trace d'un passé traversé.
Dans cette mémoire on retrouve le besoin du chef de clan, celui qui nous guide et nous aide à nous protéger de "ceux d'en face".
C'est ce que les philosophes appellent 'l'homme providentiel", le sauveur.
Le gros de la troupe ne sait jamais où aller, elle suit.
Le capitalisme lui a mis le droit de vote dans les pattes pour choisir la meilleure direction de ses profits à travers des chefs renouvelables, donc sans éclairer ces foules de l'art du débat et de la réflexion.
"L'électeur a toujours raison" clame le MR en guise de posture. Mais l'électeur vous donne tort cher MR, et dit clairement ne pas comprendre la soumission de nos décideurs face aux ravages du capitalisme...
Si l'électeur a raison, le MR doit démissionner du gouvernement et apprendre à planter des patates sans pesticides.
Si "l'électeur a toujours raison" comme l'affirme Reynders,
alors Reynders a toujours tort, parce que c'est précisément le monde que défend Reynders que l'électeur sanctionne avec le PTB pour thermomètre dans la bouche, et les nationalistes avec pour thermomètre dans le c...
A force de tenir les foules dans la peur de manquer remonte la mémoire des famines et de "ceux d'en face", alors elles cherchent un sauveur, et elles semblent l'avoir trouvé.
A côté de Salvini, Bart De Wever fait figure de chef scout.
Alors Juncker...
🌋
Pendant que Laurette et Catherine débattent du droit des parents à donner un prénom au fœtus mort, avec l'accord du père (ho ouiii), sans l'accord du père (hooo ouiii!) sans l'accord de la mère (brrr non...), quand tu n'es pas belge, et que tu accouches en Belgique, tu rentreras chez toi sans ton bébé.
N'ayant aucun projet d'abonnement à la DH, j'ignore si ce bébé qui a eu l'audace de naître en Belgique (donc belge) d'une mère marocaine a eu droit à un prénom...
Le père?
Quel père?
🌋
Ne pas aimer faire les magasins, j'ai toujours pensé que c'était une chance.
Mieux: un luxe.
Avoir le choix de ne pas aimer les magasins... c'est comme vivre au bord de la plage sous le soleil toute l'année... enfin presque...
Mais là, mes chaussures ne me laissent pas le choix.
Après le lave-vaisselle, le percolateur (24h00 de lutte au vinaigre, ça s'est terminé avec un pavé pour faire pression sur une pièce inaccessible, je n'ai plus qu'une machine à faire de la vapeur), donc après 3 litres de vinaigre et 24h00 perdue sur l'hôtel de la récup irrécupérable, ce sont les chaussures qui poussent leur dernier soupir...
Tu me diras que je dois en avoir d'autres...
Bin non, je n'aime vraiment pas aller dans les magasins.
🌋
Je pense que le problème est mondial et que la solution est mondiale.
Le problème est ce capitalisme taré qui opprime chaque pays et chaque individu l'un contre l'autre.
Et n'en déplaise à la droite, une bonne dose de régulation et de redistribution est nécessaire.
Et n'en déplaise à la gauche, ça passe par une économie du temps libéré (dont la forme la plus visible est le salaire universel), et d'une garantie de sécurité pour tous.
Toutes nos institutions sont le résultat d'une évolution avec laquelle il faut rompre, c'est la seule alternative à la guerre que l'homme se fait depuis qu'il marche.
Pour cela il faut une éducation de masse, par les médias pour être rapide, la pub peut infléchir des comportements, des valeurs, et elle peut être mise au service de la population au lieu d'exprimer le modèle qu'elle défend (mal) pour le moment.
C'est là que je dis "les médias", c'est là qu'est le levier de toute démocratie.
Or quand on voit qu'en France, 90% de la presse appartient à 7 milliardaires, qu'en Belgique, on "craint" pour l'indépendance de L'Avenir parce qu'il sera imprimé par son concurrent, alors que le contenu rédactionnel de toute cette presse sous baxter publique est pétrie des pré-requis boulot impôt-croissance-vacances, bref d'une économie de consommation productiviste jusqu'à l'obsolescence programmée sans que cette presse n'éveille les consciences parce qu'elle vit elle-même de cette obsolescence des idées, brexit ou pas brexit, le problème et la solution sont ailleurs.
L'Europe sociale, solidaire, exemplaire est nécessaire.
L'Europe qui s'est affirmée jusqu'à présent n'est pas celle des peuples et des gens d'Europe, mais celle d'une minorité qui se fait une guerre économique.
Que la City se batte avec Bxl, qu'elle gagne ou qu'elle perde, ce n'est pas mon souci.
Les élections sur le brexit ont surpris tout le monde, et la bonne nouvelle, c'est qu'on peut croire qu'un scrutin semble pouvoir échapper au contrôle des autorités et affirmer le désir d'un peuple, fût-il un saut dans l'inconnu.
Mais comment dire à nos amis anglais "venez avec nous mettre au pas nos banques comme l'Islande le fait" sans interroger le statut de la City, et alors que l'Europe tolère en son sein des paradis fiscaux dont la Belgique?
Tu me dis "oui mais c'est les pauvres qui trinquent".
Comme partout, comme dans le monde entier, la question qui surgit alors "pourquoi les pauvres ne bougent-ils pas?"
C’est sans doute pour la même raison qu’un éléphant ne se libère pas d'une corde qui lui entrave les pattes, alors qu'il pourrait aisément l'éclater.
Tout petit, l’éléphanteau est entravé. Il n'a pas la force de casser cette corde. Devenu grand, il n'envisage même plus d'essayer.
Pourquoi est-on pauvre?
Parce qu'on n'a pas la confiance en soi. (chocking... ;-)
Sinon on ne se sentirait pas pauvre, mais riche.
Si on se sentait riche, on ne se sentirait plus dépendant du système comme un pauvre, on se sentirait libre de choisir, de sortir du système.
Ce qui fait la pauvreté des gens, c'est la place qu'ils assument là où ils sont au lieu de vouloir aller ailleurs.
Pour changer ça, il faut apprendre aux gens qu'ils ne sont pas des éléphants, et pour ça il faut des programmes de médias intelligents, ce qui manque depuis que les médias servent à fond le système qui se nourrit de l'éléphant.
Mon espoir?
Les jeux vidéos...
Qu'un seul jeu vidéo donne le goût de faire la révolution en virtuel en donnant tout le bagage pour que ça se passe en vrai, et tout le système peut s'effondrer...
🌋
Le Brésil hier a pissé sur le feu parce qu'il n'est pas assez vigoureux.
Je me suis longtemps demandé si la démocratie mobilise la moitié la moins sotte, ou la plus stupide.
Et le fait d'avoir aujourd'hui la réponse, rétrospectivement, je dois reconnaître un sentiment de naïveté...
Comment un type misogyne: 51% de la population , raciste: plus de la moitié des brésiliens sont noirs ou métis, homophobe: 15% de la population est homosexelle, peut-il être élu?
Même si les affaires du PS m'emmerdent, même si je suis le premier à ne l'aimer que dans la critique douloureuse, il ne me viendrait jamais, mais alors jamais de chez jamais à l'idée de voter NVA pour les emmerder.
C'est un peu comme se taper une femme laide et méchante parce que la tienne s'éteint, sans te demander pourquoi elle s'éteint.
C'est comme décider de prendre un bain dans une mare de purin au motif que ta douche est entartrée.
Ou se laver les dents à la merde parce que le fluor du dentifrice est un poison lent.
Ou tuer son chien parce qu'il pue...
C'est ça voter à droite, à tous les coups...
#en_deuil_de_mon_Brésil_idéalisé
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Ce n'est pas parce qu'on est élu par des imbéciles qu'on ne doit pas défendre leurs intérêts avec intelligence.
Le "réalisme budgétaire", dont se targuent nos politiques,a quelque chose de totalement surréaliste...
D'un côté ils font tout comme si on pouvait encore consommer le double dans les prochaines années, alors qu'on apprend que 60% de la faune vertébrée a disparu ces 40 dernières années, et que la date du dépassement des ressources disponibles avance chaque année.
"Réalisme budgétaire" dites-vous?
Mais avez-vous seulement conscience de ce que vous dites?
Votre modèle économique est aussi sûrement dépassé que la ligne Maginot, mais vous vous y accrochez comme des moules au rocher alors que la lave s'avance dessus.
Un jour on parlera du "vertige de l'élu" pour s'expliquer tant de suivisme pavlovien.
D'ici-là, je le redis, ce n'est pas parce qu'on est élu par des imbéciles qu'on ne doit pas défendre leurs intérêts avec intelligence.
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Écrire, c'est tracer une ligne droite en alignant les tournants, et savoir s'arrêter au .
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En fait, Charles Michel n'est pas Charles Michel.
Charles Michel se réveille tous les jours dans un nouveau lit, dans la peau d'un nouveau quidam, toujours un type qui a voté pour lui, et le grand jeu des services secrets est de détecter où le trouver chaque matin avant que l'entourage du malheureux n'évente la nouvelle.
C'est aujourd'hui Robert dans le costume de premier ministre qui doit se souvenir à toute vitesse entre ses gardes du corps de la vie de celui qui l'occupe soudain, la victime de ce sortilège se Charles Michelisant à mesure que la fonction fait le larron.
C'est pour ça que Charles Michel nous semble d'une fois à l'autre habité par un autre que lui-même.
Il se prend au jeu comme un gamin, courant de réunion en avion, oubliant que demain, il se réveillera dans un autre corps qui aura pourtant pris sa forme.
Que devient le Charles Michel périmé?
Certains disent qu'il se vide dans les toilettes, d'autres qu'il s'évapore ne laissant qu'un tas d'os...
C'est alors la course pour les services secrets comme chaque nuit, à l'affût du "Ciel Charles Michel! Que faites-vous dans mon lit!!?" devant retentir quelque part d'une voix stridente dans la nuit du Royaume.
Ça pose un souci quand Charles se couche à l'étranger, puisqu'il se réveille toujours quelque part en Belgique.
Alors on le double d'un sosie, mais il faut quand même gérer celui qui se réveille en Belgique, et qui malgré ces apparences trompeuses, est le vrai Charles Michel.
Donc la prochaine fois que tu voteras Charles Michel, c'est peut-être toi qui te réveilleras dans sa peau, ou plutôt lui dans la tienne...#Hallowenmoinonplus
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Entre le PS qui ne s'affirme plus comme anti-capitaliste depuis qu'il a abandonné la charte de Quaregnon en 85 et qui respecte les clous européens rivetés par la droite et les lobbies, Écolo qui croit encore dans un capitalisme vert, et le PTB qui attend que ce monde-là se réveille, la droite a un boulevard.
C'est quoi le projet?
Que la droite fasse croire au paradis sur terre par l'emploi, c'est dans leur adn.
Mais que la gauche dans son ensemble ne voit pas arriver la révolution technologique qui s'en vient, et qui va gommer 50% des emplois actuels, donc le modèle de financement de ses conquêtes historiques, ça me laisse sans voix.
Que le PS ne soit pas en rupture avec les dogmes européens, je ne comprends pas.
Que le PS en vienne à faire alliance avec le MR, et là c'est la fin.
Au PS on avance alors que les grandes conquêtes l'ont été avec les libéraux et socialistes réunis, c'est vrai, face aux catho, l'élément conservateur du paysage de l'époque. Mais qui sont les conservateurs aujourd'hui sinon le MR et ceux qui peuvent gouverner avec eux?
Comment croire le PS sincère face à des "trahisons" (d'abord le MR au fédéral, puis le CDH à la région) quand tout s'oublie aussi vite au scrutin suivant?
De la frontière souvent trouble entre le compromis et la compromission.
"Irréaliste" n'est pas un terme d'homme de gauche, la gauche ne vise pas moins que ce que les autres appellent l'utopie.
Nous sommes tous captifs d'un système, et quand vous vous battez pour gérer la distribution de soupe au goût de rose, nous attendons encore et toujours les projets d'évasion de la prison capitalisme.
🌋 Silence on tousse
Hier je suis resté 45 minutes calé dans un embouteillage dans un tunnel à Bruxelles. On a frôlé le fait divers, entre l'asphyxie et l'agression à la sortie du tunnel avec le premier crétin croisé tant j'étais chargé de haine pour le NOUS.
Si chaque jour, nous retrouvions dans notre baignoire la pollution que nous avons générée, nous aurions deux possibilités: polluer moins, ou nettoyer la baignoire tous les jours.
Mais l'homme dans son génie trouvera alors un nouveau débouché, entre le nettoyant pour baignoire et le désodorisant pour salle de bain.
Ce qui créera de l'emploi, et invitera l'homme à continuer à polluer pour produire les nettoyants et les désodorisants en question.
Nous en sommes là.
Si tu parles réduction du temps perdu au travail à produire des savons moussants parfumés, l'imbécilité collective a intégré la réplique: "oui mais l'emploi...!?"
Comme un gosse qui aurait grandi entre 4 murs, et dont la porte soudain s'ouvre, nous restons calés entre nos quatre murs.
Comme une armée en marche, chacun ayant oublié qui il est vraiment sans uniforme…
🌋
“Solitude monolithique cherche sa place dans la Révolution des Dominos... “
c'est le truc que j'essaie de ne jamais perdre de vue.
🌋 Silence d’envol
Avez-vous déjà vu une belle femme perdue dans un corps trop grand pour elle?
Moi oui.
Elle me tombait des bras d’un coco en ligne droite dans son délire, et s’était perdue de vue à tenter de le suivre.
Naïve, patiente, sotte?
Sotte elle ne l’était pas, naïve et patiente, pugnace et absente, elle mesurait ses gestes de ne pas prendre la place d’un homme, celle de son corps qui emplit une porte.
Des yeux clairs d’enfant lui éclairaient un visage coupé d’une ascendance nordique, la malice et le sourire pour complice.
Son masque neutre avait la gravité des photos d’identités interdites de bonne humeur.
Alors le phare s’éteignait, à court de carburant.
20 ans avec les enfants des autres, 20 ans aux côtés d’un homme qui ne la faisait pas rêver, je l’ai vue sortir de la matrice épuisée du chemin qu’il avait fallu à ce cœur pur pour réaliser que sa place était ailleurs.
Gauchère comme je suis gaucher, de notre hauteur commune, elle allait devoir apprendre qu’elle valait le meilleur, qu’elle était princesse, et qu’on ne traitera plus jamais sa personne d’aussi vilaine manière.
Elle s’est mise à écrire, écrire encore et encore.
Avec le recul, je crois que j’étais l’accoucheur, juste en étant là.
Du vent dans les ailes de mon grand papillon,
juste le juste souffle,
ouvre-toi mon coeur,
sans déchirure…
🌋
De tous les Dieux,
seul l’homme est cruel.
🌋
Être adulte, c’est assumer l’héritage.
🌋
Sorti pisser ma première bière,
face au champ droit sur la nuit,
j’écoutais la forêt, après un été
à sucer les plus profonds cailloux,
se gorger de l’humidité revenue.
De tout ce ciel de Magritte,
sans étoiles ni gouttes,
seuls ce soir,
pleuvaient les arbres.
...
Et moi.
🌋 Silence de mythe
A l’origine du début des confins des premières fleurs,
Le vent n’était que brise.
Le vent roulait des vagues jusqu’aux falaises, pour se retourner de déférence en raz-sans-motte sur la plage.
Le vent s’entraînait à pousser la voile d’une feuille de palmier,
se jouait des crises de toux volcaniques,
et quand l’élan de se faire plus puissant l’emportait, c’est vers les étoiles qu’il portait sa course, le temps d’un gulf stream, puis de s'en reposer en poussant les nuages sans jaloux, le vent n’aurait pas commis un désert de distraction, le vent était… Le Vent.
Un jour, de l'écume elle-même chatouillée par un souffle inconscient sortit un poisson de l'océan, qui fut bientôt les mains pour le feu, l’éolienne, la voile, autant de jouets pour le Vent.
Le feu au vent fut le plus fort par moments, le poisson poison en jouait aussi, à deux contre un, bientôt les déserts, bientôt les grands vents.
Échappés de la course, les grands vents se rebellent aux fumées d’usines qu’ils disséminent… aux quatre vents.
Depuis, les quatre vents impriment notre marque dans le temps,
et le poisson regarde l'océan dans un écran.
🌋 Silence rouge-Vert
La plume est rouge, La plume est verte
pour ne plus se laisser plumer, pour préserver la planète,
pour affirmer l’indien en nous, pour sauver le vivant
pour dénouer les cravates bleues, pour apaiser les vents
La plume est rouge la plume est verte
pour faire la différence, pour nous montrer Demain
pour préserver le fragile, pour protéger le fragile
pour signer la paix économique, pour signer la paix écologique
la plume est rouge la plume est verte
pour s’envoler, pour se poser
🌋
Rencontrer quelqu’un, c’est toujours prendre une histoire en cours.
🌋
"Dis 'pa, Swan peut venir la semaine prochaine pour jouer de la guitare?
- Oui mais c'est la semaine des examens la semaine prochaine...
- pas pour Swan il aura déjà fini.
-Et toi?
- bin moi ça ira, j'connais tout.
-Bon ok, mais alors c'est 18 partout...
-Ok, merci 'pa..."
Le bulletin arrive...
"Dis Simon, tous ces 18 c'est très bien, mais c'est quoi ce 17 là tout seul, t'étais fatigué?"
Ce gamin est d'une insolence...!
🌋
L'imaginaire est la section R&D du changement…
🌋 Silence temporel
Si tu penses à Toujours,
le retard que l’on prend
reste pour toujours
insignifiant
Si tu penses à Jamais
il prendra toute la place
le seul vrai jamais
est celui qui s’efface
Ni toujours ni jamais
ni jamais ni toujours
entre les deux vit l’amour
au fil du fil des jours.
Toujours fait fi
de la ligne du temps
Toujours rit
du temps qui passe
Jamais ne fait pas mieux,
c’est juste plus court.
Jamais le nie,
Jamais le remplace.
Ni toujours ni jamais
ni jamais ni toujours
entre les deux vit l’amour
au fil du fil des jours.
Toujours se donne à Dieu
et se sait de réponses
Jamais ne sera pieu
Jamais dans le déni s’enfonce
Toujours est le cycle
la ronde qui revient
Jamais reste un point
immobile à Jamais
Ni toujours ni jamais
ni jamais ni toujours
entre les deux vit l’amour
au fil du fil des jours.
🌋
Le coût humain du capitalisme est toujours isolé de ses gains.
Quand on parle du coût de la sécurité sociale, c'est en fait l'une des factures cachées du productivisme.
Si les gens travaillent moins, ils seront moins malades et produiront moins de pollution, ils s'occuperont de leurs enfants et préviendront bien des soucis pour la génération à venir.
Un peu comme la paix, ça fait moins de morts que la guerre.
Donc le cynisme qui consiste à dire que le capitalisme ne réclame que quelques réglages, que les brûlés d'hier au nom du profit ne sont que les losers de leur propre guerre, ce cynisme qui s'affirme norme réaliste est écoeurant.
Imaginerait-on un général ne se vanter que de ses victoires ignorant les pertes, et déplorant le coût de l'infirmerie ou le poids des blessés?
C'est ce que font nos politiciens, premier gogol en tête, et les journalistes de ne même pas relever…
🌋
Les jours s’écoulent suspendus.
Le sentiment est partagé autour de moi, ce n’est pas un temps arrêté, mais suspendu.
Ce temps qui sépare le contact perdu avec la route du retour au sol quand ce temps suspendu s’écrase brutalement d’avoir vécu.
Doit-on préparer un potager? Faire des stocks de riz pour tenir entre deux récoltes?
Acheter des armes et des stocks de bougies?
Ou faire comme si tout cela allait tenir, racheter une voiture moins sale et se dire que ça peut continuer.
Quand la tempête s’annonce, quand le paradigme ancien craque, c’est à nous d’anticiper le sens du vent, les idées d’avenir, ce qu’il faut faire “à la place”.
Finir ce livre ou croire en “ZeroCarbon.eu”, sont autant de tentatives de sens semés aux vents, encore faut-il arriver à les partager avec les premiers qui sont déjà demain.
Nous ne sommes pas nombreux.
L’immense majorité voûte le dos jusqu’à s’amputer la tête, leur tête à eux, celle qui ne doit surtout jamais dépasser, celle qui dirait qui ils sont, et par là qu’ils sont quelqu’un.
Eux-même.
Allumer des mèches qui brûlent dans l’intime de chacun, et dont on ne sait la longueur.
🌋
Les gens se lèvent le matin quand les lapins sortent des terriers au premier soleil.
Les lapins entreprennent de se remplir le ventre, les gens avalent les kilomètres.
La mer monte, la crise crispe des semelles sur les pédales, l’embouteillage commence toujours plus tôt, le train arrive toujours plus tard, l’herbe se fait rare et salée, dans la radio on te le dit, la mer monte…
Je suis ce lapin dans l’embouteillage, je m’entends le dire à la radio “La mer monte, les assurances tralala couvrent les dégâts”...
Connard.
Ce matin je vendrai la bonne idée de s’arrêter le temps de vider un soda pour écouter la mer monter.
Allez les lapins, je suis en retard.
🌋
Aux prochaines élections, je suggère aux partis de gauche de ne présenter personne, et puis de dénoncer l'élection parce qu'il n'y a que des types de droite élus.
Comme au Vénézuela.
Et puis après les gauches bloquent le pays, ports, aéroports, système bancaire, électricité, afin de créer le chaos et de dénoncer cette droite comme responsable d'une élection truquée et d'une politique économique désastreuse.
Ensuite l'Union Européenne soutiendra ces gauches dans leur revendication de nouvelles élections.
C'est ça qui se passe au Vénézuela.
Sauf que dans le cas du Vénézuela, la droite a boycotté une élection qu'elle savait perdue.
Alors pourquoi croire que cette droite vénézuélienne soutenue par les gros propriétaires et les USA et maintenant cette Union Européenne qui n'est pas la mienne, pourquoi croire que cette merde capitalo-fasciste acceptera le résultat du nouveau scrutin qui ne lui plaira pas?
La démocratie, ce n'est pas voter pour une droite ou une autre, la démocratie c'est respecter le choix du peuple.
A cet égard, nos partis politiques sont bien silencieux sur cette crise, ses causes, son contexte... notre presse aussi d'ailleurs...
Dans une classe, un enfant se fait démolir devant les autres par les "Grands", et personne ne moufte…
🌋 Silence je tousse.
Je n'ai pas le droit d'être anti-sioniste au motif que cela me mettrait dans le camp de ceux qui refusent une patrie aux israéliens.
Pourtant si j'en étais, je ne serais pas de ceux qui réclament qu' Israël revienne aux frontières de 1948 décidées par l'ONU dans le respect (relatif) des Palestiniens.
Le sionisme est l'idéologie expansionniste qui a motivé à la fois le vol des territoires occupés et l'opposition qui s'est levée pour dénoncer cette violation de droit permanente.
Ce que la France vient de faire en incluant l'anti-sionisme dans la définition de l'anti sémitisme est... inqualifiable.
1/ la communauté juive ne soutient pas Israël dans sa totalité, loin s'en faut. Donc tous ces juifs anti-sionistes sont désormais assimilés aux ennemis déclarés de leur communauté.
En effet, pour être antisémite il ne faut pas être juif, par contre on peut être juif et anti sioniste, ou non juif et sioniste de droite.
2/ Donc si je suis anti-sioniste face à un non juif se disant sioniste, je deviens avec la nouvelle définition opposé au type de la table d'à côté qui se trouve avoir le même point de vue que moi, mais qui est juif.
3/ la perte de souveraineté jusque dans le vocabulaire présente toujours plus la France comme assujettie à son petit voisin.
4/ Tout qui y verra la puissance du lobby ne pourra qu'être soupçonné d'être antisémite, et donc devra se taire.
En conclusion: tu voudrais souffler sur l'antisémitisme le plus taré, tu ne pourrais pas faire beaucoup mieux.
🌋
"Taliban vert" VS "capitalo-fasciste".
La droite conservatrice à court de mots, et faute de pouvoir les interdire, décrète ce qui est excessif de ce qui ne l'est pas.
C'est sa seule ligne de défense que d'accepter ou non les termes du débat.
Traitez-les de "Capitalo-fasciste" et vous êtes disqualifié pour excès décrété sans valeur.
Par contre cette droite peut te taxer de "taliban vert", et le baver en mantras faute de meilleure idée.
La droite réunit 20% de la population, celle qui croit qu'elle est aisée, mais aussi celle d'en bas qui pense à coup de réduction d’impôt, qu’elle paiera quand même, pour ne pas penser plus loin.
Une valorisation à bon compte entre le nanti et celui qu'il exploite, le second se croyant protégé par le premier, alors que le premier a tout simplement tué tout débat d'idées possible, le seul pragmatisme guidant son pari d’homme libre.
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La dernière égérie écolo Greta apparaît comme liée par sa famille à une fondation parrainée par deux milliardaires, et l’ensemble de la figure de Greta devrait s’en trouver assombrie.
Petit exercice s'il vous plaît.
Je vous invite à vous imaginer dans la peau d’un milliardaire.
Ça fait du bien parfois ce petit exercice empathique, juste pour pouvoir savourer tout le bonheur de sa condition légère de ne rien avoir.
Donc vous êtes milliardaire.
De ceux qui ont grossi ces dernières décennies dans la finance, de ceux qui se retrouvent au château le dimanche pour manger en famille.
Vous arrivez avec votre dernier bolide à 200.000€, et votre mère ne remarque que la pochette assortie dépassant de votre costume.
Au dessert, tous les silences possibles sont épuisés.
Au dessert, votre bagnole à 200.000 balles est électrique, mais ça ne suffira pas à sauver la planète, et les gueux s'agitent.
Donc que fait-on?
On agit pour que toute la couche qui fait ce monde, politique, économique, financier, dont on fait partie en tant que milliardaire, se mobilise pour créer un monde propre.
Comment on s'y prend?
Avec les outils qu'on a.
Et on a le capitalisme, on a le pognon donc les manettes, donc on doit bouger.
Sinon ce sera le chaos et on perd notre position.
Donc Capitalisme 2.0 vert, on s'astreint à faire du fric propre.
Pour ça il faut un cadre contraignant, sinon l'alternative ne prendra pas tout le marché.
Je prends un exemple (t'es toujours milliardaire): le marché des fraises, on taxe les kilomètres parcourus? ou pas? Si on les taxe, ça devient rentable de mettre des serres chauffées par géothermie).
Mais ton oncle lui a fait fortune avec les camions, et si tu lui sucres les fraises, il va gâcher Noël et ta mère, d'un mouvement de cil, te dit on ne peut plus clair:
"mon chéri, fais un effort, ton oncle souffre du coeur, patiente un peu...".
Le monde change et craque de partout, l'imbécillité n'a pas de classe, les révolutions sont empêchées pas les petits, à tous les niveaux.
Cette gamine Greta est Asperger, moi aussi, et le propre des Aspi est d'être sourd à bcp de choses au profit d'une hyper empathie ciblée.
Les Aspi sont recrutés pour élargir notre conception de l'intelligence parce que c'est notre propre projection de ce qu'est l'intelligence qui sèmera les bases de ce que deviendra l'intelligence artificielle.
Que des milliardaires se fassent discrets derrière une fondation qui marketing une gamine surdouée pour dire haut et fort ce que tous doivent entendre, à savoir que nous devons sortir de cette névrose productiviste, par delà l'amortissement qu'ils peuvent escompter, s'ils l'escomptent, je trouve ça bien.
Que propose le peuple? Que réclame-t-il?
Fondamentalement, le peuple veut la paix et la sécurité, ça revient aujourd'hui à supprimer le chantage à l'emploi pour un salaire universel, des moyens publics pour que chacun devienne plus humain.
Et les milliardaires chient comme nous vous savez?
Ils sont aussi cocus, aussi inquiets de perdre ce qu'ils ont parce qu'ils sont confondus avec ce qu'ils ont, et regardés pour ce qu'ils ont.
La fortune est un handicap, une responsabilité, un isolement doré, une punition sociale.
🌋
La tour de Babel, l’art de la division pour le règne, a atteint des sommets.
On divise la population autour de sous-sujets, autour de conséquences sans rechercher les causes, on patche des réponses toutes faites, on confond notre dernière pulsion avec la dernière information qui nous heurte.
A 90 jours des élections, que fait le belge?
Compare-t-il les programmes politiques?
Non.
Il compare les salaires des présidents de partis.
Et puis il en vient à suspecter le moindre mandat rémunéré d’être motivé par le souci d’enrichissement, donc par extension suspect de corruption.
Réalité ou projection?
Il serait temps de remettre les choses à leur place.
Demain nous aurons des voitures autonomes, donc nous aurons tous notre chauffeur. Et ça fera des chômeurs en plus, et on se dira que finalement des équipes autour des présidents de partis, c'est comme des masseurs pour les footballeurs, sauf que les footballeurs gagnent des millions et ne font en rien grandir l'organisation de la cité.
Ce n'est pas l'argent l'important, c'est sa finalité.
Si l'argent permet à chacun de donner le meilleur de lui-même pour tous, coule l'argent.
Si l'argent devient le but de l'élu, et sa position le moyen de l'acquérir, coule l'élu.
Et toute la suspicion exprimée ne sera que le témoin de l'ambivalence à vouloir une norme éthique en politique quand le discours néo-"libéral" dominant ne salue que le "scandaleusement riche".
Autant il est nécessaire de se pencher sur certains enrichissements passés (Didier Reynders et son cabinet d'avocats, les Michel et leurs affaires au Congo,...), autant il est aussi indispensable de donner les moyens nécessaires à ceux qui s'occupent du bien commun de faire la clarté sur la profondeur de ces poches suspectes.
Chaque travail mérite salaire, et quand une chose à faire est indispensable, c'est un travail, donc cela nécessite un salaire. Je ne vois pas pourquoi seul le capital privé devrait avoir le monopole de l'achat de temps, car c'est ça l'argent: du temps de compétences.
Et si on veut pérenniser cette compétence dans le temps, il faut ce qu'on appelle de l'argent, du temps concentré par le travail d'un autre, un jour, avant. Ou un jour futur si c'est un emprunt.
🌋
Tout bourreau est d'abord une victime,
et la victime, un bourreau qui refuse de l'être.
Entre les deux, une violence héritée, trans-générationnelle, à évacuer.
En attendant que cette vieille manie de se taper dessus s'oublie dans la reconnaissance de soi, le Yang rappelle qu'il n'a pas de sexe, et pour chaque mort, combien de milliers de coups? Sous les yeux de combien d'enfants?
La violence est une maladie à éradiquer.
..."Selon les derniers chiffres, une femme décède tous les 3 jours sous les coups de son partenaire et un homme décède tous les 14,5 jours, ce qui signifie que les femmes sont encore à l’heure actuelle les premières victimes de la violence conjugale. Néanmoins, pour les hommes, il est vrai qu’un chiffre noir existe, il concerne ceux qui ne se manifestent pas, par honte, par crainte de représailles et par manque de structures pour les accueillir "... (source: rtbf.be 22-02-19)
🌋
Bonjour monsieur Jorion,
je vous lis depuis longtemps, et je m'étonne de ce que vous affirmez, à savoir qu'un système est remplacé par l'autre sans forcément être déjà défini.
En socio j'ai appris l'inverse, qu'un système ne disparaît qu'au profit de sa version améliorée, sinon ça reste statu quo par défaut.
Bien sûr, si un nouveau système n'émerge pas, on suit les mayas.
Donc ça pose la question des solutions à mettre en place. De faire l'exercice intellectuel de se placer à la droite de Dieu, de lui piquer ses lunettes et son string pour proposer notre version des solutions idéales.
Je pense qu'elles résident notamment dans la blockchain et ce que cette technologie permet dorénavant pour créer une monnaie auto-régulée, une monnaie "intelligente", une monnaie dont l'usage est encouragé, dont la concentration est encadrée et taxée automatiquement.
Le projet de demain est l'Homme lui-même, il ne demande que le sentiment de sécurité physique et financier, le salaire universel et l'université.
Alors pourquoi le terrorisme intellectuel ambiant a-t-il encore autant de pouvoir sur la liberté de rêver, de proposer la radicalité, pourquoi le souci de "crédibilité" auprès des pisse-vinaigres l'emporte-t-il encore?
Pourquoi ne pas tracer les grandes lignes d'un nouveau modèle économique, partir du rêve, abolir l'auto-censure prétendument "réaliste" pour oser une proposition à la fois concrète et révolutionnaire?
La blockchain nous permet de contrôler les flux financiers, la productivité permet à l'homme de sortir de la machine de production, il faut rassurer l'homme, et lui donner les moyens de devenir l'Homme.
Au plaisir du concret possible,
Jp
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Le problème du plastique dans la mer, c’est que ça ralentit les bouteilles qu’on y lance…
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Au fil des sujets qui divisent pour mieux trôner au pays de Babel, le coût d’entretien des églises pour la collectivité revient comme un marronnier pré électoral à bon compte.
D’une élection à l’autre,le débat de fond est d’emblée torpillé par des sous-sujets passionnels aussi sûrement qu’une partie de poker quand la table du saloon est retournée dans un duel de six coups.
Réaffecter les églises en n’importe quoi, mais d’abord les désacraliser, la charge est signée des mêmes laïcs plus curés de leurs croyances que les abbés qu’ils conspuent, quand ils en trouvent encore un.
Laïcs, jusqu’à l’extrême droite, mais laïcs!
Rien que pour ça, je crois en quelque chose, leur noir est trop noir, même si elle s’habille d’humanisme bienveillant, la laïcité oublie qu’elle ne devrait être que transparence pour permettre aux différences d’éclater de leurs couleurs respectives. Au motif de défendre la laïcité, on invisibilise ce qu’on prétend défendre, on en efface les traces du passé au motif de saine gestion, on oppose tenants d’une tradition et d’un patrimoine d’une religion aux partisans du neutre le plus vide.
Comment jeter le bébé avec l'eau du bain...
A l'Inquisition, la culture druidique a été détruite par la même ignorance/arrogance du présent autoproclamé référence sur un passé qu'il a détruit pour mieux exister.
La laïcité n'est pas en danger par la présence des églises ni par leur coût d'entretien, c'est de l'emploi local non délocalisable.
Ces églises pour une bonne part sont des lieux anciens de culte, et pas pour rien: nombre d'entre elles sont construites sur des noeuds telluriques, on ne ré-affecte pas un lieu comme ça, c'est aussi con que de bâtir sur un lieu inondable... encore faut-il croire en ce que les anciens ont laissé comme mémoire sur le lieu, et le respecter, en prolonger le temps.
Je ne suis plus catholique malgré mon éducation, mais putain!! Les églises! Pourquoi ne pas transformer le Château de Bouillon en dortoir pour lapins tant qu'on y est? Ou y planter un télescope géant?
Nous avons en Belgique un patrimoine fabuleux, et par la seule avidité financière, tout devient marchandisable.
Un autre symbole de notre immense incompétence: le Palais de Justice de Bruxelles. Les anciens l'ont construit sans la vapeur, et nous ne sommes même pas capables de l'entretenir, toujours au nom de petits profits annexes et privés.
Touchez aux églises, et vous réveillerez une communauté que vous croyez avoir assimilée, et ce réveil risque de faire très mal. Que les catho d'hier se réveillent anti capitalistes demain, et les églises s'orneront jusqu'au drapeau anarchiste pour être défendues.
Réaffecter certaines églises aux autres cultes est défendable, y compris à la “religion laïque”, tant qu'on ne touche ni leur nature de bien commun, lieu de pensée, de spiritualité, de débat, de prière, et bien sûr aussi gratuit qu’ouvert à tous, et qu'on en respecte l'architecture: la coupole ne peut briller à la place du coq.
🌋
(sur le mode « allez cherche mon chien, cherche le nonos »)
Allez cherche
Cherche bien
aller cherche…!
chercher le trésor
cherche cherche
mmmm le beau trésor
Cherche
Allez cherche…
Qui c’est qui qui va trouver le trésor?
Allez cherche,
cherche
cherche encore
(Rupture de rythme, on plane
Refrain: Choeurs aériens)
Quel est le trésor..?
Quel - est - le - trésor..?
(Retour rythme chien raz du sol.)
Allez cherche
Cherchez bien
aller cherche
chercher le trésor
cherche cherche
mmmm le beau trésor
Cherche
Allez cherche…
Qui c’est qui va trouver le trésor?
Allez cherche,
cherche
cherche encore
Rupture de rythme, on plane
Refrain: Choeurs aériens
Quel est le trésor..?
Quel est le trésor..?
(Fin de l’intro)
Ces livres d’enfance
qui te suivent en caisse
de maison en errance
ces livres d’enfance...
qui refusent
de brûler
Ces livres chargés d’histoires
de “bonne nuit fais de doux rêves”
un jour en caisse
au détour d’un rangement
qui refusent de brûler
qui refusent
de brûler
Quel est le trésor..?
Quel est le trésor..?
Ces livres d’enfance,
amour-papier de maman
des livres écrits rien que pour toi
qui donnent envie de dessiner
de se raconter des histoires
de celles qui sauvent la vie plus tard
quand tu sais que parfois la vie,
c’est comme tes livres d’enfant
ces livres dans une caisse
qui refusent de brûler
qui refusent de brûler
Quel est le trésor?
Quel est le trésor?
Les jours passent, les hivers aussi
tombe la neige pour fondre
jusqu’au fond
de la cave
bientôt remplie de cet hiver pleureur
rangées sur les étagères les caisses
gardent les pieds au sec
narguant la mer qui les falaise
narguant la chance de ne pas être
Ces livres d’enfance
qui te suivent en caisse
de maison en errance
ces livre d’enfance
qui refusent de brûler
Ces livres chargés d’histoires
de “bonne nuit je t’aime, tu sais.”
un jour en caisse
au détour d’un rangement
qui refusent de brûler
Quel est le trésor..?
Quel est le trésor..?
A marée basse,
A marée basse…
A marée
l’eau laisse sa trace
tes livres d’enfance…
noyées les soirées câlines
les pages tournées
pour toujours soudées.
Quel est le trésor..?
Quel est le trésor..?
qui refuse de brûler.
🌋
Il est quand même paradoxal de constater que sans le sentiment d'antisémitisme dans le monde, le sionisme serait déjà mort.
Le sionisme ne peut s'exprimer que par le fait d'une majorité en Israël, or la démographie juive en Israël est moins dynamique que la courbe arabe.
Donc sans un retour à la mère patrie d'une part de la diaspora, le premier ministre sera un jour arabe.
Donc sans un climat antisémite, sans un entretien permanent de la peur dans les pays accueillant cette diaspora pourtant bien intégrée, chacun son tour, chacun son jour pour rappeler le problème... avec une récurrence donnant envie de changer le joint fatigué qui rythme le chant du robinet, boum, tag, insulte, matraquage médiatique ciblé, blabla au kilo, provoc, édification de Totems Dieudo et diabolisation de toute opposition par assimilation crapuleuse, à croire que le deal est le suivant:
"Allo Manu? Ici Bibi. Dis Manu, tu m'emmerdes...
tu veux un nouveau Charlie Hebdo?
Un train qui déraille?
Ou tu me changes cette putain de loi?
Je veux bien rengainer mes false flags, mais alors tu suis le plan, c'est clair?
Et le plan là, il dit que être contre moi, Bibi le sioniste, c'est être contre moi le juif.
T'es contre moi le juif Manu?
Non?
T'es sûr?
Alors demain tu auras changé d'avis, l’antisionisme est de l'antisémitisme 2.0.
Ta France aura voté mercredi,
jeudi, on passe à l’Angleterre via le Labour.
Fais-moi plus chier Manu...
Shalom."
🌋
Au loin, la mer continue à user le bitume, le chant des baleines s'éteint la nuit à mesure qu’elles s’entassent sur les aires d’autoroutes.
Vient alors le chant des sirènes, ces coquines dansent de lumières et chantent à chaque accident.
Qu’un dauphin franchisse le mur de la vague en emportant son butin, et nos sirènes s’emballent alors en chorales joyeuses et drôles, imitant le ricanement du cervidé aquatique.
Les viols se taisent de honte, alors que c’est le chant du coq qui maintenant nous invite à prendre de l’avance sur les embouteillages.
Mais c’est demain week-end, alors on s’en fout.
Sauf pour les viols.
Quand elles se taisent, les sirènes peuvent écouter les histoires qui arrivent dans leur dos quand elles courent après les dauphins rieurs.
Mais les gens bien ont souvent peur des sirènes…
les écailles sans doute.
🌋
Je fais partie de la minorité qui pense que nous pouvons profiter de la vie sur la Terre avec une population de 9, voire 12 milliards d'individus, mais en changeant drastiquement notre mode de vie.
Le problème, c'est qu'en face, une majorité préfère penser qu'il faut réduire la population plutôt que de changer ce mode de vie.
Cette majorité s'imagine bien sûr qu'elle fait partie de la minorité qui survivra.
Je veux bien qu'on réduise la population, mais qu'on se contente alors de nous purger de cette majorité animée de si peu d'ambition.
🌋
La gérontocratie, c'est aussi des jeunes qui font comme les vieux.
🌋
En mourant, les gens disent leur dernière note, et c’est alors que la partition se révèle.
Des salauds détestés de leur vivant abandonnent en partant la place à l’avocat, quand ceux que l’on reconnaissait des nôtres signent trop souvent une œuvre inachevée, le souvenir se disputant alors la part de conscience du cadeau reçu au regret de le réaliser trop tard.
En mourant, les gens nous disent que le temps passe, et qu’il continue pour nous, en nous chargeant de celui que les disparus ne portent plus.
Par la mémoire ce temps sera alors transmis à l’avenir d’autres qui nous survivront, ce sera à notre tour d’achever notre petite symphonie à trois notes, invitant alors qui l’avocat, qui la gratitude et le regret…
Il est important de rappeler de temps en temps à la Mort qu’on ne l’oublie pas,
gageons qu’elle s’en contentera.
🌋
La vie est une longue colère à apaiser.
🌋
Réussir un fils est plus important que de réussir une vie,
une vie réussie est passée, un fils a l’Avenir…
🌋 Silence elle danse
"collée lovée tu te moineautes
tu te m’em-bras tu me fais nid
serrés-figés dans le why not
respectueux de ces long-dits
Je tangue
et tu vestiges
les vertiges
du temps figé
tu tangues
et je vertige
les vestiges
du temps figé
tu loves
et tu te loges
dans des voltiges
le temps porté
je lance
les dés voltigent
slow down prestige
de l’envolée
mes bras libèrent la moi not
sourire d’aile au vent repris
s’envole alors la moineaute
c’est le silence qui lui a dit…
tu danses
et tu t’obliges
à ces voltiges
du temps porté
je lance
les dés voltigent
slow down prestige
de l’envolée
jusqu’au prochain tu te moineautes
quand de mes bras tu me fais nid
serrés-figés dans le why not
respectueux de ces tout-dits."
🌋 Silence Assange
Si tu enfermes un homme dans une cellule suffisamment longtemps, il oubliera qu'il y a un extérieur.
Si sa porte n'est jamais ouverte, il oubliera que c'est une porte.
Et le ciel restera carré, de la forme de la petite fenêtre qui lui sert de nord, rond s'il est dans un puits...
Je regarde les gens chaque fois que je sors, Liège, Bruxelles, Namur, Charleroi, Arlon... et les gens ont l'air désabusés, en mauvaise santé, à de rares exceptions près la population a besoin d'urgence d'un ostéopathe et de dormir sereinement.
Dans les yeux il n'y a pas de rêves, parfois un projet, une urgence mais pas d'étincelles ni de malice.
Et si on se remettait à rêver activement... Délibérément.
Et si au lieu de se dire "c'est dur", on se disait "allez chiche!", chouette c'est compliqué, un nouveau casse-tête gratuit, l'occasion de travailler des neurones, et de se coucher moins con.
Cela suppose de s'attaquer aux murs de notre propre bêtise, à l'audace d'imaginer le ciel entier à la place des murs, et de se pardonner d'avoir oublié trop longtemps que nous sommes assis devant une porte qui nous empêche de penser librement.
Cette porte, elle est en nous.
Il faut la pousser, et ne pas avoir peur de la puissance que ça libère:
cette puissance, c'est toi.
Et basta si tes idées ne sont pas celles défendues par la lente bien pensance du moment, et basta l'inconfort que ça peut générer de parler cru, et d'assumer le décalage.
Les évadés font toujours des jaloux.
A eux de trouver leur porte, la première pour réaliser que la vie est une suite de portes à ouvrir.
🌋
L'individualisme capitaliste est le mauvais cholestérol de l'humanité.
🌋 Silence je glande
En Radical glandeur,
la seule chose que j’amortis,
c’est mon lit,
à égalité,
avec le canapé,
Je m’applique à ne rien faire
écolo je sais pas trop
Diogène je préfère…
En radical glandeur
J’interroge la pertinence de chaque acte
je cherche en moi le télépathe
déplacer les objets par la pensée
remplacer le robinet prendra
(écho)
l’étééééééééééééééé
on fera mieux demain.
Ne rien faire mais l’écrire quand même
que les mots se posent sur les notes
et qu’en toi aussi naisse glantonaute
le Radical Glandeur,
laissant venir sans plus courir
laissant courir le monde sans toi
ni lui, ni elle, ni moi,
suspendu...
au fil des instants coulant
radical glandeur
se mettre au défi de ne rien faire
et laisser venir l’inspiration
la goûter pour la laisser passer
remplacer le robinet prendra
(écho)
l’étééééééééééééééé
on fera mieux demain.
🌋
Le suicide est une distraction mortelle…
🌋
On devinait la mer répéter inlassablement l’expiration de sa dernière vague, sur des accords de musique qui tout autour du monde ne s’arrêtaient pas non plus.
A se demander si l’avenir serait cette catastrophe intégrée dorénavant par tous comme inévitable, ou le réveil d’un mauvais rêve prélude à une journée de tous les possibles.
On devinait les stars d’hier rester hier, et un boulevard d’avenir s’ouvrir à l’horizon.
Il fallait peut-être pour ressentir cette brise d’aube au milieu des incendies
avoir désespéré avant les autres, avoir rêvé parmi les premiers, avoir espéré voulu exigé avant de renoncer.
“Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné?”.
Cet immobile haletant, quand le taureau ne charge plus...
Et soudain la lumière...
“C’est hormonal” diront les scientifiques.
“C’est la Foi” diront les autres.
On devinait la mer répéter inlassablement l’expiration de sa dernière vague, sur des accords de musique qui tout autour du monde ne s’arrêtaient pas non plus.
🌋
"Priorité" et "droite".
Deux mots qu'on apprend dans la vie courante bien avant d'en connaître le sens politique.
La main droite est la main "propre", "habile", celle qu'on tend pour saluer.
La priorité est associée à la propreté, à l'obéissance, aux pré-requis de l'intégration à l'école.
Le concept "priorité de droite" arrive plus tard, on roule à droite, et ce qui vient sur la route de droite est prioritaire.
Et cela n'aurait pas d'influence sur nos choix inconscients?
Je roule à droite, je m'efface 12 fois par jour pour le type qui vient de droite, mais est-ce différent en politique quand on voit que c'est toujours l'aile droite de chaque parti élu qui prend les commandes?
Si notre Justice et notre presse n'ont pas les moyens de remplir leurs missions, les affaires encore traitées révèlent leurs priorités.
Des prisons qui débordent sans banquiers ni politiciens corrompus derrière les barreaux, comment ne pas y voir une priorité de droite?
La prescription pour les puissants, et les prisons surpeuplées pour les petits, cela témoigne dans les faits, a posteriori de toute action, que la "priorité de droite" est une règle qui ne s'applique pas que dans le code de la route…
🌋 Silence ça tombe
On connaissait les pluies de grenouilles ou de poissons, enlevés par une tempête avant de retomber plus loin, mais le changement climatique avait dopé les vents, et ce matin-là, c’est 18.000 billes de chemin de fer qui s’envolent d’un stock emportés comme des allumettes.
18.000 billes de chemin de fer, ça représente un immeuble de 12 étages, aspirés avec l’asphalte qui les portait.
La tempête promène sa joie sur deux pays avant de se lasser, et laisse soudain ses jouets retrouver la verticalité et l’attraction terrestre.
C’est ainsi que ce matin-là, d’une altitude de 5.000 mètres comme des grenouilles ou des oiseaux sous d’autres latitudes, 18 kilomètres de ligne de chemin de fer sans les rails se mirent à tomber du ciel.
🌋 Silence l’enfant.
Guetter le premier pas d'un enfant,
pour lui apprendre à rester assis.
Lui donner trop de sucre,
puis rajouter une couche de rilatine.
Fabriquer des perdants pour dégager des gagnants,
“Modèle occidental” est un oxymore.
La classe politique sortante est restée calée au 20 ème siècle, ça ergote sur la race des chevaux quand il faut parler chevaux vapeurs, ça parle d'excellence de l'enseignement quand il faut commencer par revoir les horaires et la charge des cours, et leur finalité indépendante des attentes d'un "marché de l'emploi".
L'évasion fiscale passe comme la fatalité d'une mauvaise saison qui se répète, nous serions censés devoir vivre avec, alors que la technologie permet aujourd'hui de l'éradiquer au profit d'une solidarité, d'une redistribution garantie, et donc d'un sentiment de sécurité pour chacun.
Tous rentiers à mi-temps pour apprendre à devenir des gens bien, ensemble et non les uns contre les autres, le rêve fait-il si mal aux yeux des dormeurs?
Guetter le premier pas d'un enfant,
pour lui apprendre à rester assis.
Lui donner trop de sucre,
puis rajouter une couche de rilatine.
Fabriquer des perdants pour dégager des gagnants,
Le modèle occidental est une oxymore.
🌋
On nage tous dans le brouillard de la vie,
on veut du clair,
mais la vie elle-même nous aveugle
pour apprendre à deviner au-delà.
🌋
Parsemée de pauses amnésiques et insouciantes, la vie semble finalement se résumer à une névrose que l’âge apaise, et que la mort arrête.
Et moi qui oublie tout, je n’oublie pas le temps qui passe, je ne voudrais pas être surpris par la mort, avoir vécu comme si elle se suffisait à elle-même n’a pas de sens, la vivre le plus vite possible ou le plus lentement possible n’en a pas non plus.
Le temps reste le guide, la conscience de son défilement jusqu’à l’auto-hypnose ne fait pas plus voyager que fixer son volant. Les pauses d’oubli sont là pour oser regarder le paysage, s’arrêter, dévier de la route, au risque de perdre la piste et de se surprendre à en mourir.
Il y a cette route de temps qui défile, chacun vivant sa traversée en collectant des fleurs de bonheur comme s’il était en paix avec son destin tracé, et moi qui passe mon temps à passer la tête par le toit-ouvrant en scrutant où tout ça va.
Lundi matin, le monde s’est remis en route sans moi, et le doute me prend comme à chaque réveil du sens d’en trouver un.
Le passé s’est entassé dans trois pièces, et là au plus près de mon plus loin, l’avenir passe par une libération de l’espace physique.
Et ranger du passé impossible à jeter pour le non-réglé qu’il incarne réclame des étagères dans la cave.
Les restes de la tonnelle du camarade qui ne l’a jamais reprise, et nos rêves de révolutions avortés qu’elle a abrités, déchirée par une tempête mais-on-ne sait-jamais -si-on-la-répare, les bouquins et les jouets du gamin survivants des inondations, des pièces de voitures douloureux rappel du coût énergétique de ma névrose routière, des bouteilles d’alcool planquées des potes alcooliques comme de la drogue dure qu’il faudrait jeter, une meule électrique sans établi, un stock de bois comprimé qui brûlera un mois de très grand froid, des caisses de cd qui feront peut-être plaisir aux arrières petits-enfants, un filtre à eau qui serait bien utile avec un nouveau filtre, un filtre de remplacement pour un aspirateur qui a disparu, des caisses de morceaux de passé que ma mauvaise conscience d’écolo-gâchiste mêlée à la mémoire génétique du récupérateur m’empêchent d’offrir en obole aux Dieux des Grandes Poubelles, me lestant pour un lundi de plus à devoir en régler le sort.
Allez un peu de courage, ce n’est que du passé à délester pour voyager plus léger, c’est ce que font les oiseaux en regarnissant leur nid au printemps revenu.
Et c’est le printemps…
🌋
Mon index a déposé plainte pour mauvais traitement.
50 vis à visser pour finir la cabine insonorisée, ce n’est quand même pas la mer à nettoyer…
Et bien si. A la 38eme vis, c’est mon index que j’ai percé.
Non satisfait de ne pas prendre sur lui, ce déserteur s’est mis à tacher le sol de gouttes de sang, une vraie pleureuse.
Puis il a clairement déposé plainte jusque dans mon estomac, obligé de m’asseoir, et de lui accorder 100% de mon attention, comme à un gosse.
Alors consolé, emmitouflé dans un sparadrap de pro, le voilà calmé.
M’a-t-il collé un tueur à gage genre le tétanos?
Nous le saurons dans 48h00, en attendant, il resquille, du clavier au roulage de cigarette, il est en grève.
J’arrêterais bien de fumer pour voir lequel des deux craque en premier…
Non, c’est pour rire.
🌋
Quand on vous impose quelque chose, réclamez à minima son opposé pour équilibrer l'échange.
Tu veux virer les délégués syndicaux plus facilement?
Ok, c'est le personnel qui choisira le patron.
Tu as sauvé les banques avec notre avenir?
Ok, on réclame la nationalisation du secteur financier.
Tu veux prolonger la "carrière" jusqu'à 67 ans?
Ok, on veut la semaine de 2 jours et demi travaillés, on t'en donnera trois si t'es sympa.
Tu veux le TTIP?
Ok, on exige de la nourriture 100% bio, le salaire de vie inconditionnel et la taxe au kilomètre sur tout produit importé avant même d'en parler.
Pas d'accord? Moi non plus.
Les sabotages seront toujours plus nombreux, comme la machine allemande en son temps a souffert de la "mauvaise volonté" de certains à l'époque, la machine productiviste va s'enrayer complètement.
Le rêve américain est mort, l'illusion d'un capitalisme vertueux envolée, et pas de pitié pour les bouts promis sur des bouts d'argent mal placés, tu as préféré acheter des actions plutôt que d'aider ton voisin à s'installer?
Ce n'est pas mon problème.
Ce qui n'est pas juste n'a pas d'avenir…
🌋
Le mépris silencieux est préférable à celui de l’hypocrisie.
🌋 Silence d’isolement
Un homme de 80 ans me traite de conspirationniste quand j’interroge l’étrange synchronicité de l’incendie de Notre Dame avec le discours télévisé que Macron aura très opportunément pu reporter.
Logique.
Il a 80 ans, le temps forge et fige une représentation du monde, l’esprit est moins souple à la résilience, à la réactualisation de la représentation que l’on se fait du monde pour s’y lancer chaque matin.
Cet homme que j’aime m’avait déjà dit que l’émotion-souvenir de ce rêve éveillé en noir et blanc, dont il avait été tatoué lors du premier pas sur la lune, primait dorénavant sur toute vérité historique a posteriori.
A 80 ans, il tient droit des derniers rêves intacts, alors je ne veux surtout pas toucher à l’édifice.
Le souci, c’est que cet homme fut mon professeur d’histoire, et depuis, il est resté mon père.
Il est bien difficile de ne plus pouvoir parler poker avec celui qui t’en a expliqué les règles au motif qu’il ignore le degré de triche possible, aveuglé par l’ivresse du jeu, résolument blotti à l’abri dans le déni des dessous de table.
Avec son autre fils qui partage les mêmes dénis, ça reste un double-simple qui me prive techniquement de victoire… 40 ans que ça dure… 40 ans qu’ils croient encore gagner un match en suivant une pensée majoritaire, comme si la raison était le fait de la majorité, comme si les minorités étaient à la proportionnelle de leur erreur.
Il est étrange de survoler ce mur qui sépare les dits-conspirationnistes de ceux qui les fuient, les stigmatisent, par crainte d'être perçus comme en étant.
La stigmatisation du conspi suit la longue tradition des stigmatisations, une cible à éviter, "des nôtres ou contre toi", zéro réflexion dans la stigmatisation des juifs, des arabes ou des pd, des gilets jaunes ou des communistes, juste s'afficher comme n'en étant pas, ne cautionnant pas, et sans discussion possible, la cohésion de groupe et son affirmation identitaire primant sur la cible désignée comme commune en se signant de quelques punchlines péremptoires.
Le mécanisme est simple, il suffit d'observer l'homme comme une fourmi en lui prêtant une nature cannibale: tant que le groupe a une cible, et qu'on se revendique du groupe, quoi de mieux pour éviter d'être soi-même la cible?
Sortis de la cour de récré, les gamins ne sont pas sortis du besoin de se protéger.
Le bon peuple adopte dès lors la dernière cible désignée par réflexe de cohésion, d'affirmation de lui-même au détriment de la minorité désignée, et au plus grand bénéfice de celui qui la désigne...
L’homme s’est-il libéré d’un Dieu, dont l’autorité ne tenait que sur des tabous sacrés, pour un autre Dieu, et ses propres tabous politiques?
L’homme s’est-il laissé troquer le paradis céleste au profit d’une Amérique terrestre? Shuuuut...
N'évoquons pas le diable, laissons cela aux infréquentables pour affirmer à bon compte notre propre fréquentabilité…
Entre mon père et moi, ils ont bâti un mur, alors je le survole…
Papa aussi…
A son rythme, et il ne le dira pas.
🌋 Silence je recharge.
Le poulailler voisin est squatté par les rats.
Alors au début on se laisse convaincre par la petite voisine de partager l'espace, que la terre est à tout le monde, etc...
2 portées plus tard, il y a bien plus de rats que de poules, et le débat fait rage: "non au poison, on va intoxiquer les poules", "attrapons-les vivants pour les relâcher plus loin", "tout le monde a le droit de vivre", etc...
Je n'insiste pas, il faut vraiment que les rats soient affamés pour s'attaquer au poison, et là ils se gavent sur le compte des poules.
Hier, je suis à mon bureau, et voilà que passe un rat sur ma terrasse. Il me regarde genre "t'as encore un café pour moi?"... je le regarde genre "toi, tu me déclares la guerre et tu ne le sais même pas".
Je suis pour le partage de la terre, mais pas celui de ma terrasse.
Donc la carabine à plomb qui me fait de l'œil depuis un moment gagne en une seconde sur ma mauvaise conscience à jouer les tueurs, l'instinct du chasseur se réveille d'un coup d'un seul, et depuis vendredi, je suis un assassin.
Multiple.
Et j'adore ça.
Je peux passer des heures en embuscade, me laisser séduire par leur intelligence, mesurer l’efficacité de leur communication, et la lâcheté des plus gros à laisser un jeune faire diversion pendant qu’ils croient échapper à ma vigilance à 270° du jeune fou.
Quand j’en tue un, c’est calme pendant deux heures. C’est comme ça que j’en déduis mon score réel, sans pour autant pouvoir le faire valider.
S’invite alors la frustration du pilote de chasse ayant abattu l’ennemi sans témoin pour pouvoir lui attribuer une petite patte de chat de plus à peindre sur la carlingue du spitfire.
🌋
La paix peut-elle être fondée sur les aménagements dans l'art de la guerre?
Quand on parle de guerre, on pense aux militaires, mais parle-t-on jamais de Paix économique?
Les partis en lice parlent de l'art de faire la guerre le plus confortablement pour tous, aucun n'avance des plans de pacification économique. Il y a des idées et des coussins ça et là, mais personne pour oser des mots comme "planification", "santé préventive", "éveil de génération", "Nouveau contrat social entre l'Etat et l'individu".
Non, nous restons en guerre, les meilleurs guerriers seront récompensés, les autres pouvant mourir sans honneur pour ne pas avoir été des plus forts.
40% de mes compatriotes (et ça ne me console pas de les savoir concentrés au nord) sont à ce point inconscients de Tout ,qu'ils sont prêts à achever leurs vieux... Qu'en disent les vieux flamands? "HAA ça est norrrmal hein dis! Quand t'es trrrop vieux, tu vas te noyer dans la merrrr, et ça fait de l'engrrrrais pour les moules..."
Et puis après les vieux, à qui le tour?
40% des Belges sont pour l’arrêt des soins pour les plus de 85 ans.
On comprend mieux pourquoi tout ce qui est à gauche est communiste pour les flamands…
Voilà donc comment nos cousins du nord envisagent de régler le vieillissement de leur population, on ne parle pas encore de recyclage en compost ou en digue pour arrêter la montée de la mer. Mais personne pour remettre en cause cette industrie de la maladie que sont ces soins de santé motivée et bâtie sur le principe de rentabilité commerciale.
90% des médicaments que consomment nos vieux pourraient être remplacés par du cannabis poussant gratuitement dans les jardins, mais ce serait supprimer un marché avant de supprimer la dette que ce marché engloutit.
Alors on garde malades les vieux qui peuvent payer, et les autres sont déclarés non rentables.
Si l’homme-rat se sort la tête de son cul, il réalisera progressivement que la première cause des problèmes de santé résulte d'un mode de vie basé sur la compétition et le travail, c'est le résultat de l"homme-outil". Si la vision politico-économique n'était plus de considérer la société comme une ressource, un moyen, un outil et un marché en même temps, à la fois pour faire des médicaments jusqu'à s'en rendre malades pour pouvoir les consommer, si à la place on avait une ambition pour l"homme-projet", en lui donnant tous les moyens de s'épanouir, notamment dans une culture de médecine préventive, donc de ne plus tomber malade, nous n'aurions pas cette discussion.
🌋 Silence d’un euro
Je suis un euro...
Je suis un euro ce matin.
Un euro créé par l'emprunt d'un quidam pour l'achat de sa maison.
Alors le banquier m'a créé. Avant d’être détruit dans le remboursement de la maison, j’ai le devoir de vivre, et de faire des petits, car le banquier ne se contentera pas de ma seule valeur pour solder la dette. Donc le propriétaire de la maison va travailler pour que je sois à lui, et il travaillera quelques cents de plus pour payer aussi les intérêts. Donc quand je ne serai plus officiellement au banquier dont le métier est de me créer sur gage, à savoir la maison, je serai au propriétaire de la maison, il me donnera au banquier, il deviendra alors propriétaire de sa maison à la place du banquier (qui était propriétaire jusque là alors qu’il n’a toujours rien fait), et moi je serai détruit par le banquier. Vous suivez? Le banquier peut me détruire sans disparaître lui-même parce que l’ancien propriétaire de la maison m’avait mis sur son compte en banque quand il m’a vendu, et fort de ce dépôt, le banquier a pu créer 90% de ma valeur qu’il a prêtée au voisin du propriétaire de la maison pour l’achat à crédit de sa voiture .Depuis ce dépôt, l’ancien propriétaire de la maison m’a dépensé dans une glace au chocolat, et je me suis retrouvé aussi sec dans les bénéfices de la multinationale qui vend les glaces. A la fin de l’année, la multinationale a versé un dividende à ses actionnaires, et je fut un milliardième de seconde la propriété d’un milliardaire qui m’a aussi vite réinvesti dans une action de Google. Le mois suivant, je ne valais plus que 85 cents, la valeur de Google ayant faiblit de 15% suite à la mort d’un des chiens d’un des fondateurs, les ordinateurs ayant estimé que cela affecterait la productivité du génie en deuil. Je ne vaux plus que 85 cents… Pourtant mon géniteur premier - l’acheteur de la maison qui bosse maintenant comme taximan - va bien devoir me rendre entier au banquier, et même avec des cents en plus pour les intérêts.. ! Alors il va devoir rouler plus pour compenser cette perte de valeur boursière… Là je vaux 85% de ma valeur initiale, et je vais me retrouver transformé, le monde est petit, en action de la compagnie de taxi qui emploie mon géniteur. Mon géniteur doit gratter des intérêts pour rembourser sa maison, alors il roule plus, plus longtemps, il est motivé, il ne fait pas grève, se laisse gratter des courses impayées et renonce à des avantages sociaux pour garder son emploi que son cousin voudrait tellement lui piquer. Donc ça roule, les bénéfices s’accumulent dans la société de taxi, l’action monte, et gagne 30 % sur une fusion-acquisition qui achève de mixer résultats réels et supputations spéculatives. Voilà que je vaux 1,15€ et que je suis revendu à cette valeur. Mon dernier propriétaire m’a donc retransformé en monnaie, je ne suis plus une action, une part de l’entreprise pour laquelle celui qui doit me regagner pour me rembourser roule en ce moment vers l’aéroport d’où sortira bientôt… mon dernier propriétaire…« Hep.. Taxi ! ». Et me voilà avec mon géniteur au volant, dans la poche de mon dernier propriétaire en route vers une destination que l’histoire oublie, car arrivé à la fin de la course, je me retrouve jeté de la main qui me tient à celle qui se tend, celle de mon géniteur. Il m’a gagné, soit échangé contre un travail qu’il a fait au profit de l’actionnaire. L’actionnaire a-t-il donné 1,15€ ? Non, il a donné le prix de la course, 1€, et a gardé les 15 cents. D’ailleurs ces 15 cents sont devenus très vite un nouveau placement, dans la dette publique cette fois, et mon taxi de géniteur travaille aussi pour payer des intérêts sur cette dette publique au profit de son dernier client. Là je me dis que je vais être détruit, car le remboursement arrive à son terme,et que mon taxi de père va me rendre au banquier pour solder l’emprunt. Mais non, parce que sa femme qui est garante de l’emprunt, et co propriétaire de la maison, a perdu son emploi chez un sous-traitant de Google suite à sa décote boursière, et comme un malheur n’arrive jamais seul, elle est partie avec le boucher, alors mon taximan ne peut plus rembourser la maison, et demain c’est la saisie. Ce soir je gis dans trois gouttes de bière, petite mare sur le comptoir d’un bar, mon taximan a jeté l‘éponge et je terminerai finalement mon existence en servant à payer les derniers intérêts d’un autre emprunt contracté par le boucher qui a séduit la femme du taximan et qui est venu boire une autre bière dans le même bar à la seconde où mon taximan écrase son outil de travail sur un platane. Dans ce passé en éternel régénérescence, je serai réincarné dans un autre euro pour payer le financement du taxi du cousin qui a enfin du boulot, mais d’ici-là, je me repose un peu dans le gratuit…
Je me sens plus utile dans le gratuit, il y a des sourires et des mercis, mais il paraît que je suis dangereux pour l‘économie, que je serai bientôt interdit… Pourtant dans le gratuit, je ne sers que pour des échanges utiles, qui spécule sur le gratuit ? Dans le gratuit, je n’ai pas de montre au poignet, le temps se donne, le temps se vit sans se projeter dans une autre valeur que l’utilité à venir que je sers… Dans le gratuit, une main est une main, et les poches sont légères comme le cœur. Mais le gratuit nuit à l’économie, alors l’économie me réclamera bientôt un nouveau tour de piste, entre l’emprunt de naissance et la mort dans le remboursement, une nouvelle balade dans le siphonnage du gratuit interdit, devenu payant par l‘énergie du taximan, et souvent de celui qu’il transporte, au profit de types qui le plus souvent ne se déplacent qu’en avions privés. 200 familles tiennent l’économie dans le monde. 7 milliards de taximans courent entre les platanes… Bon premier mai camarade, mais la solution ne passe pas par plus de taxis. C'est la Bourse qu'il faut commencer par fermer.
🌋
C’est triste un séchoir vide.
Ça dit que grand-mère n’est pas là.
Ça compte le vent pour rien.
Ca attend là tout nu sans pouvoir bouger.
Épouvantail d’opérette que les oiseaux usent pour perchoir…
c’est vide un séchoir triste.
🌋
Tout cela ressemble à une table gigogne, ou à une poupée russe...
Boîte 1: nous-même,
Boîte 2 (contenant la boîte 1): l'entreprise qui nous emploie, ou le réseau de clients pour l'indépendant ou l'entreprise elle-même.
Boîte 3: la région, son potentiel, son cadre légal, sa fiscalité, sa propre politique.
Boîte 4: La Belgique, ce qu'il en reste, une boîte bien fissurée qui risque de focaliser toute l'attention de diversion nécessaire.
Boîte 5: l'Europe, son cadre légal, son marché, son alignement politique.
Boîte 6: l'ensemble des Institutions mondiales (FMI, ONU, Banque Mondiale...)
Boîte 7: le système financier,
Boîte 8: la prérogative du dollar-armé
Boîte 9: ceux qui le tiennent.
Avec l'éclatement annoncé de la quatrième boîte, la fragilité de la cinquième, et de la septième, on a intérêt à bien rêver la troisième.
Et je n'entends aucun rêveur, juste des gestionnaires du capitalisme nucléaire au temps arrêté, planifiant le lendemain pour mieux le reporter.
Et quand bien même un rêveur serait entendu, et élu, en quatre ans, tu ne peux pas faire le salut des gens malgré eux en espérant avoir quatre ans de plus pour pérenniser une politique alternative.
Changer de politique dans un pays riche est aussi difficile que de faire courir des gens qui entendent "course" et pensent "magasins".
🌋
La société ramenée à un corps humain, on pourrait imaginer que les partis négocient le type de plasma qui doit couler dans ses veines.
"Plus d'oxygène pour les muscles" gueule le MR.
"Oui mais les doigts de pieds et de mains ne sont pas oxygénés" dit le PTB...
"On les remplacera par des prothèses" gueule le MR, "d'ailleurs t'es même pas démocrate" ajoute le MR, persuadé que "démocratie" veut dire "ultra-capitalisme".
A force de dire l'inverse pour son contraire, on peut comprendre qu'ils se réclament du rouge et du vert qui doit faire une part de leur bleu, ils seront même pansexuel si ça fait des voix, mais Defi leur a pris cette partie depuis un moment.
Le Cdh défend l'avant-bras droit tatoué d'une croix, le PS le bras et la jambe gauche, moins les mollets devenus tout verts, l'entrejambe est rose depuis un moment, et le reste.
Et puis il y a l'autre, le soudé, le siamois indécollable jamais content, encore plus brun, encore plus jaune, encore plus gourmand.
Jusque-là, au prix de contorsions dont la seule constance fut de remplir le cul du siamois jaune-brun, la recette du plasma pouvait toujours faire l'objet d'une solution... empoisonnée pour le siamois du sud, le contenant à l'état végétatif malgré sa résistance à la dose de somnifère distillée dans le cocktail.
Mais là, les doigts ont dit "non" d'un rouge sang.
Jusqu'aux poignets, les mains refusent de laisser les sortants continuer à les ignorer. Et le torse s'est verdi jusqu'aux épaules, le MR bugue sur un nouveau mot, après "job", ils découvrent le mot "démocrate", et le clament comme nouveau mantra, tous entendent "pas sans moi! pas sans moi!", ça fait sourire de risible...
Le gros siamois se noiera un jour dans sa propre vanité, mais là il est persuadé qu'il peut voler, et il a voté tout seul avec lui-même pour sauter du 15ième.
Les fesses du siamois du nord ont pris le pouvoir depuis un moment, et nous acculent à la séparation des corps.
Sur ce point nous sommes tout à fait d'accord: le gros siamois pense pouvoir voler sans le poids de son boulet du sud, et le boulet du sud ne pense pas que le saut du 15ième étage soit une bonne idée, même pour vérifier qu'on peut voler.
Alors les imaginations tricotent...
Faut-il un élastique? Comme pour la queue du chat?
Un diamant? Comme pour le verre?
Un laser? Une ligne d'acide? Une tronçonneuse? Un scalpel?
🌋
La seule chose réellement déplaisante dans la mort, c’est de ne pas pouvoir revenir pour en discuter.
🌋
En fait, si on y pense un peu, la différence entre "être malin" et "être intelligent" n'est qu'une question de principes... Nous sommes gouvernés par des gens malins, dans l'ignorance d'une couche de connerie, au désarroi d'une minorité intelligente.
Quand tu as du mal à être con, et l'éducation pour t'interdire d'être malin, t'es mal... ;-)
🌋
On se prend la tête mais tout se résume à un simple choix: on se débarrasse du capitalisme? Ou de ce trop-plein de main d'œuvre et de marché pour la gloutonnerie de ce système..?
Bon, les pauvres qui sont loin, ils sont loin, et si la télé n'en dit rien, on n'en saura rien. "Et puis même si on sait et que c'est tout près, hein mon bon monsieur, c'est la sélection naturelle...".
Alors, pourquoi une meute de loups est-elle conduite par les plus vieux, qui donnent leur rythme au reste de la meute, laquelle est fermée par le loup le plus puissant..?
Même si c’est une légende, je trouve ce comportement inspirant.
Le capitalisme ne peut survivre à l'humanité, sa dynamique conduira toujours à éliminer le plus faible jusqu'à la mort du dernier adversaire. Ce n'est pas le capitalisme qui assure la dynamique de notre développement, mais le partage et la collaboration qui survivent à cette vampirisation.
Il faut juste le réapprendre, c'est dans nos gènes, loin de cette culture du chiffre et des fins de mois qui tuent la majorité des gens à petits feux...
"- Oui mais t'imagine si en plus les pauvres vivent longtemps...?"
🌋 Silence de bonheur
"- Bonjour, je voudrais aller à "Bonheur" s'il vous plaît, pouvez vous m'indiquer la route?
- Alors vous suivez les flèches en direction de "Justice", puis arrivé à "Justice", vous aurez une indication vers "Partage", vous verrez, c'est facile, ça passe par "Sécurité".
"Partage" vous permet d'aller à "Méritocratie" ou "Pourtous".
Méritocratie est un cul de sac sans intérêt, et ce détour ne peut que vous conduire vers "Pourtous". de là vous avez une seule route qui passe encore par la belle ville de "Liberté", et "Bonheur" est juste après plein sud.
D'ici, toutes les autres routes vous conduisent à la ville de "Révolution", il y a aussi une route de là vers "Bonheur", et il faut parfois passer par là quand "Partage" est fermé."
🌋
J'aime imaginer que les extra-terrestres profitent de l'énergie et de la discrétion qu'offrent les nuages pour faire le plein pendant les orages.
Ce serait tellement logique.
De là à se dire qu'ils n'ont pas spécialement envie qu'on les prive d'orages sur Terre, il n'y qu'un éclair de lucidité à accueillir.
Y aura-t-il encore des orages sur Terre après la prochaine grosse claque que va prendre l'occident face au monde se libérant de son emprise?
C'est sans doute la seule question que je me poserais si j'étais un extra-terrestre, le reste... ne nous... concerne pas... diront-ils respectueux de notre indépendance.
Mais de là à se priver d'orages pour recharger les batteries alors que les orages sont rares ailleurs, là non, l'extra-terrestre sort de son nuage.
Ce sont des soucoupes volantes qui ont déconnecté les missiles américains et russes pendant la guerre froide.
Pouvons-nous encore compter sur une intervention extra-terrestre pour amortir les conséquences de ce que nous ne voulons pas voir se profiler sur la scène internationale dans un silence assourdissant?
De l'affaire Assange au MH-17, de l'Iran au Vénézuela, de la crypto diabolisée à Libra, du F-35 à Monsanto, l'Europe est à poil, une province américaine sur l'échiquier de l'oncle Sam intimée de le suivre dans son délire de pouvoir absolu.
Extra-terrestres ou pas, je ne vois pas l'alliance occidentale pro américaine survivre à la prochaine bagarre qui s'annonce.
🌋
A point? Ou bien cuit ton poussin?
Bon d'accord, c'est pas du Cornil...
C'est la vraie vie, je ne te fais pas passer le duvet du canard pris au télé pour l'étendue du grand nord...
C'est même plutôt l'archétype de la photo de beauf, mais mon appareil et moi sommes en froid depuis le début de notre relation, ma presbytie n'aidant pas...
Donc voilà, je pars pour prendre 3 poules, et je me retrouve en prime avec 6 poussins et 2 canetons.
Mazette, ce petit monde venait de la couveuse... et moi qui les avais tous mis dans la même manne...
10 minutes plus tard, tous les poussins sont passés par la piscine des canetons, 2 sauvetages de la noyade, 3 hypothermies jusqu'aux pattes rétractées, ça ne rigolait pas du tout...
Chaque poussin eut droit à un séchage emballage, et fut isolé des canards, au sec dans une caisse cocoon de plein d'essuies.
Ils avaient chacun leur lit, et qu'ont-ils fait?
Ils se sont retrouvés pour se coller avant de s'endormir...
Vendredi matin, ils ont pris 50% de volume, je me dis qu'ils ne peuvent pas rester dans cette boîte, ni sortir dehors par ce radieux printemps plein de nuages tempétueux, donc je les libère dans la cuisine.
C'est étonnant de les voir se déplacer en grappe serrée pour finalement quand même tout visiter en élargissant un cercle.
Pour ne pas faire de jaloux, j'ai aussi lâché les canetons...
Vendredi soir je remets chacun dans sa caisse, et samedi matin:
Octo-évasion...
Je rêve toute la journée que j'ai une sélection de mutants, que l'un pourra me faire la lecture pendant que l'autre rentre du bois, ou passe un coup d'éponge sur la dernière distraction de l'un d'eux...
Notre beau samedi s'étant passé sous la pluie, je rallume le feu dans la cuisine, et voilà le tableau (enfin, la photo beauf...) au moment où j'écris ces lignes...
Comment veux-tu que je les remette dans leur caisse...?
Soulignons surtout la moralité de cette remarquable observation ornithologique:
1/ les poussins s'habituent très vite à la liberté
2/ les poussins sont communistes, ils partagent tout comme des frères, l'un va manger, les autres suivent, l'autre s'endort, ils viennent se blottir.
3/ si tu appelles ta femme "Poussin", t'étonne pas si elle aime la chaleur des deux côtés…
🌋
La frustration est mère de la connerie.
🌋
Je garde l’idée de mes ailes
pour m’empêcher de boxer
au-dessus…
de la mêlée...
ne pas s’en mêler
ne plus s’emmêler.
Les bras sont forts des hommes
mes bras sont dans mon dos
invisibles et fort sensibles
puissants à la seule pensée
Elles sont qui de mon lit
me sortent des rêves
et soudain sur mes pieds
se sont repliées
Ne me parlez pas des anges
ni de Dieu, il ma déchu
mais j’ai gardé les ailes
dans ma tête,
réfugiées.
Je garde l’idée de mes ailes
pour m’empêcher de boxer
au dessus… de la mêlée
ne pas s’en mêler
ne plus s’emmêler.
🌋
Partir loin…
s’en aller…
partir loin pour se retrouver
…… loin…
Partir loin…
s’en aller…
tracer au nord pour se trouver
… …loin…
S’effacer…
Se copier/coller…
sur une plage sans cadavre
…… loin….
S’effacer
nager/prier
sur un avenir de vagues…
… … loin…
Revenir…
blanc bronzé…
un jour un vol mais…
…… loin….
Revenir…
noir doré,
un jour un vol mais…
… … loin…
🌋
C'est vers les 3h00 du matin, heure locale, qu'une chauve-souris largua sa fiente à l'aveugle dans la nuit noire.
La fiente s'écrasa sur un tas de graviers pour sécher au vent.
Un coléoptère insomniaque passant par là se fit une colère de déplacer ce qui était devenu un obstacle sur son chemin de ronde, et l'agglomérat de gravions se mit à dévaler la pente, entraînant d'autres gravions collés de fiente...
C'est ainsi que commença la chute de pierres qui devrait entraîner avec elle la moitié de la couronne du volcan, provoquant une vague de 300 mètres de haut qui libéra le monde d'un sinistre drapeau, rasant au passage toute une côte…
“pour ne pas oublier”…
🌋
Il y a des gens qui regardent hors de la grotte...
Si! Hors de la grotte!
Ils disent qu'ils sont sortis et qu'il y a une boule de lumière qui fait mal aux yeux..
Si ! J'te l'dis...
Alors ceux qui les ont suivis sont revenus et ils avaient mal aux yeux!!!
J'te jure.
En tout cas moi je ne sors pas de la grotte...
D'ailleurs dans le journal, ils l'ont dit aussi, alors c'est des fous les gars qui sortent de la grotte... on devrait l'interdire, on tente de fermer la grotte, mais ils trouvent toujours des failles.
La dernière faille en date s'appelle "Epstein", du nom d’un mec suicidé dans sa cellule alors qu'il allait cramer du vieux président, mais c'est des rumeurs hein…
🌋
Comme la mer,
entre ciel et sable
à lécher les rivages,
et fracasser falaises
l’écume au vent
Comme la mer,
entre côtes et terres
les entrailles en feu
pour mieux dessiner
des volcans
Comme la mer,
gonflée vers la lune
qu’elle suit d’une vague
que l’astre dépasse
jusqu’à demain…
🌋
La différence entre le nationalisme et le capitalisme n'est qu'une question d'échelle.
Le nationalisme se contente d'un territoire quand le capitalisme prend le monde entier.
L'essence est la même, le résultat aussi.
Alors quand le G7 se présente à la fois comme le bloc des plus grandes puissances économiques, ce qu'il n'est plus ayant fondu à la même vitesse que Bart De Wever,
et comme les "démocraties libérales garantes des droits de l'homme", alors qu'elles ne sont pas à un coup d'Etat ou une guerre près là où ça les arrange, la presse (#Assange) se fait la complice d'un fascisme d'échelle mondiale.
Blond aux yeux bleus, berlinois en 1942, plombier anti-fasciste...
Que Dieu lui-même ne foudroie surtout pas l'imposteur laissant entendre que Dieu s'ennuie, et que les imperfections de l'homme l'amusent plus que sa vertu, le silence n’en serait que plus assourdissant.
🌋
Comment occuper un schizophrène?
lui ouvrir un forum.
Lui faire payer une note de resto pour 4 quand il est seul.
Lui louer deux chambres à l'hôtel
Inviter sa femme à ne pas dire “encore” mais “encore?”
🌋
Je ne sais pas si ce sont les incendies en Amazonie,
en Afrique ou dans l'Oural,
ou bien les explosions de fusées en Iran ou en Russie,
ou bien les pesticides répandus sur les terres,
ou alors peut-être les stocks de munitions
noyés sur nos côtes qui commencent à relâcher leur poison,
mais depuis quelques jours,
je n'arrête pas d'éternuer...
Pas vous?
🌋
Il s'appelait Paul Guillaume, j'étais fier d'être son neveu.
Paul avait été champion d'escrime, forgé tout jeune par son père, et il était resté champion dans l'âme, courant jusqu'à son dernier souffle, cultivant sa forme physique.
Il aura attendu une vie de prof pour faire ce qu'il voulait vraiment vivre: jouer au cinéma.
Et timidement, fidèle à sa nature, comme une ombre, il a profité de sa retraite pour faire les plateaux de tournage, additionnant les silhouettes discrètes et les figurations.
Il y a deux semaines, il avait des tas de projets, et nous présentait sa démo.
Comme s'il avait fallu qu'il assume son rôle sur Terre dans son besoin d'être acteur pour s'en aller, mission accomplie.
Je t'aimais beaucoup Paul, ton petit rire gêné et cette façon de t'exprimer un peu saccadée me resteront à jamais.
Les mots prenaient leur élan dans ta bouche, avant de se déposer sans prendre beaucoup de place, ou pour ne plus s'arrêter...
Paul a rejoint sa maman qui l'aimait tant, et son père, son homonyme, ce père qui l'avait tellement marqué en partant trop tôt.
Adieu Paul, merci.
🌋
Comment occuper un schizophrène?
Le convier à former un peloton d’exécution,
armé du fusil avec la balle à blanc.
🌋
Quand j'entends dire d'un parti qu'il doit "prendre ses responsabilités", comprenez "aller faire de la politique de droite au motif qu'il peut compléter une charrette pour faire une majorité", je m'étonne toujours.
Comme si être élu devait impliquer de faire tous les compromis pour avoir le pouvoir.
Dans ce sens, je serais plus enclin à laisser l'expression à un Pétain, mais on ne dit jamais de Pétain qu'il a "pris ses responsabilités".
Pétain a pourtant pris ses "responsabilités".
Il a assumé les compromis avec l'occupant pour permettre à une France de dormir 5 ans en attendant la libération que nombre de Français n'attendaient pas, profitant des compromis négociés par un Pétain "assumant ses responsabilités" au profit d'une France profonde qui ne s'interrogeait pas. Il faudra la libération pour que les "terroristes" soient honorés du titre de résistants.
Faire une politique de redistribution (ne disons plus de gauche, la gauche ils l'ont tuée) sortant du productivisme (ne disons pas Écolo, l'écologie est dépassée), sous cette Europe-là?
Avec la crise systémique qui s'est déjà enclenchée (les patrons vendent leurs parts depuis un mois), rentrer dans une majorité qui ne sera pas totalement disruptive revient à prendre les commandes du Titanic.
On doit sortir les canots depuis des années, infiniment plus vite que ne tombent les prises de consciences trop tardives.
Alors quand on vient dire que la dernière chose que le peuple veut, c'est retourner aux élections, depuis quand tient-on compte de ce que le peuple dit? Et comment nos élus en sont-ils si sûrs?
Notre démocratie se meurt de l'absence de débat à la hauteur des questions à poser, le questionnement est canalisé sur un paradigme capitaliste qui n'est pas remis en question, le hold up systémique des plus riches est ouvertement couvert par la classe politique sortante, et jouer avec ces gens-là reviendrait à "prendre ses responsabilités"?
La partie de monopoly se terminera dans un effondrement, et ce n'est pas LN24 qui changera la donne.
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- “Baptiser un parti "Droite Populaire", c'est choisir un oxymore.
- Comme Occis-mort?
- Plutôt comme "mort-vivant".
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Comment peut-on encore avancer l'éternel chantage à l'emploi pour justifier une industrie de mort?.
“Si les licences d’exportations sont bloquées, nous perdons des milliers d'emplois!”
nous avancent les marchands d’armes.
Ce qui revient à dire que si la guerre s'arrête, nous perdons des milliers d'emplois.
Cela est-il raisonnable de bâtir une économie sur une dépendance de conflits?
Les marchands d’armes ont-ils des enfants?
Vendraient-il leurs enfants à l'Arabie Saoudite pour sauver leurs emplois?
Et les travailleurs de la Fabrique Nationale sont-ils prêts à vendre les leurs?
A les mettre "en vacances" au Yémen pendant que les parents sauvent leur emploi? Il faut penser "global".
Vendre des armes, c'est accepter de tuer nos propres gosses.
Ce qui fait notre propre représentation au monde, notre rapport aux autres, les valeurs que l'on croit partager, le sens de l'amitié, des liens familiaux, ne peut avoir aucun sens à la seule échelle des individus. Il faut penser "pour tous".
Chaque mouton peut être attentif à son voisin, si le sol se dérobe droit devant à 200 mètres, tant qu'on continue à avancer animés du seul souci du seul voisin, ce ne sera d'aucun secours.
Défendre le droit de vendre des armes, le droit de tuer le sol et la mer au nom des emplois, c'est juste ça, un troupeau de moutons marchant droit sur le ravin tant que l'herbe pousse devant, et in fine laisse ses agneaux pour distraire les bipèdes..
Attendre des moyens de l'Europe pour assurer une transition de la FN en entreprise utile, c'est prolonger le crime par le chantage à l'emploi puisqu'on sait cette Europe-la sous emprise.
Le président de l’Union wallonne des entreprises le sait mieux que nous, et il ne veut rien toucher sinon il réclamerait un plan d'accompagnement national pour faire de la Belgique un pays zero balle de guerre dès la prochaine législature, et là ce n'est plus Écolo qu’il essaie de raisonner qui doit l'entendre, mais tous les autres.
Le paradigme "emploi" n'est plus recevable et doit être interrogé, la société a besoin de remise en question et de formation, de temps et de sécurité économique individuelle et collective, mais même sans un gouvernement, la société n'en finit pas de marcher avec de vieilles chaussures pour payer une dette qui s'accumule dans les paradis fiscaux.
Faut que ça s'arrête, nous ne sommes pas assez un camp de rescapés juifs tenus en joue par l'armée allemande que pour avoir l'excuse pourtant impardonnable d'être les sans conscience de niveau deux qui réclament l'uniforme pour avoir des permissions.
Le "Commun"!
Pas la fosse commune.
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La prochaine majorité va pondre son œuf.
Alors nous avons le bleu-bleu au fil noir subtilement intégré, indémodable, le grand classique.
Puis nous avons le bleu-rose, issu originellement d'un rouge vif patiemment dilué jusqu'à devenir ce rose aux reflets bleutés, une beauté.
Alors fort de ce succès, nous avons tenté la même recherche à partir du vert, qui contient du bleu et qu'il s'agissait de sublimer au profit de cet azur verdi de belle façon, on s'y tromperait.
Le mariage des trois bleus est remarquable, toutes les combinaisons sont possibles.
Je vous laisse mûrir votre choix...?#Le_vote_c_est_important
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La nouvelle majorité a pondu son œuf.
Moins de pub sur Matin-Première, et des avantages fiscaux pour les profs qui feront des heures supplémentaires, entre deux trajets en vélo pour garder la forme.
Le tout sera sous monitoring pour un budget sans nouveaux impôts à l'équilibre en 2024.
Et d'ici-là, on va même nous demander notre avis à propos de la pertinence à encore apprendre le flamand, une petite crole de séparatisme boudeur en forme de long miaulement nocturne... dans 3 ans... si des fois que quand même les flamands décidément...
D'ailleurs on va même tenter des expériences zéro chômeurs (de longue durée...) dans ces micro zones particulièrement sinistrées (un quartier? une rue? ou toute une famille?) pour voir si les gens supportent ce changement brutal et collectif...
Ce qui est bien en Wallonie, par delà le sens exceptionnel du compromis (le langage des oiseaux nous invite à couper le mot en deux, mais restons courtois), "con promis" qui porte la promesse contenue dans notre ADN typiquement wallon, c'est cette ambition, cette audace à devenir, cette capacité à anticiper ce que les autres ne voient pas encore et qui nous place toujours dans cette entreprise d'intelligence collective éclairée de vision et d'anticipation, c'est formidable, un tel sens de la résilience discrète et du renoncement de soi au profit de tous, à commencer par les plus faibles devrait faire l'objet d'une exposition mondiale pour sauver l'humanité.
Faut croire que les 20% de pauvres, c'était juste pour faire plaisir au seul Cdh en quête de paradis…
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En sciences politiques, j'ai appris qu'on ne pouvait pas rêver le sauveur, ce roi philosophe, parce que pour le même prix, nous aurons un tyran.
Nous ne pouvons pas non plus vouloir le communisme, parce que pour le même prix nous avons le fascisme.
Reste la démocratie, elle-même confisquée par le capitalisme qui aura pris la place du roi philosophe et du tyran en même temps, privatisant les ressources communes jusqu'à écrire l'histoire dont il se nourrit.
Et quand la démocratie accouche quand même d'un roi philosophe, la mondialisation de l'économie l'écrase.
Le capitalisme ne peut plus être le moteur de développement de l'activité humaine, et je n'entends personne interroger les règles imposées par l'héritage.
Nous allons avoir un gouvernement qui s'apparente à l'union sacrée, une tripartite qui arrive encore à te vendre de l'avenir sur les vieux moteurs (ou devrais-je parler de vieilles rames?) sans rien interroger des fondamentaux.
Gouverner c'est prévoir, mais avec un champ de vision aussi bas, ils vont juste gérer hier.
A quand un "Ministère du rêve et de l'Avenir", une administration dédiée à l'exploitation de l'imagination humaine au service de l'humanité..?
Bien sûr on va investir dans "l'innovation", mais de celle qui se vend, pas de celle qui peut changer le monde gratuitement.
Si "l'innovation" accouche de la panacée qui mettra toute l'industrie pharmaceutique par terre, sera-t-elle la bienvenue?
Ce n'est pas tant le budget qui doit être mis sous monitoring, que la qualité de vie qu'il permet.
Le bonheur est d'abord conditionné par un sentiment de sécurité de revenus, et sans aucune dette (l'université de Gand l'a démontré).
La politique d'acquisition immobilière est d'abord une invitation à l'endettement (-48% de bonheur), et la précarisation du marché de l'emploi réduit la sécurité de revenus.
Les deux conditions de base pour voir les gens heureux ne sont pas réunies.
Je pense que le ministère du Rêve ne peut pas exister parce qu'il démontrera vite que le bonheur est le premier carburant de l'humanité, qu'il donne des ailes aux gens, et que des gens qui savent voler ne marchent plus au pas.
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il est quand même temps qu'on prenne tous 5 minutes par jour pour imaginer qu'on est mort, 5 minutes pour regarder sans peur, 5 minutes pour laisser monter les regrets et réaliser à côté de quoi on passe.
Quand des gosses pensent encore qu'aller pousser une gueulante à l'ONU peut changer la donne, d'autres plus nombreux le disent en massacrant leur école au fusil-mitrailleur, et le seul fait que Greta fasse encore l'objet de critiques me donne des envies de rétablir la peine de mort, de ressortir la guillotine pour raccourcir tous ces fats cyniques, les premiers responsables par leur prédation, les plus âpres à concentrer le pouvoir, les plus prompts à profiter et à nourrir cette guerre économique dans les murmures des médias qu'ils contrôlent.
Le quidam est perdu, l'idéaliste pleure, le cynique se marre.
Que ferons-nous quand un gosse de 16 ans lancera une grenade sur une grappe de cravates?
Sera-t-il terroriste ou résistant?
Fermons les yeux 5 minutes aussi souvent que possible avant que ça n'arrive, parce que ça va arriver.
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L’impatience est l’antichambre de la frustration.
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Je m'interroge sur la santé mentale de nos dirigeants de droite.
Je ne parle pas de leur intelligence, ni de leur degré de perfidie ou de leur talent à la manipulation de masse non, mais de leur santé mentale...
Leur tolérance à l'injustice est proportionnelle à leur manque d'empathie, leur propension à l'enrobage est leur langage courant, la promesse la partie visible du mensonge éhonté...
Tout homme ou femme politique devrait être le pompier de tout incendie social, et nous n'avons que des pyromanes qui sacrifient des pays entiers...
Que dire d'un homme qui, répondant à la critique par le silence, reste persuadé que son silence est une preuve de courage..?
Pimpompimpon...
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Le sentiment d’échec d’une vie,
c’est quand tu sais que tu as raté quelque chose,
mais que tu ne sais plus quoi.
🌋 Silence le Poney
Refaire,
encore,
un tour de poney
aux fleurs de mai
revoilà
le tour de France,
les chaleurs, la moiteur
vivement l’hiver
s’éveiller
sous la neige
voir percer les muguets
tomber la première dent
des enfants
des enfants
des enfants
Refaire,
encore,
un tour de poney
à la télé
sur les images
d’archives
revoir encore
ce beau dimanche de foire
quand les parents des enfants
étaient encore à dire…
Refaire,
encore,
un tour de poney
Aux fleurs de mai
revoilà
le tour de France,
les chaleurs, la moiteur
vivement l’hiver
encore se réveiller
sous la neige
voir percer les muguets
tomber la première dent
des enfants
des enfants
des enfants
Refaire
encore,
un tour de poney
comme quand on
pouvait encore...
🌋
La marchandisation, c'est la mise aux enchères permanente de l'art de confisquer le présent pour voler l'avenir…
La seule chose qui a une vraie valeur, c'est le temps.
Et tout se ramène à ça.
L'argent est du temps, soit le temps des autres au prix convenu.
La merdouille administrative qui te pète ton temps libre, les embouteillages, les manquements divers des uns et des autres à rattraper, à contrôler, c'est du temps.
Ce contrat qui passe et repasse dans la boîte mail parce que l'un de tes clients est une administration pleine de gens rémunérés pour payer tard le moins possible en te renvoyant ce contrat pour la 4eme fois, c'est du temps.
Le temps de travail mobilise volontiers et sans complexe le temps libre des autres...
L'exemple que tout le monde reconnaîtra est cette "erreur" qu'on va corriger sur ton contrat d'assurance, le calcul de tes impôts, le RDV au garage, ou ce coup de fil du bout du monde qui veut te vendre un canapé à côté de chez toi, et 2 minutes de perdues en plus, 2 heures volées à mon temps de rêve éveillé, 15% de vie, 60% du temps libre disponible perdu.
Et ça, ça doit absolument cesser.
Faites le compte du temps perdu dans ce délire, à votre échelle, là où vous êtes.
Et faites le parallèle avec le type étiqueté "paresseux" et qui attend simplement que les autres réalisent le caduque de leur agitation...
Je l'envie ce type.
Il nous voit courir comme des poules arrogantes de leur idée de liberté... j'en souris avec lui.
Un société chronophage-ophile ne peut que rendre chronophage-phobique, mais faut-il se rendre malade avant de sortir de la marchandisation, cette mise aux enchères permanente de l'art de confisquer le présent pour voler l'avenir?
🌋
Covid_19, ça sonne soudain comme le nom d'un missile russe.
Pas plus grave qu'un rhume pour les gens en bonne santé, ça tue quand même les 20% les plus faibles si je compte bien.
20%? Mais non Jp, ils ont dit "2%".
Ils ont dit... mais annonceront-ils la fin du monde?
Parce qu'un virus qui fait 1.116 morts pour 4856 guéris sur 45.000 cas, ça fait quand même toujours un gros 2% par rapport au nombre total de cas recensés, mais aussi 20% par rapport au nombre de gens déclarés "guéris".
Et puis c'est la Chine, or la Chine est continuellement dénoncée comme de nature cachotière...
Et là nos médias ne remettent pas en question les chiffres officiels chinois, sauf chez les conspis, là on en est à 250.000 cas et 25.000 morts (et étayé d'éléments toujours aussi troublants... ralalala ces conspis, si on ne les avait pas faudrait les inventer...)
En attendant, le truc présenté comme un rhume aux premières lueurs de l'épidémie devient soudain en deux jours une menace imminente pour l'Angleterre, "une très grave menace pour le reste du monde" selon l'OMS.
Mais quelle menace? De voir les 20% de gens les plus faibles disparaître des statistiques? N'est-ce pas le second souffle dont a besoin le modèle économique pour survivre à ce trop plein de bouches inutiles à la concentration économique dans la course vers les étoiles..?
🌋 Silence l’alarme
Tu vois ton alarme sonore? Oui, ce truc qui hurle pour le quartier que tu es plus peureux que la moyenne, et que tu t'arroges le droit d'emmerder les autres pour protéger ton petit confort bourgeois.
Et bien c'est le genre de pollution qui me donne envie de me présenter aux élections avec cette seule proposition de loi: l'interdiction de ton truc qui hurle ton mépris pour tes voisins et l'envahissant de ta parano.
Et tu me diras que la musique va trop fort après 22h00?
Ce deux poids deux mesures qui fait que la propriété s'arroge tous les droits, y compris celui de flinguer le sommeil des voisins ou la tranquillité d'un dimanche, doit cesser.
🌋 Silence les autres.
L'occident n'a déjà plus de légitimité quand il prétend défendre ses valeurs, alors sommes-nous encore à un Assange près?
Le corps journalistique au garde à vous ose à peine citer son nom, comme d'une bête dont on ne sait pas si elle n'est pas contagieuse quand on en parle.
Julian Assange n'a pas seulement révélé les crimes de guerre américains, il aura aussi mis en évidence l'allégeance d'une presse qui a renoncé à sa liberté.
Que Assange soit libéré ou pas, notre presse de larbins a montré sa véritable nature.
La liberté d'un homme?
Sa capacité à penser
par lui-même.
🌋
Jamais vu un rhume faire autant de dégâts à l'économie.
500 cas de plus ce matin (76 727), 2 247 morts pour 18 807 sauvés, les 2% de mortalité commencent doucement à montrer les limites du calcul: pour moi, 2.247 morts sur 18.807 sauvés, ça fait toujours une proportion de 15% de morts pour 85% de sauvés.
("non mais tu comprends Jp, si on dit aux gens la vérité, ils vont paniquer, c'est pas la peine, laissons ça aux spécialistes..." ok je sors... jusqu'à demain...)
🌋
1.200 médecins démissionnant en bloc de leurs responsabilités d’encadrement de gestion en milieu hospitalier, cela devrait dire à chacun combien la fonction publique française est au bord de l’abandon de poste.
La sociocratie doit s'imposer dans toutes les sociétés comme les syndicats s'y sont imposés, et si les syndicats faisaient leur job, cette sociocratie (le droit de voter pour ou contre la hiérarchie chaque année, entre autres choses) serait déjà une réalité.
Les gestionnaires récompensés à déshumaniser la société doivent être vus et traités pour ce qu'ils sont: des coucous, et interdits d'accès aux bâtiments après un vote de la base.
Nous allons vers une violence que ceux qui la sèment ne soupçonnent pas, et j'avoue que j'applaudirai au retour du goudron et des plumes pour ces encravatés sur-payés à détruire les métiers et ceux qui les pratiquent.
🌋 Silence du “e”
Une langue, ça se perd faute de sens.
Et prêter aux moines la responsabilité d'une règle imbécile est une grande prétention.
Combien de choses allons-nous encore simplifier pour éviter de réfléchir, au risque de devenir intelligents?
Jusqu'ici, la grammaire faisait la politesse d'accorder, à l'objet dont tu parles, sa présence jusqu'à la fin de la phrase.
C'était une forme de reconnaissance, c'est ce qui faisait le lien d'une phrase jusque dans sa sonorité, en particulier au féminin.
"Les vacances que j'ai vécues, le "es" disparaissant avec la nouvelle règle, ça ne ramène qu'à soi, toute référence aux vacances a disparu.
Je vous invite à dire à haute voix en fermant les yeux:
La femme que j'ai aimé".
Maintenant dites:
"La femme que j'ai aimée".
Cette femme, elle résonne littéralement dans le mot "aimer".
Avec cette nouvelle règle, là, elle disparaît, ça devient "La femme que j'ai aimé", et ça s'arrête à soi, à notre propre expérience.
C'est pour éviter des larmes parce que nos profs de français n'entendent pas le sens qu'offre la richesse de leur langue? Mais il faut faire appel au poète que la langue invite à entendre, l'accord permettait justement "d'accorder" le sens de la phrase..!
C'est là que le poète qui dort dans chaque prof de français doit se réveiller, écouter sa langue, l'entendre pour pouvoir l'offrir comme support de communication, mais aussi de rêve.
Cette règle n'a pas perdu son sens au motif que les moines étaient des automates, comme suggéré, mais parce que l'écrit retranscrit de l'oral, ce qu'on entend, et "la femme que j'ai aiméE", j'en parle jusqu'au bout, je la rends présente dans ma narration jusque dans la dernière résonance..
Nous avons là l'intégration, dans la règle, de l'oubli de ce dont on parle au profit de notre seul ego-trip.
C'est fou.
Temps un, on parle avec la richesse de pouvoir exprimer la présence de l'autre.
Temps deux, on le retranscrit à l'écrit.
temps trois, l'écrit supplante l'oral dans les élites
temps 4, le sens des règles n'est plus transmis
temps 5, on jette ce qu'on ne comprend plus.
Cette nouvelle règle intègre l'exclusivité du MOI dans toute expérience, le pluriel - que l'écrit permettait enfin de faire apparaître - est jeté aux oubliettes, et le féminin sera dorénavant silencieux.
C'est là qu'on peut se demander si l'égalité des sexes ne rime pas avec disparition du féminin.
La nouvelle règle c'est donc:
«Le participe passé, avec l’auxiliaire être, s’accorde comme un adjectif (c’est-à-dire avec le mot auquel il se rapporte). Avec l’auxiliaire avoir, il ne s’accorde pas.»
Pour rappel, l'ancienne règle demandait un temps de représentation et de rêve de plus, d'oreille aussi, juste pour remplir en conscience l'ensemble des sens dans ce que tu dis, bien au-delà du soi:
«Employé avec l’auxiliaire avoir, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct quand celui-ci le précède (les crêpes que j’ai mangées). Mais si le complément suit le participe, il reste invariable (j’ai mangé les crêpes).»
Si compliqué à entendre?
Grévisse? Mais il était sourd.
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Ce 21 février d’une année en miroir jusqu’à la coquetterie bisextile, les massacres d'extrême-droite en Allemagne agitent le Jt sans mériter le mot "attentat", ni les auteurs celui de "terroristes".
Ce sont des "attaques", qui sont "racistes" et "antisémites", pas "islamophobes".
Et puis après on t'explique - comme chaque fois qu'un avion tousse - que les vacanciers prenant l'avion vont devoir faire preuve de patience à l'aéroport.
Mais chaque jour, nous sommes des dizaines, centaines de milliers dans les embouteillages, chaque jour, mais ça ne fait jamais un titre dans le journal, sauf blocage total d'une autoroute avec un camion en feu (le feu, c'est vendeur).
4ème sujet, et non des moindre: 50% de la population belge pense que la classe politique est corrompue.
Alors portrait d'un jeune MR qui monte, un clone de Charles Michel... bin oui, faut bien sauver les protecteurs malgré le désaveu public, et montrer que l'alternative est le clone de ce qu'on connaît déjà...
Blabla sur l'Europe, c'est compliqué, mais tellement compliqué, mais on t'explique quand même même si c'est compliqué.
Fermeture d'une centrale nucléaire, l'occasion de tendre le micro vers les défenseurs... du nucléaire... z'ont même trouvé un écolo pour défendre l'atome... et de terminer sur une augmentation à venir de l'électricité... belle leçon de partialité.
6 broyeurs ont des "nouveaux" normes pour arrêter d'empoisonner l'entourage, mais le directeur a une cravate flamande alors on laissera dire “nouveaux normes”...
Détour par l'Algérie, pour rappeler que des jeunes peuvent être majoritaires dans une société, avec un président de 90 ans, et la mafia derrière qui invite implicitement, c’est le but, à se rappeler que notre façade démocratique est par contraste, très sympathique, presque saine, on en oublierait que la moitié des Belges pensent que leur classe politique est corrompue...
Allez hop, ode à la générosité des ultra-riches, ils peuvent être d'autant plus généreux qu'ils n'y sont pas obligés par l'impôt...
Une cartouche contre Trump, 7 milliards de pub pour l'ensemble des campagnes, mais pas question de mettre en doute la nature démocratique du grand frère américain.
Tentative de vérité possiblement accessible via les archives de Vatican, après 70 ans...
Bon, toujours pas de foot?
Non, Binche vole la vedette avant son heure, en route pour le mimosas, et tranche d'histoire dans le midi...
Et tu voudrais que les gens ne finissent pas complètement indifférents..?
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Assange est le symbole, à contrario, d'une presse assujettie.
Il est le symbole de la lâcheté de TOUS les gouvernements européens, aucun n'ayant offert l'asile politique.
Il est le miroir de notre propre lâcheté à défendre notre droit d'expression.
Julian Assange est sans doute le prisonnier politique le plus important du monde entier, non pas que les autres prisonniers politiques aient moins de mérite, mais parce que Assange révèle à quel point, même en Europe, le droit à une expression politique indépendante est bafoué dès qu'il représente un danger pour le gouvernement concerné, les gilets jaunes en étant la plus récente démonstration.
Si on laisse Assange se faire extrader, nous sommes tous en danger de devoir le suivre un jour sur la seule volonté des USA.
Comme dit le sage Rumi:
" Vous n'êtes pas une goutte dans l'océan.
Vous êtes l'océan tout entier dans une goutte d'eau. "
Julian Assange est un océan en prison.
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Sanders? Une solution d'avenir?
Je préfère assumer l'évidence d'une adversité, qu'un faux partenaire prêt à faire la guerre.
Je sais, tous mes copains de gauche vont me tourner un peu plus le dos, mais l'ère des compromis boiteux sur la gueule des pays du sud touche à sa fin, la jeunesse est là-bas.
A moins qu'on ne mise sur un avenir qui "Covid_19fra" plus violemment au sud qu'au nord..?
Et tant qu'on est sur le sujet sensible du moment, après avoir surveillé la Chine quant à ses mesures de confinement, nos gouvernements européens sont-ils prêts à renoncer à la croissance-carotte et à isoler Paris? Berlin? Anvers?
Si la Chine doit confiner, que l'Europe ne sorte pas la carte "c'est hors de contrôle", parce que c'est hors de contrôle depuis le début, alors peut-on en déduire que le printemps s'annonce comme de grandes vacances dans des pays paralysés?...
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L'art du compromis courte vue à la cécité imbécile
conduit à l'immobilisme sans idée ni vision.
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Dans mon village natal en province de Namur, ils ont refait tout le centre du village, (Grande-)Place et trottoirs, en bons vieux pavés.
Alors, rentrant de temps en temps là-bas, j'ai suivi les travaux.
D'abord, le timing, rassurons tout le monde, fut respecté: chantier bouclé juste à une semaine des élections. Ce timing procède-t-il vraiment du bien commun? Ne boudons pas notre plaisir.
Mais avant les élections donc, jusqu'au dernier jour prévu sur papier, on a vu des ouvriers faire le chantier. Et bin vous savez quoi? Je n'ai jamais vu autant d'étrangers dans les rues de mon village natal. Quand je dis "étrangers", ce n'est pas que je ne les connaissais pas, mais ils étaient tous noirs, sans protection, sans lunettes ni casques, ni gants. Je m'en étonne, et c'est mon étonnement qui étonne. Alors je soulève une évidence, il y a plein de carrières dans le coin, la rue où j'ai grandi en tire même son nom: la Pireuse", pour la Pierreuse, adossée à une colline, elle a donné ses pierres au village.
D'où viennent ces pavés?
Réponse: d'Inde, c'était là le moins cher...
J'en suis tombé sur le cul, je ne voulais pas le croire, personne pour me dire que c'est une blague, j'étais fou, ou le monde autour l'était.
Depuis, j'ai appris que l'Inde exporte ses pavés, en profitant de la masse que réclame un bateau pour garder sa stabilité, on a mis les pavés dans la coque à la place de l'eau, et que ça ne date pas d’hier, puisqu’on marche sur des pavés belges à N-Y depuis le 19ème siècle pour les mêmes raisons.
Ce beau chantier exceptionnel dans l’ambition de la majorité politique sortante a été récompensé, la majorité a été reconduite haut la main.
Les ouvriers noirs sont partis, et la commune remboursera maintenant 7 ans durant les pavés importés d’Inde, et les mains noires d’un sous-traitant qui n’a pas trouvé la main d'œuvre sur place.. Au prix sans gants ni casques ni lunettes, cela s’entend…
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Ce matin la radio radiote autour d'une enquête d'opinion auprès des européens à propos de l'Europe, et le journaliste de présenter Mckinsey à l'origine de cette enquête comme une grande entreprise "mondiale".
Là, tu te dis que c'est pas russe ni chinois, "mondial" étant le monopole des américains forts de leurs seuls vassaux.
Mais "mondial", ça neutralise toute interrogation sur le potentiel de l'orientation des questions posées et des réponses retenues.
Ce qui faisait marrer le journaliste, c'est la marque que les sondés citaient pour symbole européen, voire pour diriger l'Europe...
Zero recul pour réaliser ce qu'induit ce questionnement.
L'enquête révèle aussi que 75% des sondés sont favorables à un salaire universel et que la majorité craint de perdre son emploi au profit d'un robot, mais ça, cela ne fut qu’à peine évoqué.
Une enquête à la fois issue du premier cabinet mondial de conseil, le plus gros producteur de CEO pour des entreprises de plus de 2 milliards de dollars, et qui dit que 75% des sondés sont favorables au salaire universel, le sujet est là, mais le journaliste passe à côté.
Et voici que rebelote, Mc Kinsey, tel un ministère underground, fait encore bouger les lignes l'air de rien, dans un paysage politique gelé...
Mc Kinsey... l'action souterraine que personne ne veut interroger..
Pendant le même temps, la Bourse prend la journée pour s’effondrer, ce qui libère l’OMS de silence d’alerte pandémique, ce qui permet aussi de dire que la Bourse anticipe toujours la crise...
Cela étant, pourquoi 20 vaccins quand la chloroquine injectée dans les légumes et un remix de "Mange des tomates mon amour" se répand déjà de rumeurs comme traitement possible..?
Et surtout, surtout, que faire de tout ce cash qui fuit la Bourse? On avait déjà des records de dépôt avec une Bourse qui portait le plafond le toit et le ciel à bout de bras, et là c'est plein de liquide qui rejoint les stocks en dépôts, même les cryptos dévissent, et même... l'or.
Comme si le cash se retirait tel la mer... avant un tsunami?
Nos médias regardent des mouettes fuyant une prochaine éruption volcanique et s’écrient “Terre! terre!”...
🌋
Sur un bateau, il faut faire le contrepoids de son corps pour équilibrer le vent dans la voile.
Et puis il faut régulièrement changer de côté, sans se prendre le retour de bôme dans la tronche.
Si on devait comparer ce bateau à la société, y'a la gauche qui compense le tangage, et la droite qui tient l'aviron.
La différence entre les deux? La droite croit qu'elle va quelque part tant qu'elle améliore le confort de la capitainerie, et la gauche tant qu'il y a des quarts garantis sous la pluie - malgré l'inutilité d'avoir un veilleur depuis les radars -, et des essuies secs pour les pauses.
Des cormorans rient bruyamment de ce navire cinglant droit sur la fin de la mer, mais les hommes sont trop occupés pour les entendre…
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Santé économique versus les 3 à 4% des plus faibles, en 3 semaines le choix aura été politique, soutenu médiatiquement en chorale, et sans aucun débat public.
De toute façon, le potentiel de déni est supérieur au souci de conscience, donc autant parler à des sourds.
La campagne d'alerte pour des mesures de précaution plus radicales aura été noyée dans les contre-vérités, l'interrogation et le questionnement étiquetés de peur (traitement conspi), et plus la tragédie sera, et plus le vaccin s'imposera, donc il n'y a pas d'issue, on ne sauve pas des gens de leur déni.
Ma dernière insomnie, je l'ai passée à imaginer une variante de Covid_19 ciblant les taux de testostérone les plus élevés, soit les alpha mâles les plus virils, la matière à faire la guerre sous toutes ses formes.
Dans mon rêve éveillé, les politiciens les plus à droite, les flics les plus robocop, les traders et les violeurs étaient les premiers à tomber comme des mouches.
Et sur ce rêve merveilleux, j'ai dormi comme un bébé...
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Allez, je vire ma cuti, je passe à droite, c'est plus facile, et puis à gauche ils sont cons, ils ne voient rien venir, toujours à se plaindre...
Tu comprends, moi je suis déjà après-demain, le Covid_19, c'est comme la guerre, un moyen d'hériter et de faire du blé.
C'est quoi déjà le labo qui annonce un vaccin après 37 jours de recherche? Moderna, merci, c'est bien ça.
Je pense que je vais acheter des actions Moderna et un panaché de tout ce qui est tombé en Bourse, faut attendre que le pétrole redécolle, après l'enterrement.
Faut être prêt tu comprends, être dans l'après.
Cynique Moi?
Si tu veux, ça rapporte combien?
Quand tu vois les mesures prises en Chine, et celles non prises en Europe... comment dire... Le premier parti qui réclamera le blocage du pays a gagné les prochaines élections, c'est aussi simple que ça.
Santé de la population VS santé de l'économie?
Pour le moment, dans le cœur de nos ministres, c'est la seconde qui reste prioritaire. Et pour cause: la majorité des Belges n'a pas assez d'argent pour tenir un mois sans bosser. Alors une allocation pour chacun? On va vouloir nous faire payer les manques à gagner pour des secteurs entiers de l'économie vous allez voir, alors pourquoi ne pas mettre cet argent sur le compte des citoyens et qu'ils restent chez eux.. pq?
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Sur 50 minutes d'écoute à la radio, je n'ai pas entendu une seule fois le mot "respirateur". Pourtant c'est bien la première chose qui pourrait rassurer.
"Tirant les leçons de la Chine et de l'Italie, la Belgique triple son parc d'assistance respiratoire, et équipe les homes de tout le matériel nécessaire. Des formations seront organisées dans chaque commune pour apprendre à les utiliser".
Ca, ce serait rassurant, mais c'est encore de la fiction.
Covid_19 n'est pas un astéroïde qui s'écrasera sur la Terre dans 12 jours.
Le rôle des médias n'est pas de couvrir une réalité sur laquelle nous avons une prise possible tous ensemble, sinon nous ne sommes pas en démocratie.
Corentin de la Salle qui avance les incertitudes après une Béatrice Delvaux complètement à l'ouest se rassurant en relisant La Peste, c'est la seule chose responsable que j'ai entendue ce matin en 50 minutes de radio.
Les journalistes se citent mutuellement, faute de source ou de chiffre pour étayer leur position, dénonçant l'irresponsabilité des mesures prises en Italie.
Je n'ai pas entendu relayé sur antenne le témoignage de cette infirmière expliquant qu'ils en sont à devoir choisir, qui de l'homme de 40 ou de 60 ans, doit être sauvé faute de respirateurs en suffisance.
La seule chose qui semble effleurer de ce discours qui se mord la queue, c'est le premier risque: la panique.
La panique si on prend des mesures de confinement (y'en a déjà qui font des réserves comme si confinement ne pouvait rimer avec approvisionnement), ou la panique à l'inverse en laissant courir les choses de voir les médecins débordés par cette panique.
A aucun moment on ne relève le parallèle de la Chine et de l'Italie, le taux belge déjà à hauteur du taux français, ou simplement de savoir comment étendre notre potentiel d'assistance respiratoire.
Nous devons nous préparer à un tsunami, on peut le ralentir en arrêtant la société de tourner 3 à 5 semaines, en ne gardant que l'essentiel, et ça se décide maintenant.
Plus les médias se planqueront dans le déni, plus ils auront du mal à être crédibles quand leur mission sera de participer à accompagner des mesures plus radicales.
La Russie impose ses mesures assorties de peines de prison. Ne me dites pas que la Russie exploite la crise pour asseoir son autorité, elle n'en a pas besoin, c'est ici qu'on marche sur la tête comme des bisounours sous morphine les yeux rivés à la girouette fixée au sommet de la Bourse pour n'envisager qu'un cap à suivre: sauver le système par le système pour le système.
Face à cette épidémie, la Belgique se comporte comme un grand magasin qui
1/ couvre son chiffre d'affaires plutôt que la sécurité des gens qui le fréquentent.
2/ se cache derrière la peur qu'une panique fasse plus de morts que l'incendie qui ravage la maison à côté.
Les pertes ne doivent plus s'envisager à l'échelle de la Belgique, mais dans la refonte que permet tout effondrement à l'échelle mondiale, la machine est grippée depuis longtemps, s'inquiéter de la rentabilité des énergies alternatives face à un effondrement du pétrole témoigne d'une façon de penser héritée d'un paradigme qui s'effondre: un truc qu'on appelait "Capitalisme".
Mais là je suis déjà dans le futur.
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Sans abus, sans manque d'amour, j'ai fait ma première dépression à l'âge de 7 ans.
C'est une sensibilité particulière, si nous étions sensibles à la lumière nous mettrions des lunettes, mais on ne met pas de lunettes à l'âme, et cette sensibilité en devient une force quand elle est accueillie pour ce qu’elle est.
La déception est la part d'idéal inaccessible, ou semblant l'être.
Mais rêver à l'idéal n'est pas donné à tous, et donc souffrir de voir un sommet restant inaccessible n'est donné qu'à ceux qui ont d'assez bons yeux pour le voir...
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Les conseillers en communication auprès de nos politiciens gardent en tête leur réélection.
Alors ils leur recommandent de nous parler comme à des enfants, le feu est loin, le feu se rapproche, mais pas de panique on maîtrise.
On maîtrise mais on ne dit pas comment, c’est normal, nous sommes des enfants, on pourrait avoir peur...
Voici un médecin, puis deux, puis trois qui nous prêtent un cerveau, et surtout le droit de savoir ce que les procédures prévoient.
Bref à eux seuls ou presque, ces médecins lanceurs d’alerte sortent de leur obligation de confidentialité et nous donnent les éléments que le gouvernement n'ose pas communiquer... de peur d'être lui-même pris en défaut de précaution?
A noter que pendant ce temps, l'Europe se dit prête à employer tous les moyens disponibles... Pour préserver l'économie et la croissance, on sait les priorités de l'Europe, comme celle de Charles Michel, plus soucieux de protéger les frontières européennes de la misère du monde que d'empêcher les noyades.
Nous avons élu des salauds, à nous de l'assumer jusqu'au bout, c'est que nous ne méritons pas mieux.
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L’Europe sera morte par son sud un début de mars sans avenir entre Turquie et Grèce, sur des barbelés dressés face à des réfugiés.
200 européens se portant garant pour une famille de migrants, 20 à 40% des européens suffiraient à régler le problème.
L'extrême-droite? l'alibi éternel... Qu'elle fasse la même chose: 200 des leurs pour laisser une famille dehors.
Je vais t'apprendre moi ce qu'est la démocratie quand elle n'est plus confisquée.
Depuis un an j'ai réalisé à quel point certains de mon entourage ne partageaient pas mes valeurs, leur humour tombe à plat, et le mien en devient vitriol.
Alors on ne se voit plus.
Ça laisse du temps à chacun pour réfléchir.
Mais pendant ce temps, ce sont mes valeurs qui sont détruites, et surtout les gens que ces valeurs sont censées protéger.
Si nos si belles valeurs humanistes ne s'appliquent pas à des populations que NOUS avons bombardées, ces valeurs n'ont plus de sens pour nous non plus, et demain c'est toi que ton voisin noiera dans l'indifférence de tous les autres...
L'indifférence est toujours vendue avec un boomerang effet kiss cool garanti.
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Comme disait Michel Onfray, la quarantaine existe depuis toujours, et ce n'est pas quarante jours pour rien. Mais nos "spécialistes" ont inventé la "quatorzaine", face à un virus qui peut rester en incubation 24 jours, et comble du bonheur, réinfecter un patient guéri.
Ok les partisans de la grippe? Du gros rhume qui fait peur?
C'est une très grave crise sanitaire qui se profile, et ceux qui nous ont vendu une grippe peuvent prendre un congé sabbatique de quelques années.
Résumons bien la situation: pour préserver en priorité l'activité économique d'un capitalisme présenté comme le seul navire disponible en pleine mer, l'Europe nous invite à renoncer:
1/ aux valeurs de nos grands-parents (ces ex-réfugiés),
2/ aux années de vie qu'il reste à nos parents, (loterie à 20%)
3/ et à l'avenir de nos enfants (avec un plan climat ridicule)
Le questionnement est taxé de “peur”, et la relativité dans laquelle tout contradicteur est dilué doit être considérée comme "raisonnable".
Quand des bombes exploseront dans des assemblées générales d'actionnaires, je danserai la carmaniole comme Bourvil dans “Le Jour le plus long”, et le mot "terrorisme" devra être prononcé avec l'accent allemand.
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Attendre que le “trop tard” arrive en disant "pas de panique", "c'est sous contrôle", puis dire que "c'est inexorable".
Si tous ces types étaient pompiers, le secteur du bâtiment serait florissant.
Chaque jour gratté vers le printemps représente des milliards et des morts, à chacun de regarder en conscience ce qui aura fait la priorité de nos décideurs politiques, et là on voit que les aides à l'économie sont anticipées quand les mesures sanitaires suivent "l'inexorable", ensuite on prendra des mesures trop tard, mais on sera au plus près du printemps rêvé comme une plage dans le naufrage, et on dira que tout s’est passé comme prévu…?
La Belgique double son nombre de cas covid positifs chaque jour depuis le début de la semaine.
Saluons les efforts entrepris par nos différents niveaux de pouvoir pour décider de soutenir les entreprises face aux conséquences économiques dont Covid_19 n'est que le cache-nez, et d'éviter les trop coûteuses conséquences de mesures de confinement pendant 2 mois, ce qui nous permet de voir notre situation rejoindre avec le souffle d'un Eddy Merckx, celle de l'Italie et de la France.
En plus, ce qui est génial en Belgique, c'est qu'on est au carrefour de tout, bien concentré à souhait avec une super densité de population, c’est la vocation d’un nombril.
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Politiquement, il y aura un océan entre l'avant et l'après Coronavirus.
En attendant, c'est bien un tsunami que l'ensemble de l'armée politicienne (y'en n'a plus un pour la ramener) n'aura pas cherché à éviter.
Pour sauver le système bancaire (sans le nationaliser), il aura fallu 1 jour.
Mais pour sauver des milliers de vies, on calcule ce que ça coûte déjà.
Ce 7ème jour de mars, le docteur Wathelet est un lanceur d'alerte, les médias se voulant rassurants auront relativisé son premier appel, voici son second:
de la bombe.
..."Personne n’est préparé psychologiquement pour une pandémie, la dernière a eu lieu il y a un peu plus de 100 ans et donc personne n’a l’expérience personnelle d’une pandémie. C’est très difficile pour les gens d’anticiper l’aspect explosif de la propagation d’un agent infectieux, alors qu’il est scientifiquement établi qu’un virus se propage de manière exponentielle.”
“Exponentielle”, le mot est lâché.
En dehors des financiers, ingénieurs et scientifiques, les propriétés de la fonction exponentielle restent très abstraites pour les membres du gouvernement et le grand public, et je vais essayer de les rendre plus concrètes. Nous sommes tous très familiers avec les fonctions d’addition et de multiplication, car nous les utilisons quotidiennement. La fonction exponentielle est une série de multiplications, et notre intuition est moins développée sur les implications d’une multiplication en série, car il y a peu de phénomènes autour de nous qui suivent cette fonction de manière flagrante.
Pour bien faire comprendre ce qui se passe dans une pandémie, je voudrais faire le lien avec deux phénomènes exponentiels avec lesquels la plupart des gens sont familiers.
L’emprunt à intérêt composé et le bâton de dynamite...
Boum.
Nous serons dans la situation italienne avant 2 semaines.
Sur base des informations connues, amputées de la réalité par un labo débordé qui "priorise" les tests urgents (plus facile à dire que "limite"), et ramené à la proportionnelle de la population, nous avons déjà plus de cas en Belgique qu'en France.
14.5 cas/million d'habitants en France.
14.6 cas/million d'habitants en Belgique.
90 cas/million d'habitants en Italie.
Mais relativisons, dans ces deux pays hautement développés, les tests sont tellement limités que ces chiffres sont sous-estimés.
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Les chiffres... on leur fait dire ce qu'on veut.
+ 31 cas en Belgique le jour de la fête des femmes.
Et pourtant, ramené à notre population, on passe de 14.6 à 17.3 par million d'habitants. (18% de plus en 24h00).
Et comme les tests sont limités, (pardon, on dit "priotisés"), ce n'est que la partie visible de l'Iceberg.
La Belgique est 9ieme au niveau mondial sur cet indice, concentration de population sur un petit territoire resté ouvert, nous pourrons apprécier le souci que les Chinois auront eu à contenir ce virus quand la Belgique ne se sent absolument pas concernée alors que c'est un Hub européen.
Pendant que les filles vont faire leur ragnagna annuel pour mieux supporter l'insupportable tout le reste de l'année (je suis avec vous les filles, mais pour que ça change, grève générale au finish tant que tout n'est pas d'équerre, en commençant par les salaires), donc pendant qu'on se rassemble joyeusement en ce jour des femmes, le modèle économique patriarcal nous impose sa priorité jusqu'à masquer la moitié de la réalité.
Pour rassurer, il n’est même plus nécessaire d’être crédible.
Je voyais l'interview des quidams au salon Batibouw, et nous avions un échantillon parfait de la norme imbécile qui caractérise notre société.
"J'ai Coronamêmepaspeur".
Si ce virus pouvait ne s'attaquer qu'aux imbéciles, je serais le premier à rechercher la contamination, et, si je n'en meurs pas, à le disséminer partout.
Je gâche mon temps à surveiller cette chose qu'un pseudo-courage "coronamêmepaspeur" mal placé ignore, inconscient du contexte et des priorités économiques décidées dans l'entre-soi d'un gouvernement fantôme.
Je gâche le peu de crédit (qui suis-je? même pas médecin) que j'ai peut-être encore à alerter ceux-là même qui détruisent la planète.
Je suis con.
Ce virus révèle chacun là où il est.
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Scandaleusement riche, c’est quand c’est la loterie.
Ultra-riche, c’est quand tu gagnes à chaque fois depuis un bon moment.
Un ultra-riche, c’est combien?
Un ultra-riche, c’est un club où les mecs ne rentrent qu’à partir de 30 millions.
Et 30 millions parmi les ultra-riches, c'est une fortune “modeste”.
2099 ultra-riches font la pluie et leur beau temps en Belgique, et décident par leur seule puissance financière de notre droit de vie ou de mort.
C'est le capital de ces 2000-là qui a le plus à souffrir des mesures de confinement réclamées par l'OMS depuis deux semaines.
Et c'est pour préserver ce capital que nous exposons la population à un scénario à l'italienne.
La chute boursière? Mais je m'en fous, les faillites stratégiques peuvent être évitées par des nationalisations.
Comme dans une guerre, la préservation de la population n'a pas de prix, et sans égard nécessaire pour un capital abusivement accumulé.
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Tel un navire géant fendant l'écume pour pêcher le monde et en faire du plastique, notre société fonçait tout droit, une place pour presque chacun, la plupart dans les cales.
Soudain, rumeur: à la proue, là-bas en Chine, le caca de mouettes tombe du ciel gelé, ça fait des morts, il faut arrêter les machines, sortir de cette zone de cacas de mouettes gelés.
Mais les machines continuent à tourner, avec les jours...
Après un moulinet de communications d'abord alarmistes tant que c'était loin, mais rayant soudain les "peureux" et "les "alarmistes" à mesure que ça se rapprochait, on concède du bout des lèvres que la machine doit continuer sans ralentir à faire du plastique, parce que sinon sans plastique, ce sera encore pire que les cacas de mouettes gelés, mais on affirme encore plus fort que le pire du pire serait une panique.
Une panique?
Mais nous avons un cerveau, du bon sens, le sens du collectif, la conscience que la paix et l'ordre sont les conditions d'une société agréable, et je ne vois pas pourquoi la population "paniquerait" si on lui demandait de tirer tous ensemble les leçons de ce qui se passe ailleurs, juste un peu plus tôt que ce qu'il est inévitable de voir arriver chez nous.
Au contraire, il y a là l'occasion de resserrer les rangs d'une société, de la voir se mobiliser par elle-même.
Le coût économique?
En anciens euros?
Ou dans la nouvelle monnaie qui mettra les paradis fiscaux en quarantaine?
La vieille économie privatisée tousse, et moins elle va, mieux va le monde, les indices de pollution le montrent sans ambiguïté.
Oui les indices de pollution sont inacceptables, et oui, la société va devoir tirer les leçons.
Ce virus n'est que le symptôme d'une société malade de son consumérisme, parce qu'il suffit de lever le pied pour amortir le choc, et accepter de réfléchir au sens de l'agitation dont on est/sera soudain privé.
L'abondance et la sécurité pour tous sont accessibles, c'est l'évidence du partage qui doit encore s'imposer.
"Plus on partage, plus on possède".
Léonard Nimoy
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Notre champion national du jeu d'échecs politique avance sa reine.
Donc chers auditeurs, rappelons le contexte qui nous occupe: un Bart de Wever ayant fait main basse sur la politique de toute la Flandre et qui, en même temps, bloque le fédéral en jouant de son ombre.
un Bart de Wever défendant la droite dure, économie dans les soins de santé et protection des dividendes jusque dans les paradis fiscaux.
La Flandre devrait succomber à l'épidémie avec un peu d'avance sur la Wallonie, c'est visible depuis le début par l'échantillon de cas assumé (au regard du nombre de tests, le nombre de cas réels est complètement sous les radars.).
Et voilà que le joueur Bart De Wever attend les 3 premiers morts pour mettre toute la responsabilité de la situation sur le fédéral en se posant en lanceur d'alerte?
Chers auditeurs, cela n'inspire que ceci:
SINISTRE GROS CON OPPORTUNISTE DE MERDE!
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Le nombre de constantes qui soudain tombent en 48h00, c'est dément:
L'effondrement du pétrole
L'effondrement des bourses
L'Allemagne qui renonce à l'austérité imposée
L'Iran qui appelle le FMI à l'aide
Les USA qui coupent unilatéralement les lignes avec l'Europe.
Mais il y a quelque chose qui ne change pas:
Charles Michel est toujours complètement égaré, sa Sophie n'en touche pas une, Elio reste gâteux, et tout cela est à l'image d'une Belgique tellement habituée à suivre les circulaires et les coups de sifflet que les convoyeurs attendent...
En absurdie au pays du surréalisme,
le son des casseroles dira le parfum de la cuisine,
un aveugle aux couteaux,
guidé par un sourd...
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Face à l’immobilisme d’une classe politique ne faisant concurrence qu’au Musée Grévin, le blocage se confirme donc bien économique, et flamand.
Amis flamands, il faudra vous en souvenir aux prochaines élections, l'ampleur de la crise et le nombre de morts est d'abord le résultat d'un choix purement et criminellement économique.
..."Il nous revient qu’au cours du CNS de mardi, il y avait la volonté, chez certains participants, de ne pas prendre de mesures trop fortes, pour ne pas abîmer la croissance économique, une demande, nous dit-on, plus forte côté flamand."...
Alors puisqu'on est administré par des taupes, autant leur mettre la prochaine complication à venir:
Il est à redouter maintenant que les hôpitaux de tout le pays soient saturés de flamands avant que la Wallonie ne soit rattrapée.
Et à espérer que les hôpitaux flamands se vident à mesure que la Wallonie sera touchée...
C'est du Belge!
Les mesures à prendre?
1/ on ferme les écoles, et les parents se souviennent qu'ils sont d'abord parents.
2/ soutien à tous les médecins, infirmières, organisation de babysitting prolongé.
3/ On décide d'un salaire universel, qui soutiendra et la demande, et les entreprises.
4/ Diminution du temps de travail, la société n'a pas besoin de tous 40h00 par semaine.
Mais ce soir, une table vide pendant 3H00 témoigne d’un pays abandonné en direct à la télé, et les tempes de nos valeureux télé-sitter ont blanchi de n’avoir plus de protecteurs à protéger, le gouvernement est aux abonnés absents.
Après ce teasing d’une soirée entière, les nerfs de la première ministre craquent, elle ne peut pas prolonger le pari de mort des adversaires du nord, et décrète, après une virgule d'hésitation, le premier point attendu: la fermeture des écoles.
La Belgique aura ce soir refusé d’être flamande comme une femme dit stop aux coups d’un mari sans empathie que pour son portefeuille.
Si mal marié, on divorcera un jour, mais la maison est en feu, on signera les papiers après le passage des pompiers.
🌋
On disait: "on va prendre le mur"...
"on va prendre le mur"...
Et là, on ne réalise pas qu'on a pris le mur.
On se demande juste si on s'est arrêté juste à temps.
Mais le mur est là.
La guerre par l'immobile contre le virus est amorcée,
et pendant ce temps le capitalisme est à poil sans carburant.
Les restos aujourd'hui, les producteurs demain?
Nos autorités seront avisées de garantir des chèques-repas à chacun, de manière à ce que chacun puisse commander à distance.
Ça soutiendra toute la chaîne d'approvisionnement économiquement, et rassurera ceux qui n'ont pas de stock à la maison.
Ces chèques-repas seront récupérés via les impôts s' il y a encore du gras à taxer.
Sinon, c'est de la future dette publique qui sera épongée par la BCE.
Cela a-t-il encore un sens d'envoyer une facture à un client...?
La guerre immobile contre le Covid_19 a commencé, et elle durera le temps de maîtriser tous les foyers.
Dans chaque pays.
Avec une armée en manœuvre en Europe de l'est le long de la frontière russe, on peut craindre que les efforts entrepris en immobilisant le pays ne soient payants qu'en gardant nos frontières fermées...
Derrière la guerre immobile contre Covid_19, il y a une crise économique de ce qui fait 60% de notre agitation quotidienne: les services, et en particulier les loisirs.
Derrière cette crise économique sur les services, il y a une crise financière, que la BCE peut contenir un temps, mais ça n'aura qu'un temps, le 1% des plus riches a déjà tiré tellement dedans.
Derrière la crise financière, il y a de facto une rupture diplomatique avec les USA, et une indépendance à assumer.
Derrière tout ça, il y a un mode de vie occidental à assagir, notre avenir sur la planète en dépend.
Alors en route pour le communisme humaniste, le capitalisme n'est pas à sauver.
Il est temps de nationaliser les secteurs vitaux, comme en temps de guerre, tant que nous sommes en paix.
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Une presse qui ne tire toujours pas les leçons tout en reportant la responsabilité sur l'OMS.
Ces vieux veilleurs ne voient plus rien.
Oui il faut paralyser les pays.
Les chroniqueurs du Tour de France ne veulent pas admettre que la course s'arrête.
20% de mortalité chez les vieux, 1% chez les autres…?
Fermer les écoles ne suffira pas, seuls les métiers essentiels doivent encore circuler, tous les autres doivent s'arrêter.
On doit prendre d'emblée notre retard de vitesse en appliquant les mesures les plus drastiques, de nous-mêmes là où les gouvernements sont dépassés.
On voit à l'échelle mondiale maintenant que les anglo-saxons ont choisi la sélection naturelle dure, que la France hésite encore, à l'opposé des régimes dits autoritaires...
Notre santé ou leur capitalisme, le virus nous laisse le choix.
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RTL au sommet de sa spécialité du creux en résumant son journal à des rues vides.
Dans les milieux hospitaliers, le pic semble être attendu autour du 30 mars.
C'est officieux, pas un journaliste pour s'en préoccuper.
Et il ne faut pas non plus compter sur la Rtbf pour nous offrir autre chose que le miroir de notre médiocrité, celle de la rue, et celle des sparadraps politiciens.
Bart De Wever veut creuser le déficit public soudain, croyant pouvoir encore sauver l'économie flamande.
23 minutes de gazette avant d'esquiver les chiffres du jour sur la catastrophe dont on cherche à se distraire de ne pas regarder, le tableau passe vite, direct en Espagne, anecdotique news quand je flotte en direct, ça panique plus volontiers de loin. De l'Espagne... à Trump... ?
Plus de temps de reportage sur les USA que sur la situation en Europe.
Détour par la folie française qui maintient son scrutin demain, sans le remettre en question.
Et on remplit les enjeux avec les portraits des candidats pour Paris dont nous n'avons rien à foutre.
De peur d'être anxiogène, les rédactions ne font pas leur boulot, peur de faire peur, peur d'assumer, peur de leur peur.
En France, le peuple est invité à aller voter sous les balles de snipers tirant de façon aléatoire.
"88% s'en sortent sans séquelles" dit Macron, alors votons...
Avec le sourire de France 2.
"La stratégie d'immunité de groupe" adoptée par les USA et les anglais, suivie par les autres capitalocraties à l'opposé des régimes dits totalitaires était-elle connue de nos journalistes?
Comment apprend-on ça de la plume de Paul Jorion, et non de la rédaction de la RTBF?
Faire le choix de sacrifier 20% de nos vieux et 1% des autres ne peut se faire dans l'ombre.
Il faudra des réponses, et le plus tôt sera le mieux.
Et tant qu'on y est, des responsables ont très vite été démis de leurs fonctions en Chine, où est la responsabilité en Belgique?
Une information claire est indispensable.
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Quand le fils d'un médecin dit à ses camarades dans un dernier débat de classe: "ce sont les Américains qui ont lâché le virus en Chine, et mon père il est médecin, il sait de quoi il parle", j'entends ma grand-mère dire: "Radio Paris ment, Radio Paris est allemand".
Tout ce centre mou de la pensée raisonnable qui a progressivement castré tout débat dans les œillères imposées par la pensée unique est fauché, discrédité.
Le décalage de culture entre une part importante de la population et le storytelling de la presse creuse l’abysse jusqu’au point de rupture.
Il faut débattre de cette "stratégie de l'immunité de groupe", et réaliser comment un choix aussi important a été fait en dehors de tout débat public, et du rôle de nos médias, étaient-ils dans la confidence?
Les rédactions peuvent se tromper, et peuvent l'être, mais une parole de vérité est essentielle à la confiance que l'on voudrait pouvoir accorder à nos médias dits libres.
Les reportages dans des rues vides, les inquiétudes pour les touristes égarés, les angoisses pour les aéroports, ce remplissage pour connards, ça suffit.
Nous devons pouvoir avoir confiance dans des informations assumées et assurées avec courage et indépendance.
La RTBF a besoin de couilles et d'honnêteté à la tête de ses services d'information.
Notre avenir est déjà italien, chaque jour perdu fera des milliers de morts.
Arrêtez tout, personne n'a le courage politique de le dire.
Si c'est la guerre, on déclare quoi?
Le pays en état de guerre?
Alors il faut déclarer le pays en état de guerre.
Si les médecins et les infirmières tombent comme des mouches, combien seront sacrifiés par notre immaturité?
Les partis n'ont pas conscience de l'ampleur de ce qui se passe, la table est par terre, ils cherchent leur pièces de monopoly alors que c'est le monde qui est en guerre, tous touchés.
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Le nombre de morts par territoire est un indice qui ne dira pas tant l'efficacité (malgré le sous financement) de nos soins de santé, que notre maturité collective, notre sens des responsabilités, notre attention à l'autre, notre sens des priorités, notre capacité à faire ensemble, notre force à être moins cons, juste un mois ou deux, comme en guerre, une guerre qu'on peut gagner parce qu'on peut dire les choses sans avoir peur de la panique.
Le bateau prend l'eau. Plus on met du temps à l'arrêter, plus on aura de morts. Des morts qui meurent noyés. Juste parce que sur certains ponts, les gens ne peuvent pas arrêter de danser le temps nécessaire.
Le nombre de morts, nous le devrons à notre indifférence, celle qui regardait les trains de juifs partir en 40.
S'arrêter de polluer le monde un mois, c'est trop demandé?
Arrêtons les transports en commun.
Stop Now!
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Ca va être très difficile d'être crédible dans les propositions de solutions économiques qui mettraient les entreprises sous perfusion publique sans les nationaliser.
Ca va être très compliqué, surtout pour toute une classe politique qui s'est moulée à la pensée unique, d'arriver avec quelque chose de novateur, vraiment novateur.
Ca va être compliqué d'expliquer que c'était grave en Chine, et puis juste une grippe en Europe, répété trop longtemps jusqu'à la cata.
Ca va être très compliqué de continuer à être crédible devant un peuple qui aura dû débrailler sans capitaine, sans média honnête sur la situation, et soudain dorloté avec de l'argent qui soudain sera disponible...
Purée, que ça va être compliqué...
L'unité nationale pour affronter le dragon, évidemment.
Quand nous aurons tué le dragon, il faudra expliquer pourquoi et qui l'a laissé rentrer et grossir avec tant de déni et de mépris pour l'évidence, malgré l'exemple chinois puis italien et les cris d'alarme du web.
Ce n'est pas la faillite d'un peuple, mais de ceux qui le guident et ne l’informent pas.
La Chine retient l'information?
Je l'ignore, mais je peux l'attester pour la Belgique, chouchouté comme un gosse pour mon bien sans me demander mon avis des fois que mon voisin paniquerait.
Mais il est con mon voisin non?
Alors on peut parler vrai, ça ne changera rien puisqu'il est con, traité comme tel en tout cas, et moi avec.
"C'est inédit!"... pour toute excuse.
Inédit... on se rapproche, le juste mot c'est "déni".
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Le plus inquiétant, c'est qu'avec un type (je te laisse le choisir, il n'y a que l'embarras du choix tu vas voir, moi je choisis GLuB) qui ne voit pas venir un gros virus de loin, obsédé par son Monopoly, et qui l'ignore encore quand ce virus est sous son nez, il semble illusoire d'espérer qu'il prenne la mesure de l'effondrement de son paradigme.
Et plus ça prendra du temps aux camés du vieux monde d'admettre qu'il faut bâtir du neuf, plus nous risquons une seconde session.
A évènement historique, audace historique: l'Etat doit reprendre sa place pleine et entière, l'Etat n'a pas vocation à "fausser la concurrence" ni à mettre les actionnaires sous subsides, donc
1/ l'Etat rachète pour un euro symbolique tous les secteurs stratégiques.
2/ L'Etat garantit à chacun un salaire universel.
3/ L'Etat impose l'égalité de salaire homme/femme.
4/ L'Etat s'engage à écarter la 5G (mesure de précaution évidente, sinon on ne tire vraiment aucune leçon).
5/ La Rtbf retrouve sa vocation à informer.
6/ Le nombre de jours de travail passe à 4 jours par semaine maximum.
7/ L'indécence du scandaleusement riche reconnue comme indécente
8/ la sociocratie sera intégrée dans chaque entreprise, la fin des chaînes d'ordres imbéciles selon une culture de l'autorité.
9/ les horaires de cours seront adaptés en fonction du bio-rythme des enfants, et plus jamais en fonction des horaires de travail des parents.
10/ (et en premier sans doute): la Flandre s'affirme belge, ou bien chacun son plan.
Ce virus peut être porteur d'un monde meilleur, l'ancien s'effondre, il faut oser, ou perdre vraiment tout.
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Je compare ça à un incendie.
Si 0.6% des arbres d'une forêt sont condamnés et qu'on les laisse se consumer avec une lance d'incendie (soins de santé) pour protéger les autres arbres autour, on brûle 0.6% d'arbres.
Si on laisse l'incendie se propager, chaque arbre sec va aussi entraîner 10 arbres qu'on ne peut sauver faute de pompiers (soins de santé) en suffisance.
La Chine, la Russie, l'Iran font tout pour arrêter l'incendie.
Les Occidentaux, conduits très clairement de concert par les USA, ont choisi (sans aucune concertation populaire) de laisser l'incendie vivre son temps, de manière à en sortir le plus vite possible.
Une fois que cet incendie aura nettoyé nos forêts, le capitalisme pourra prospérer sur une population physiquement guérie et psychologiquement assommée face à des Russes et des Chinois qui seront toujours exposés.
C'est une pure manœuvre de guerre.
Il faudra ne pas oublier, s'en souvenir, pour savoir dans quel monde on renaît, et dans quelles conditions.
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Bon, action réaction.
Des âmes sont appelées à monter par grappes pendant les 3 prochains mois?
Le virus prend nos potes âgés?
Nous ferons donc des potagers, comme on lance des chansons aux étoiles, et en regardant les jours pousser jusqu'au bal des moissons.
On va planter la vie dans la terre pendant ce temps bordel!, la terre qui reste le lieu de la première liberté et sécurité pour l'homme depuis 8.000 ans, parce que nous ne voulons plus que ça recommence comme avant, mais autrement, et dès maintenant.
Faire le potager va nous permettre d'évacuer le stress, d'avoir une première prise fondamentale sur notre propre vie, de prendre conscience que ça demande du vrai boulot, et de participer à réduire nos besoins en prévision des famines qui surviendront en Inde et en Afrique.
Aujourd'hui, nous devons quitter l'enfance, et devenir adulte. Netflix n'est qu'un jouet, le temps de récompense d'un monde qui tourne la page.
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Moi: "et ils vont faire quoi maintenant les Flamands qui perdent leur fortune de jour en jour..?"
Lui: - "Chômer... mais comme c'est inconcevable pour eux, on appellera ça "allocation universelle..."
A la ferme, le rythme des voitures ne semble pas se calmer.
Entre trop de voitures, et moins de trop de voitures, il reste les types qui croient que tout ça va passer, qu’il suffit de serrer les fesses, après tout ils supportent déjà tellement, supporter est devenu un mode de vie.
“Mais tu as vu ce qui se passe quand même, c’est confinement”
“Hooo arrêtons avec le catastrophisme, tu peux enregistrer de chez toi?”
Oui, dès que j’ai fini ce chantier sans sens, dès que ma cabine est terminée, je pourrai.
Mais là, ta pub, c’est comme me demander de donner le menu du soir sur un paquebot de croisière, alors que le capitaine gère un naufrage…
Et qu’on ne sait plus s’il y a un capitaine.
Cette après-midi nous avons mis en boîte le dernier épisode des “Ambassadeurs”, la promenade cathodique hebdomadaire dans notre beau pays, en nous évitant comme des pestiférés, et nous nous sommes salués de loin, sans savoir si nous aurions encore un avenir commun, sans savoir si l’un de nous ne quittait pas le studio pour la dernière fois.
“Prenez soin de vous”
Mes derniers mots à 100.000 téléspectateurs, moyenne d’âge 62 ans.
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Si mon cœur s'endort sans moi, je ne serai pas mort, mais parti pour la Lune.
Mon cœur lunaire m'attend là-bas, alors je peux laisser mon cœur terrestre sans m'inquiéter.
Si d'aventure quand je dors, mon cœur s'arrête, je ne serai pas mort, mon cœur lunaire sera lu-né, et je vous aimerai de loin.
Mais mon cœur terrestre est encore solide, il tient à moi, et me retiendra aussi longtemps qu'il le pourra.
A la fin,
ça recommence là-bas.
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Ca se marre à la radio à midi, "haha, Stephen King au moins, c'était du sérieux: 99.9% de la pop y passait dans Fléau" (entendu ce midi à 3 jours du printemps noir)
Alors comme le virus n'aime pas qu'on en rigole, voici sa réplique:
Le taux de mortalité mondial est passé de 6 à 9% en trois jours.
Une projection à la louche à partir des constantes annoncées et que la radio n’ose pas envisager entre deux blagues de potaches mal sucés:
15.000 cas jour 1 - 15% à l'hôpital = 2250 - intensifs: 450
100 morts (0.6%)
30.000 cas jour 3 - 15% à l'hôpital = 4500 ---------- 900 complet?
200 morts (0.6%)
60.000 cas jour 6 - 15% à l'hôpital = 9000 ----------1800
saturé
--> 4000 morts (8%)
120.000 cas jour 9 - 15% à l'hôpital = 18.000 ------- 3600
les médecins tombent comme des mouches:
---> 8.000 morts
240.000 cas jour 12 - 15% à l'hôpital = 36.000------ 7200
L'armée intervient pour "prendre le relais" et sauver... le corps médical: (injection létale?)
----> 16.000 morts
480.000 cas jour 15 - 15% à l'hôpital = 72.000 ----- 14.400
L'armée rappelle des hommes en renfort:
---> 32.000 morts
960.000 cas jour 18 - 15% à l'hôpital = 144.000---- 28.800
les crématoriums sont dépassés depuis un moment, on brûle en fosse commune:
---> 64.000 morts
1.920.000 cas jour 21 - 15% à l'hôpital = 288.000 -- 57.200
---> 128.000 morts.
En ne faisant rien, on arrive rien que pour la Belgique, dans les 500.000 morts.
Là, on fait, si on veut...
On fait pour gratter quelques jours de cash, on fait progressif pour ne pas trahir la position d'hier.
Chacun est à l'épreuve de sa maturité, de son sens du collectif, de son degré du souci de l'autre.
Comme disait Hobbes, ce philosophe encombrant pour son époque: "Mais si' l'homme est un loup pour l'homme en l'état de nature, il peut accéder au domaine du juste non pas contre l'empire de l'État mais grâce à lui."
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Ce virus est vraiment porteur d'un message.
1/ c'est simple: arrête-toi.
2/ tu bouges? tu tues. Littéralement. Et aussi anonymement que les morts quotidiens à l'autre bout de notre chaîne de consommation.
3/ il est une invitation à réfléchir, les gens qui restent distraits ou aveuglément obéissants sont en danger et mettent en danger.
4/ c'est collectif, si la masse critique ne s'arrête pas, les pas assez nombreux qui se sont arrêtés sans arrêter les autres subiront les conséquences d'un drame d'autant plus grand qu'ils ne se seront arrêtés que pour eux-mêmes.
5/ il révèle chacun là où il est dans son souci (ou non) de l'autre.
Si tu es attentif aux autres, tu sais ce qui s'impose à tous, et c'est le seul moyen et seul sens à être soi-même sauvé.
Seuls les gens qui ont un rôle stratégique peuvent bouger, tous les autres doivent s'arrêter, et prendre le temps de grandir de tout ça.
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Durant les jours, les semaines, les mois à venir, nous devons ré-inventer notre place au monde, une place pour chacun, le virus nous a arrêté, et nous ne pouvons pas repartir dans la même routine folle.
Le coût écologique, et maintenant sanitaire de l'ancien moteur spéculateur est hors de prix, la pollution ne doit pas remonter.
Le bateau capitaliste ne repartira pas, nous héritons d'une île: La Terre.
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Bruno Le Maire en France (LCI) parle de "sécurité économique".
Nous devons parler de "sécurité STRATÉGIQUE", l'oligarchie ne se sauvera pas de ses responsabilités sur le dos des comportements du peuple, que ce soit le vol de masques, qui ne peuvent jamais faire oublier pourquoi nos médecins et infirmières sont comme des pompiers en T-shirt face à un incendie, ou le nombre de gens qui n'ont pas encore intégré l'urgence que cette oligarchie aura délibérément ignorée.
Se planquer derrière le cygne noir ne servira pas, le parallèle avec les attentats est une honte.
Une faute politique majeure, dans chaque pays européen, a été commise, et la télé française désigne des boucs émissaires jusqu'au ciel.
Ça fait deux mois que la crise a commencé, deux mois pour interrompre le fonctionnement du casino, et la ville est en feu.
Tu sais que ça pourrait être pire?
Nous pourrions être français…
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C'est la société civile qui s'est arrêtée, et elle est belle cette société qui s'arrête avant l'armée dans la rue, avant même l'audace politique d'assumer la priorité sanitaire sur une économie malade et toxique.
Comme dans chaque guerre, nous perdrons des héros, et des cons, des gens qui n'avaient rien demandé, des gens qui n'en avaient rien à foutre, parce que des cons ont élu des cons, et que des héros les empêchent de s'éteindre.
Les partis flamands se sont plaint de l'influence française sur l'opinion publique wallonne pour ne pas suivre Johnson et Trump...
Nous ne partageons pas les mêmes valeurs.
#Théo_Franken_Coronaconnard_certifié
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Un document qui se révèlera sans doute important pour attester de la communication en France entre virologues il y a une semaine, le nombre de cas a doublé depuis.
La bonne nouvelle c'est qu'on commence à voir le timing dans lequel on s'inscrit, et ce rétroactivement.
L'information de l'ampleur de la cata semble être communiquée aux principaux virologues de façon finalement assez débonnaire, le 11 mars, (les expériences chinoises et italiennes ne semblent guère compter jusque là, les arguments de vieillesse sont encore avancés pour expliquer le problème italien, sans s'expliquer pq le (semi) confinement italien ne produit pas d'effet (comme si ce n'était pas la solution?), les autres virologues sont sous le choc, alors que chacun peut voir l'évolution de l'épidémie sur le web depuis le début de la crise en Chine), le président fait son discours le 12 mars, et Le Media relaye ce 18 mars.
Chacun semble avoir été pris de court, sauf le Président, dont la gestuelle est décortiquée en second sujet, et démontre bien son seul souci pour l'activité économique et SON système, le maintien des élections étant la signature de son choix, sans l'assumer, de miser sur la stratégie de l'immunité de groupe qui aura ces terribles conséquences.
Les médias français cherchent à reporter la responsabilité sur les derniers inconscients qui se baladent, la mise à nu de la vérité ne fait que commencer, et les capitalistes ne doivent pas espérer que l'avenir sera encore à leurs couleurs, nous avons maintenant le temps de devenir citoyen-philosophe pour prendre ensemble les bonnes décisions, les flatteries paternalistes et l'affirmation de dogmes économiques ne pourront plus que discréditer les curés de la grande inquisition capitaliste.
"Sans l'électorat sacrifié, tout ira bien" se dit le cynique, "les morts ne votent pas."
C'est vrai, les morts ne votent pas, ils seront inscrits dans l'Histoire avec un procès à la hauteur de Nuremberg.
Nous saurons qui a profité de cette guerre, nous saurons comment, qui, pourquoi, et à quel moment.
Des millions de cerveaux se libèrent pour penser, c'est ça qui va fondamentalement changer.
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Bon, faut faire des pauses aussi...
Aux éboueurs, aux infirmières, aux chauffeurs routiers, à ceux qui les réparent, à ceux qui les remplissent, aux médecins, aux flics (bin si), aux caissières, aux chauffeurs de taxis, aux ambulanciers... (et je compte sur vous pour qu'on allonge la liste de ceux qui sont vraiment indispensables.)
Les autres?
On apprend à penser en dehors de sa zone de confort, l'ancien ne reviendra pas, on entre dans une ère nouvelle, n'en déplaise aux élites complices qui tomberont bientôt (des news de la D-block? disparue...)
Big Hug à ceux qui ouvrent les yeux
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Un humain est un humain.
Pour un partisan de la croissance économique, l'humain est une donnée économique ou électorale.
C'est ça que le virus révèle, d'un côté les partisans du respect de la vie, et de l'autre, les partisans du chacun pour soi.
Il va être très difficile de pouvoir s'affirmer à la fois humain et partisan de la "relance".
C'est de renouveau dont nous avons besoin, de parole vraie et de vision, pas de "relance".
Ça ne sert à rien de gueuler contre Trump si on est prêt à continuer dans le même paradigme sans lui..
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Sur LCI cette nuit, les chiens de garde de la Macronie annoncent fièrement des quantités de masques arrivant un peu partout sur les lignes de soins à protéger, et de faire la liste des types de masques distribués, sans relever que ces masques ne filtrent pas le virus.
J'espère qu'on sera clair sur la qualité des masques dont dispose la Belgique.
A la Rtbf, ils cherchent à rassurer, du coup leur flux ne rassure que les peureux ou les gens qui leur ont confié une confiance aveugle, et ces peureux fatalement leur reprochent d'être anxiogènes dès qu'ils sont dans leur rôle d'information.
Le rôle des médias est d'informer, la société peut prendre sa part de relais et d'écho, mais il faut la juste et honnête information.
Oui nous avons une couche de très cons, en bas et en haut, mais nous ne pouvons pas gérer les choses à travers les intérêts des très cons d'en haut, et des peurs des très cons d'en bas.
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Il y a des choses qui montent.
Le Bitcoin semble amorcer quelque chose, ça n'a l'air de rien, personne n'en parle, mais le décompte d'un "refuge-cash" virtuel devrait s'amorcer... mieux vaut là que dans les bons d'Etat. Des bons d'Etat alors que la BCE débloque 750 milliards pour racheter de la dette? Ou pour soutenir la structure bancaire privée? Le circuit de l'argent injecté est une des grandes inconnues que nos médias font l'économie de nous éclairer, pourtant il le faudra.
Tant que l'argent collectif est donné au privé, nous n'en sortirons pas. Un parachute oui, pour la transition, mais l'avenir est public, le seul qui nous sauve en ce moment.
Donc nationalisation pour un euro au fur et à mesure que ça tombe à zéro.
Monte aussi le nombre de fumeurs de joints qui doit être en explosion.
Le nombre de gens qui comprennent que le droit à la vie ne peut pas être lié à un statut dans le monde productif.
Le nombre de gens qui réalisent qu'ils se sont laissés progressivement réduire à un rôle.
Le nombre de gens qui prennent conscience qu'ils sont dans le mauvais camp, que le vent a tourné, que nous n'irons pas plus loin dans le capitalisme sans âme.
Et hélas dans les prochaines semaines, le nombre de gens qui paieront les compromis, des couples qui explosent, des gosses qui n'ont de père qu'une brute.
Les connards d'en bas, les connards d'en haut, et nous tous, une majorité au milieu, à devoir devenir sans eux.
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Rappelons la grande leçon apprise par le fascisme: il n'a été possible que par des gens qui ont accepté de remplir un rôle sans souci de sa finalité.
Si vous avez un rôle stratégique, merci de tout coeur d'y aller pour tous les autres.
Si vous ne savez pas bien pourquoi vous devez encore aller au boulot alors que...? Alors n'y allez pas. Il faut savoir pourquoi on sort, et si c'est indispensable à tous (pour le boulot), utile à plusieurs si c'est pour un approvisionnement.
Les approvisionnements doivent être plutôt commandés en ligne, et livrés, que achetés chaque jour au magasin.
"Oui mais moi je sais pas faire ça.."
Apprends, trouve quelqu'un pour t'apprendre, on devient tous élève et prof.
Fais-toi confiance, tu peux le faire.
Et si ça passe par désobéir? Et bien désobéis, nous ne pouvons plus respecter des consignes qui ne sont pas comprises et admises comme ayant du sens, il faut viser le "Juste".
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Le filtre de censure de Facebook change d'avis, et restaure la visibilité de certains de mes messages.
Entre devoir assumer la stratégie d'immunité de groupe, et la reconnaître comme une erreur aussi tarée que d'accepter les chambres à gaz, pour qui que ce soit.
Le cyclonB d'hier, c'est le virus aujourd'hui, ne pas prendre au sérieux la crise au motif qu'elle n'impacterait que les vieux est un copié collé de n'importe quel génocide, un massacre ciblé qui ne nous concerne pas, des juif en 40 aux palestiniens depuis 50 ans, des Tutsis, des Yemenites, des migrants, et maintenant nos vieux?
Le capitalisme devra répondre de la dérive inhumaine dans laquelle il nous a conduit, nous avons un examen de conscience à faire.
L'exploitation du tiers-monde?
Plus question.
Le travail pour toute vie et les angoisses de fin de mois individualisées dans la grande compétition de larbinage?
C'est fini.
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"Plus vous êtes alarmiste, moins on vous écoute". le docteur Caumes sur LCI.
J'entends encore Elio di Rupo affirmer que ce sont les virologues qui ont le pouvoir de décision, le virologue en face écarquillant les yeux d'impuissance.
Après le déni du virus, de ses dangers, resterons-nous longtemps à attendre un "retour à la normale" assis notre cul face à Netflix? (je n'arrive plus à voir des fictions, la réalité en est une).
Le temps de repos maintenant que tout est arrêté doit nous permettre de nous mettre à niveau sur les conséquences, les intégrer, les accepter.
Mais ce ne sont pas des vacances, chacun est invité à devenir citoyen-philosophe, chacun a en lui cette part de ce roi-philosophe que nous prétendons remplacer par la démocratie.
C'est indispensable si nous voulons sortir de cette délégation de pouvoir aveugle, et voir les lanceurs d'alerte entendus.
(Et soudain pourrait-on entendre ce que disent les lanceurs d'alerte des centrales nucléaires..?).
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Puisque les services de livraison sont réservés aux personnes les plus sensibles, en attendant que ces services de livraison trouvent leur cadence, je vais encore vivre l'expérience merveilleuse d'une balade au supermarché.
Contre le virus, je suis là aussi bien protégé que les premières lignes de soins, ils me font penser aux nettoyeurs de Tchernobyl.#Jenoubliepas.
Tout devient soudain urgent pour accompagner ceux qui se sentent désignés pour le prochain voyage.
Une proposition de loi à faire passer d'urgence: l’humusification en lieu et place de la crémation, servir ou encore coûter, commençons par le juste choix qu'impose la fin, pour mieux vivre ce qui nous en sépare.
Un vote prioritaire au parlement sera un message fort pour dire #Jenoubliepas
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Il faut prendre une heure de temps en temps pour regarder LCI, et réaliser comment un média du pouvoir arrive à d'abord nier le problème (c'est une grippe), pour ensuite le minimiser (les italiens sont nuls et vieux), puis débordés, de reporter sur les Français la responsabilité de ce qui se passe, sans plus interroger leur propre rôle jusqu'au trop tard, et encore ce soir.
Et ça s'enfonce, il n'y aura pas besoin d'aveu, ces chroniqueurs étalent en direct leur stratégie d'évitement de tout aveu d'échec.
Un ramassis de mauvaise foi au cube, c'est criminel de faire d'un organe d'information un outil de culpabilisation des masses. Les médecins qui ont défilé sur ce plateau ont beaucoup de courage à dire malgré les chiens de gardes.#Jenoubliepas
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Sous administration flamande, l'aéroport de Bruxelles importe délibérément le virus à Bruxelles.
De quoi équilibrer les statistiques qui se profilent?
Ceci est un acte d'empoisonnement délibéré.
Ce n'est pas le comportement des passagers qui pose problème, c'est le sabotage flamand des mesures prises.
Les flamands tentent le passage en force, obsédés par l'économie, et sabotent nos mesures de précautions dans l'illusion de revenir à leur normale perdue.#Jenoubliepas.
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Nous devons nous prendre en main, oser chacun ce qu'on n'ose pas.
Et chaque audace cumulée, chaque espoir réveillé, tuera le vrai virus: le chacun pour soi.
Dorénavant nous ne parlerons de "démocratie" que pour désigner un modèle d'avenir.
Nos démocraties mourantes se résument à des fricocraties, la rotation du personnel politique aura broyé les lucides de chaque tranche d'âge pendant trop longtemps, ne laissant sur la longueur que les trop faibles au chant du fric.
Nous ne les jugerons pas, c'est une époque qui s'éteint.
L'inspiration messianique de ce virus est assez impressionnante, j'aurais voulu écrire un roman moralisateur, je me serais inquiété de la caricature...
Le virus semble agir comme un étau, ou un incendie.
1/ D'abord il démarre en Chine, et les Chinois nous démontrent comment s'y prendre, cela réclame de faire un choix qui met l'économie de côté.
Mais nos gouvernements ignorent le message, et les fricocraties rapatrient leurs fidèles du bout du monde.
Le virus n'arrive pas par les migrants (la NVA serait déchaînée), mais par les touristes, les hommes d'affaires, les adeptes, acteurs et consommateurs de première ligne de la mondialisation.
Ils l'ignorent parce qu'ils comptent en euros, pas en vies humaines.
2/ Alors le virus, ce terroriste qui tient progressivement le capitalisme en respect en tuant tous les jours, s'en prend aux électeurs des fricocraties du sud, mais au nord d'un sud, bref dans la région la plus riche d'Italie.
3/ Le yang du fier italien attaqué à coup de boule, ça ne démarre pas à Naples, dans un bidonville non, mais dans le nord fasciste, ça ne se propage pas encore par les trains de travailleurs, mais sur toute une région qui prend l'avion.
Au nord du front italien, on ne peut pas ignorer à quoi on a affaire, ce serait trop d'incompétences, après la leçon de Wuhan, ce qui se passe maintenant en Italie réclame des mesures, mais à part des rapatriements qui s'auto félicitent de leur efficacité sans aucun contrôle épidémiologique, ni les médias, ni les gouvernements ne prennent la mesure.
Ou l'ont-ils prise?
C'est normal, ils ont décidé de ne pas en prendre et de laisser l'immunité de groupe écarter le virus de nos contrées, l'impératif économique est le seul qui compte dans une course financière dopée qui est sur les jantes.
Mais l'information circule, le compteur mortel tourne en ligne, et même si la société est névrosée dans son égotrip quotidien, les lanceurs d'alerte poussent les autorités à prendre les mesures, en Belgique c'était clair: la société aura débrayé avant même la déclaration historique de Sophie Wilmès après 3h00 de chaise vide.
Avec le recul, c'était génial de rejouer le coup de De Gaulle laissant Paris à lui-même, créant le vide du pouvoir et revenant quand ses soutiens sont sortis dans les rues.
Sans calcul, parce qu'il fallait divorcer de ces Flamands suivant Boris Johnson et les autres, notre première ministre par ce retard a profité d'un fossé temporel qui ne pouvait que l'accueillir pour le combler.
Le virus aime bien Sophie, elle a fait preuve de courage face à des serpents enfermés dans une cage.
Le virus nous laisse une Sophie, héritage du compromis de nos hésitations, alors que les Français ont Macron, en se laissant bercer par une manipulation médiatique impressionnante de mauvaise foi, l'art du mensonge est rôdé après 18 mois de gilets jaunes, et bien avant son élection... pauvre France...
Le virus nous laisse toujours le choix maintenant, respecter l'autre, ou bien exposer les autres à une roulette russe avec 1 balle dans un barillet à 10 coups.
Nous devons sortir de la névrose pognon individuel, ce virus est là pour nous empêcher de continuer comme avant, il ne peut y avoir un "retour à la normale", notre seule solution est collective, et dans le souci de chacun, chacun conscient de sa part de responsabilité.
Nous avons changé de bateau, le capitalisme coule, nous avons cette place à prendre dans un nouveau monde, en gardant le meilleur de chaque époque, de chaque culture, de chacun de nous. Nous ne sommes pas dans un nuage nucléaire, nous ne sommes pas en train de nous noyer en mer, nous avons encore un espace de choix, mais le virus est implacable à nous corriger.
Les citoyens doivent se réapproprier l'Etat, l'Etat doit reprendre sa place, il a les moyens et il est le tronc, le privé n'est qu'une branche de cet arbre, et ne sera jamais le tronc.
Le rôle de l'Etat n'est pas tant de soutenir un modèle économique compétitif dont se gavent les plus inconscients que de permettre à chacun de devenir pleinement et librement soi-même.
Le partage de la prospérité bien comprise et bien gérée est le seul avenir à portée de main.
Il faut décider de se faire confiance.
Je sais, on voudrait décapiter quelques têtes, mais nous valons mieux que ça, le dernier sang ne sera pas du fait des bâtisseurs d'avenir.
Nous devons nous prendre en main, oser chacun ce qu'on n'ose pas. Et chaque audace cumulée, chaque espoir réveillé, tuera le vrai virus: le chacun pour soi.
Les portes se ferment pour mieux nous ouvrir au-dedans de nous, semons et pleurons dessus s'il le faut, que le renouveau pousse.
Beau printemps au-dedans de chacun de... toi.
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"Un vent favorable" nous rapporte que le gouvernement n'envisage les mesures de soutien via le chômage que 3 mois.
Le but est de soutenir... les banques... chacun devant prioritairement rembourser son emprunt immobilier (et manger du sable pour les plus endettés). Les banques vont donc avaler l'essentiel de l'enveloppe en passant par les comptes de chacun.
Dans 3 mois, retour "à la normale" selon les projections du gouvernement?
Le virologue Marc Van Ranst, qui a misé sur la stratégie d'immunité de groupe (#Jenoubliepas) projette 10 semaines d'épidémie en se basant sur la grippe, continuant d'ignorer la réalité dans les autres pays.
La confiance entre le nord et le sud était déjà à l'agonie, je ne vois pas comment nous pourrons résister au divorce belge.
Mes amis flamands gardent toute mon amitié.
La culture économique flamande ayant supplanté les valeurs humaines que nous avions en commun, nous ferons chemin séparé.
🌋
Le vrai massacre
sera de continuer après "comme avant".
🌋
Les opposants à la chloroquine oublient tous que ce traitement semble actuellement le seul à empêcher des gens... de mourir. Ça se résume à ça. Le fait qu'il coupe l'herbe sous le pied au chantage d'un vaccin (je sais, les vaccins ne sont pas tous à jeter, mais c'est devenu un business modèle criminel) rend suspect ceux qui écartent trop vite ce que les Chinois ont mis en évidence, et confirmé en l'état des recherches par le gaulois de service: le Pr Raoult.
Ce professeur préconise de s'inspirer des asiatiques, mais il reste ignoré... ça sent le lobby…
🌋
L'homme hésite.
A-t-il bien fait de s'arrêter?
Cela sauve-t-il l'idée qu'il se fait du respect de la vie?
Son doute l'exclut-il de la dictature des cyniques?
L'homme hésite maintenant.
La bête est-elle si dangereuse?
Le décompte macabre est impressionnant, mais face à la pollution, ce n'est rien encore.
Ah bon, face à la pollution, ce n'est rien.
Donc la pollution, c'est beaucoup.
Ce virus ne serait pas le mur, mais son révélateur?
Même sans le virus, l'homme se dit qu'il ne peut pas repartir du même pied, "comme avant".
Certains comparent ce confinement avec un bombardement pour combattre les moustiques porteurs de malaria.
Mais nos infrastructures ne souffrent pas, nos besoins peuvent être rencontrés, c'est la compétition économique qui se révèle impossible à poursuivre, nous sommes tous responsables les uns des autres, quitte à devoir trouver sa place dans un autre projet de société, rassuré par un salaire universel qui reconnaît chacun.
Nous avons tout pour le faire, et dorénavant un homme est appelé à poser son sac, le bidochon qui s'agglutine dans les avions, c'est fini.
Et l'homme se dit que décidément, il sera de plus en plus économique de s'arrêter, et de réaliser sans doute dans quelque temps, que ça rend un avenir aux plus jeunes.
🌋
Rattraper le travail perdu pendant les vacances?
Mais pour quel marché cher Geert Noels, brillant économiste du passé..?
Tu crois qu'on va retourner au cinéma alors que ça meurt par camions?
Comme un motard qui commande une nouvelle moto avant d'apprendre que son dernier accident lui coûte les deux jambes.
Comme taper sur Trump ou Poutine pour les mesures qu'on n'a pas prises en Europe...
Décidément sortir de la seule logique d'une économie de marché dominée par l’héritage privé, et de l'Etat résumé au sauveur des causes perdues, reste bien difficile.
🌋
Soir de brise nordique, douce fraîcheur après un 30° sous la pioche, la précision des sons étincelle de clarté loin de la brume, clair du timbre de cloche, les douze coups à la grande pendule sonneront ce soir.
Cette nuit, le lapin sera mangé, comme la grenouille, mieux qu’hier, plus collectivement sous cette lune, que par les autres appétits de fortune.
Cette nuit grince et se plaint de douleur de le savoir déjà, chacun attendant qui de la dent, qui de la proie.
Une mouette égarée prise d’une crampe d’aile plonge soudain vers le sol.
Le sol est liquide, la voilà provisoirement sauvée d’être tombée dans l’étang.
Mais les deux couples d’oies, garde armée de leurs petits, lui sautent dessus à coups de becs, l’affrontement est bref, sans pitié, et résonne d’une cathédrale à ciel d’étoiles ouvert.
Sous l’eau, c’est aussi le raffut, de celui qui pousse à se tapir tout ce qui peut bouger, de celui qui attend le cadavre à digérer, demain, après les douze coups.
Pour l’heure, pour la seconde, ne pas être le dévoré.
Alors que ce fait divers d’un crash aérien ne leur parviendra jamais aux oreilles, cent taupes labourent consciencieusement les profondeurs du champ voisin, et boulottent goulument la dernière génération de vers de terre, Graal de toute taupe, filon de protéines par garderies entières.
Juste au-dessus, une famille de hérissons fait la tortue romaine toutes piques dehors face à un trop jeune renard, les moustiques qui les harcèlent se font à leur tour encercler par plusieurs couples de chauve-souris, et l’une d’elles passant à portée, réflexe, la voilà dans sa gueule.
Le silence soudain, pour marquer cette première prise sans un cri...
Et déjà l’autoroute qui se souvient de rouler.
Peu d’insectes sur les pares-brises, il paraît qu’ils s’adaptent…
Après tout, il leur suffit de voler plus haut…
🌋
L'homme ne progresse qu'au pied du mur.
Et le Covid est un mur.
Avant lui, les limites du capitalisme à assurer une juste redistribution étaient déjà un mur.
Et avant les limites du capitalisme, le pillage écologique qu'il favorise est une falaise sans fin.
Le premier sédentaire n'était pas le meilleur chasseur, mais celui qui, sans doute handicapé, s'est arrêté alors que les autres continuaient de marcher.
Et quand la tribu est revenue un an plus tard, le mec n'était pas mort et avait appris le cycle complet des quatre saisons quand on avait toujours fui la rigueur de l'hiver.
Mais c'est sans doute en surmontant sa peur du feu que l'homme cesse de fuir l'hiver.
Que progressons-nous sans le remettre en question?
Quel est le feu à conquérir pour l'homme devenu buveur de bière, chasseur de fric, serviable serviteur du système que ce fric gouverne au nom de sa seule satiété aussi vertueuse que le réflexe premier de fuir l'hiver?
L'argent n'est pas seulement un outil de stockage de valeur, d'échange ou de fixation de valeur, il est condition et enjeu de la vie.
L'argent et toutes les conquêtes qu'il permet, de la construction des pyramides à la navette spatiale, nous invite dans un monde virtuel en soi, notre score est notre compte en banque, un univers virtuel qui n'est concret que face aux factures quand elles sont difficiles à honorer, qu'au degré d'accès au monde concret transformé en produit/service, sinon soyons honnête, pour un nanti, une facture n'existe pas, c'est juste un score un peu raboté.
Notre rapport à l'argent, son "évidence" et ce que cela fait de nos vies, n’est-il pas le premier élément à questionner? Comme le rapport de l'homme au feu quand il en avait encore peur, comme la réponse à l'hiver, quand seules de bonnes jambes permettaient d'y survivre...
Je reste persuadé que la peur du feu, la peur du froid, et la peur de manquer d'argent nous empêchent de la même façon de déployer notre potentiel d'humain.
Notre peur d'une exclusion économique nous laisse-t-elle encore un espace de raison? Nous fuyons l'angoisse de cette exclusion comme on fuit l'hiver, comme on fuit le feu.
La peur est un incendie, si on ne l'éteint pas elle consume progressivement l'individu, ses proches, bientôt toute la société.
Et là c'est un très grand incendie qui crame en silence, et il est urgent d'identifier notre prochaine conquête pour l'éteindre:
LE SALAIRE UNIVERSEL.
ET PAS DEMAIN,
C'EST MAINTENANT.
L'instinct de survie économique individuel nous conduit dans trois murs.
Par l'instauration d'un salaire universel, commençons par reconnaître la primauté du collectif comme condition première à la survie de notre espèce.
🌋
Equinoxes
Cécile est Soleil,
me laissant la lune,
Cécile est le vent,
quand je canicule
Cécile dort le rêve
que je somnambule,
Cécile danse les formes,
je les funambule
en parlant de Dieu
quand je pleure les hommes
en parlant de Dieu
quand je pleure les hommes
Cécile prend le temps
que je laisse filer
fait pousser la soupe
qu’elle sourire au souper
Cécile fait les fripes
pour me rhabiller
et déjà repart
pour d’autres départs
en parlant de Dieu
quand je pleure les hommes
en parlant de Dieu
quand je pleure les hommes
Cécile ferraille d’indépendance
quand je rêve noyau tribu
Cécile court l’ombre de l’ombre
pour garder sa page blanche
souplesse et finesse
d’une feuille de papier
Je l’écoute grandir
me parlant de Dieu
quand je pleure les hommes
me parlant de Dieu
quand je pleure les hommes
A coup d’éponge sur la craie
Cécile dessine le nouveau jour
légère d’une amnésie d’âme née
se donnant au jour elle crée
ce soir elle lira pour mieux s’ancrer
et demain me dira les anges
me parlant de Dieu
quand je pleure les hommes
me parlant de Dieu
quand je pleure les hommes
🌋
Ce soir à la télé, on parle de la réserve d’indiens.
Dans l’émission concédée aux différents courants de pensées philosophiques, à la marge, comme un symbole de fraternité en danger de mort économique, et d’éclatement social.
Les indiennes pleurent la fin des histoires qu’elles ne peuvent plus tisser entre les conteurs et le public de vieux visages pâles qui ont fait leur vie, et la prolongent maintenant tapis à l’abri du covid.
Ce soir à la télé, mes voisins pleurent, ils ne voulaient pas trop entendre l’ampleur de la crise, comme les blancs.
Maintenant les vieux blancs sont menacés, et chacun sait que c’est le public qui, par ses visites les semaines de pleine lune réuni pour entendre contée l’histoire du mois, nourrissaient la réserve, c’est tout ce public qui pourrait mourir avant de pouvoir rouvrir.
La réserve ne voulait pas croire dans la sévérité de la tempête, elle s’est accrochée jusqu’au déni, et là, le pavillon naufrage est officiellement hissé.
La famine suivra, famine de l’esprit, famine du rire, famine de l’autre, famine de l’ailleurs.
🌋
Nous habitons nos idées comme nos maisons, les rangeons comme elles par fainéantise ou par maniaquerie, ludique ou sérieux, parfois le déménagement de printemps s’impose, mais on change peu de meubles, on retrouve vite ses marques, toujours au plus près de ce qu’on a toujours habité de penser.
Les meubles accueillant l’importance des autres prennent plus ou moins de place, celle de la mort aussi, nous habitons nos idées comme le lion son territoire.
Pointer une idée à l’odeur putride revient alors à remettre en cause l’hygiène intime de celui qui la porte, révéler l’étroitesse d’esprit revient à juger la taille de la demeure.
Nous viendrait-il à l’idée de critiquer les miséreux pour la piètre qualité des bidonvilles qu’ils habitent avec le contenu de nos pourtant si précieuses poubelles?
Nous le faisons pourtant dans le vaste parc immobilier des idées.
Les idées sont des lieux de pensée, conditionnés par nos lieux de naissance, nos parcours de vie, et nos lieux de vie n’emprisonnent pas celui de nos idées, ils les éclairent comme un potager, ou comme une cave.
Les idées sont ces lieux qui nous donnent le confort de leur part de sens à recevoir, comme une maison qui accueille avec plus ou moins de commodités, et rencontre plus ou moins nos attentes.
A la frustration que génère la présence d’un voisin à échanger, l’idée que l’on s’en fait voudrait que l’on s’en éloigne, alors c’est mentalement que la distance s’imprime.
Donnant alors d’autres idées, du souhait de le voir déménager, à celle de le liquider.
Ou l’idée plus intelligente d’interroger ce sentiment, ces idées soudain radicales, ou la radicalité de ces idées.
Un jour j’ai remercié un voisin d’avoir joué pour moi le rôle du type que j’attendais de voir partir avec sa roulotte du fond de mon jardin, parce qu’il m’avait permis de réaliser que le partage de l’espace convenu est plus facile à accueillir, qu’un squat qui dure dans un provisoire sans fin.
Je n’ai jamais souhaité sa mort, celle de mon autre voisin bien, il ne mérite pas son chien.
Peu importe la maison, c’est sa taille et ce que nous mettons dedans qui compte vraiment, et tant que c’est un choix d’entretenir une petite maison, ou de se perdre dans un château philosophique, pourvu que de l’un et l’autre on puisse en apprécier l’accueil, et en souhaiter le voisinage, toutes les idées sont bonnes à habiter.
A chacun de cheminer en pensées de l’une à l’autre, et de réécrire sa carte avec le regard de l’aigle, zoom avant, zoom arrière.
🌋
Le sol gronde, le sol tremble, et on spécule sur l'allongement du jardin...
C'est sûr que le réveil d'un volcan au milieu de la pelouse, ça doit en augmenter la surface au sol, il est sûr aussi qu'elle sera fertile un jour... un jour...
Le sol tangue, le présent s'essouffle d'un avenir ancré dans le passé, et l'on se console d'un couvre-feu qu'il ne soit pas accompagné d'un bombardement au loin, si près...
Nous sommes tous morts.
Voilà c'est fait.
Et maintenant qu'on est tous morts, mais qu'on est encore un peu là parce que on n'est pas encore vraiment morts, que fait-on?
Pas d'idée?
Alors fermons les yeux encore un peu, on est morts, on ne peut plus... qu'est-ce qu'on ne peut plus?
Qu'est-ce qu'on n'ose plus au point de ne même plus en être conscients?
Dérouillons-nous l'imaginaire et l'audace avant de subir la dérouillée irréversible.
🌋
Le fruit que je suis
fane au temps devenu,
secousse dans l'arbre,
le vent annonce sa visite.
Certains l'ignorent,
d'autres tomberont,
et pas forcément les plus fanés...
🌋
De l'orthographe du mot "Où", ou quand une règle grammaticale participe au gaspillage de plastique...
J'aime ma langue respectée dans son jus d'origine, je la défends comme telle, mais ici on a un mot à changer: le mot "où".
Pour ce seul mot, il faut une demi-case de clavier d'ordinateur.
Donc ce mot seul par son orthographe réclamant un "ù" nous coûte écologiquement, à la marge me direz-vous, mais imaginez que chaque mot réclame une demi-case de clavier d'ordinateur?
Le mot "où" peut disparaître pour "ous", ou "ousque", ou encore "ubi", comme dans "Universal Basic Income".
Le latin est éternel jusqu'à résumer l'avenir en anglais, c'est étonnant de voir comment le procès du mot "où" nous guide vers ubi aller …
🌋
En attendant de lire Baudelaire...
j’ai des fantômes dans le coeur et les yeux
atolls d’atomes, silhouette et couleur parfum
j’ai des matins lourds des jours passés
cri de bébé sourd serment de plus jamais
au fer rouge… gravé.
mais…
“tu as peur d’aimer” me dit-elle,
d’un tir d’aile d’hirondelle…
sur la tombe de l’été.
Je remonte le fil du rêve
jusqu’à tout petit silhouette couleur parfum
des matins chez ma reine
et d’autres matins chez ma mamy
jalousent de leur temps avec le prince
et moi de ne pouvoir être deux,
deux comme dans « heu-reux »
mais…
“tu as peur d’aimer” me dit-elle,
d’un tir d’aile d’hirondelle…
sur la tombe de l’été.
Entre deux ou deux mon coeur cortège
deux par deux c’est la promesse du rêve
de ces deux papillons face au vent
qui dans mes yeux dansent depuis 50 ans.
Les papillons vont et viennent chaque année
et les amours bombardés de clichés à casser
deux par deux sont tombés, papillons emportés
mais…
tu as peur d’aimer me dit-elle,
d’un tir d’aile d’hirondelle…
sur la tombe de l’été.
J’ai des fantômes d’appartenance
qui me disent des alliances
d’autres parlent de destin
ou bien de réminiscence…
J’ai été curé, chevalier et violeur
j’ai tué sans peur, jusqu’à me damner
de survivre seul à ma troupe décimée
pourquoi veux-tu que je sois chanteur
pour une deuxième fois les tuer??
mais…
“tu as peur d’aimer” me dit-elle,
d’un tir d’aile d’hirondelle…
sur la tombe de l’été.
La liberté l’emporte enfin,
compagne patiente à s’imposer
les papillons ne restent pas en cage
Pour être deux, mieux vaut savoir voler.
Mes papillonnes entre deux âges
dansent la grâce de leurs printemps
Eté, apprend à durer
la liberté, à partager.
mais…
“tu as peur d’aimer” me dit-elle,
d’un tir d’aile d’hirondelle…
sur la tombe de l’été.
🌋
La prison courait son auto-discipline sous un ciel de plomb, la promesse sans fin disait que la prison ne pouvait pas s'arrêter, parce qu'elle ne s'arrêtait jamais, et qu'on ne peut pas arrêter une prison qui ne s'arrête jamais.
C'était imparable.
Et puis une souris est entrée dans la prison.
La voir, tu mourrais! disait la télé, alors pour ne pas voir la souris, on a convenu de rester dans les cellules.
La rumeur rapportait que la souris circulait, remplissant l'infirmerie débordée... tu m'étonnes, une seule infirmière en tant normal c'est court, mais une souris courant la prison, c’est marée haute sur Guadalcanal jusqu’à la morgue.
Il suffirait de fermer toutes les portes le temps de trouver cette souris, ou de la laisser crever dans un coin, mais c'est sans compter sur les intérêts du directeur de la prison qui vend des appeaux à souris. Pas pour les attirer, mais pour les faire fuir.
Donc chacun attend son appeau que le directeur annonce bientôt au point, en se demandant si les sorties seront un jour possible puisqu'ils annoncent une invasion de souris pour les prochaines années.
L’appeau laisse une marque sur la bouche dit la rumeur, la marque du diable, mais c'est la condition pour pouvoir retourner chaînes aux pieds travailler au champ, et faire fuir les souris.
C'était bien quand même la prison avant, et le temps passe, et on n'en fait rien...
Satanée souris.
🌋
Le Baron Caniche de la Crotte molle
polyglotte-ergote son vieil héritage
de tic et de toc en cul de poule qui,
tournico-tricote, lui tient lieu de langage
Duchesse coquine ou bretonne
au sexe faible galanterie fait l’homme
Le Baron Caniche de la Crotte molle
ronde-jambe jusqu’à la bonne
La pucelle par tant de dentelles
ne sait qui du tic ou du toc est
ce Baron Caniche de la Crotte molle
la mouche au coin des lèvres…
Pucelle et promise pourtant
la Belle s’oublie, et voilà l’amant
Le Baron Caniche de la Crotte Molle
n’en a plus pour très longtemps
Le matin, la rosée, un champ
deux témoins deux épées du sang
ci-gît si jeune et sous le sol
le Baron Caniche de la Crotte molle...
🌋
Mettons-nous à la place de l'indicible auquel nous appartenons tous, et dont l'humain est invité à entendre les messages d'amour et de partage clairs.
Comment supporter de les voir ramenés à un repas par an dans une récupération évitant soigneusement toute introspection, toute l'interrogation que réclame l'incarnation de l'esprit de Noël, et de plutôt l'ignorer dans l'indifférence du cannibalisme que nous nourrissons par le capitalisme.
Il y a de quoi vouloir priver la fourmilière de la couverture pour l'hiver.
Tant que les usines de bougies tournent, je garde la flamme de voir s'étendre une prise de conscience générale, ça va encore faire mal, on ne sort pas d'une boîte de prêt-à-penser pour l'interrogation personnelle sans migraine ni vertige, mais j'y crois, cette flamme-là brille de mon lever au coucher.
Arrêtons de regarder à 3 mois, regardons à 10 ans.
Si tu remarques bien, quand tu fermes les yeux pour te projeter sur la ligne du temps, dans un même mouvement ton esprit en s'élargissant y cherche les autres, c'est un réflexe.
Preuve que même en cultivant son île d'indifférence, cela le reste par rapport aux autres, ils nous permettent d'être au monde, de nous sentir exister, même de loin.
Si Noël doit s'éclipser un hiver (ou deux? trois?), les bougies brillent encore de ce réconfort pour adoucir notre sentiment de solitude, douce intensité et lenteur du temps.
Et comme les chats ont 7 vies, nous avons devant nous des milliers de bougies.
Le bonheur n'est pas histoire de comédie, même si la vie reste bien la meilleure fiction, à nous d'entendre le commun de notre destin, cette belle aventure que l'indicible nous souffle d'inspiration quand on prend le temps d'une bougie, et de sa question...
C'est quoi Noël?
Et si on faisait un peu Noël pour nous-même chaque jour déjà, dans le respect des autres et de la planète, de manière à avoir un peu de Noël à donner chaque jour aux autres, d'en recevoir aussi, et que Noël devienne LE jour de Noël parmi tous les autres jours cultivés dans cet esprit?
Certains le vivent déjà, loin d'un Noël réduit par la foule à un shopping sur Amazon, et Vintage le lendemain.
Cette année, c'est Noël pour la planète, son premier depuis longtemps, et ce Noël pour la Terre, il s'agit que ça le devienne tous les jours, sinon la dinde dans 10 ans n'offrira de saveur que le souvenir pour celles et ceux qui l'ont connue.
Et peut-être trouverons-nous alors plus judicieux de fêter "Samhain", le Noël celte, autrement plus porteur de sens et qui offre, de son sens originel au mot devenu, une façon d'interroger les racines de Noël, d'y retrouver la sève.
🌋
L’homme est la graine
la femme est le champ
sème la graine sème le vent
l’homme s’égrène
la femme la terre
l’attire du ciel
semence dans le champ
ma mie m’appelle
vent de printemps
la pie l’attend
Semence dans le champ
l’homme se sent Roi
la femme est son champ
sa mie sa loi l’attend
le champ devient citrouille
la femme la terre
l’attire du haut du ciel
sans un regard pour la nouille
semence du vent
d’un autre vent
au prochain printemps.
Alors…
Être… le vent…
Aller se gratter les falaises
des arbres fiers pour brosse à dents
les cumulus en dentifrice
la Tour Eiffel en arrière plan
Etre… le vent
faire son fitness entre les fentes
pour t’apporter le rhum des foins
sur ta chemise blanche la fiente
d’un pigeon que je porte… au loin
être… le vent…
pousser la voile du solitaire
barbu plus fort que la mer
souffler encore et lui offrir
la joie de faire voler son… mât
être le vent…
me taire en mer dans le brouillard
qu’un naufragé pleure de percer
à 300 mètres il y a la plage
mais pourquoi donc la lui montrer..?
Etre… le vent
aider au champ pour les cultures
anticyclone et plein soleil
La canicule en overdose
le souffle d’aile d’une abeille
Être le vent…
les faire prier les soirs d’orage
et leur sortir l’écran géant
pour un light show sur fond d’abîmes
le goût de l’eau sur toutes les lèvres
mais pas ce soir…
ce soir j’ai……. Golfstream
Être… le vent…
🌋
La progression du Bitcoin interroge l'économie financière dans ses fondements, mais aussi la sociologie, celle d'un groupe de jeunes précurseurs rassemblés mondialement, celle de leurs aînés en charge de trouver une rentabilité, celle de la majorité qui craint de gérer son argent comme on craint le feu, et toutes les questions philosophiques que ce rebond de matière pour le capitalisme ne manque pas de nourrir, à commencer par ce transfert de valeur entre le compte du grand-père et l'argent de poche du petit-fils.
Le bitcoin est un prisme intellectuellement passionnant pour appréhender l'absence de contrôle démocratique au gouvernail du monde.
Miser sur le Bitcoin, c'est s'armer contre le manque de confiance qu'inspirent les vieilles institutions, de la valeur-travail à la méritocratie gérée par une banque centrale "indépendante" (de la bourse?), investir dans le Bitcoin pour beaucoup de gens maintenant procède fondamentalement de la même pulsion que d'investir dans des armes et de la farine stockées à la cave.
Les banques centrales soutiennent la spéculation du tangible, les jeunes ont misé leur argent de poche sur un gadget que personne ne peut forer: le Bitcoin.
Et bam, voilà comment une révolution, que personne n'a décidée contrairement à toutes les autres révolutions, se dessine à l'horizon d'une redistribution de la valeur qui dort en monnaie fiat sur les comptes des grands-pères.
Hooo ça monte?
"Tu as vu? ça descend...!" se console le journaliste au bord d'une route sans vision sur la course...
Les stukas plongeaient sur la moitié de mes grand-parents en 40, et l'autre moitié pas bcp mieux sous l'uniforme en débandade.
Que savaient-ils de ce que l'Histoire a éclairé depuis de leur quotidien, de ce qui aura fait leur vie?
Un projet d'Europe nourri par des intérêts privés a armé Hitler, l'ont-ils seulement su de leur vivant?
Le Covid est-il un Stuka géant sur le monde?
Le bitcoin est-il une galerie vers une vallée libre?
Si aucun Bitcoin n'avait été perdu, si tous devaient être frappés, chaque humain pourrait disposer de quelque chose comme 3 millième de Bitcoin chacun.
Entre les bitcoins perdus et ceux qu'on ne produira peut-être pas, en restera-t-il 14 millions?
Cela ferait 2 millièmes de Bitcoin par humain.
Laissons le premier au marché pour qu'il garde sa valeur et la voie croître, et gardons chacun l'autre. A terme, cela représente la garantie d'une location. Sur une vie, la valeur d'une maison.
Mais ça ne se fera pas, parce que la majorité des gens préfèrent "ne pas s'en mêler", et rester dans un système politico-patriarcal pseudo-protecteur.
Une économie nouvelle se dessine, comme un hydre à millions de cerveaux, autant de cellules qui en rêvant leur rêve participent de quelque chose sans doute de plus énorme que tout ce qu' Internet a pu nous offrir.
Mais quand on sait que la moitié de la bande passante est consommée pour de la pornographie, comment s'étonner que malgré 300.000 nouveaux comptes par jour sur Binance, ce transfert de valeur reproduit un transfert d'inégalité de moyens.
Comment reprocher à celui qui ne sait pas de ne pas savoir, et celui qui sait de se retrouver de l'autre côté?
Le Bitcoin descend, et les cryptophiles pensent qu'il est rassurant de le voir redescendre, les baleines en veulent plus pour moins, et de nouveaux petits peuvent prendre leurs 2 millièmes...
Oui c'est une guerre, et faute d'y mettre un terme, on peut la gagner dans la conscience du collectif à servir en finalité de nos projets de vie.
Le Bitcoin n'est qu'une flèche géante vers une nouvelle économie, un nouvel espace, et comme l'Amérique pour l'armateur qui y envoyait des navires, il ne pouvait que l'imaginer.
Oui, on me dira que je suis dans la pensée symbolique, voire magique, et je l'assume, ça me sauve jusque là de la folie rationnelle.
En résumé, les cryptos qui tombent, ce sont mille possibles qui se consolident et corrigent des incohérences provisoires.
BNB en quatrième cap? Délirant. Mais est-ce pire que Tesla...?
🌋
Face à la démission pathologiquement inconsciente d’une part méprisable de la population, cette fange qui s’autorise égoïstement à refuser de se faire vacciner,
le gouvernement a décidé de consacrer les doses encore disponibles à vacciner…
les chiens.
Avec le consentement du chien, et du maître.
L’opposition a d’ores et déjà introduit un recours au conseil d’Etat pour discrimination à l’égard des chats, le gouvernement s’est réfugié derrière un poids trop faible pour vacciner les chats, ce à quoi l’opposition a répondu qu’un nouveau-né peut-être plus léger qu’un chat, et qu’on vaccinait bien les bébés.
Ce à quoi le gouvernement à répondu que les bébés humains avaient l’habitude et qu’on ne vaccinait pas les bébés chats et que donc comparaison n’était pas raison parce que ce qui est excessif n’existe pas.
L’opposition plaide maintenant pour la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la disparition de l’excessif, la nécessité ou non de le retrouver, et à tout le moins, de comprendre ce qui est arrivé à l’excessif.
On ne voudrait quand même pas que la raison disparaisse de la même façon...
🌋
Pourquoi dit-on de la flamme qu'elle danse, quand dans la danse, on voit les amants enlacés?
Voit-on dans la danse de la flamme le rythme d'un mouvement qui s'arrête neuf mois plus tard dans le premier cri d'un bébé?
Non, juste le temps de la danse, la flamme ne fécondant la bougie que d'une chaleur aussi fatale à la bougie qu'à la grenouille, elle ne survivra pas à la mèche qu'elle consume, pas plus que le mouvement imprimé par le couple le temps d'une valse.
A moins que la flamme de la bougie ne danse seule prisonnière de sa mèche, brûlant de donner sa vie à d'autres flammes dans un incendie de bébés...?
Danse du doigt avec la flamme, et tourne autour de son tango, n'est-elle pas prête à se multiplier avec tout ce qui se présente?
Le feu ne serait-il pas l'essence même de l'énergie sexuelle concentrée dans le second chakra?
D'ailleurs, ne va-t-on pas chercher le souffle ultime d'un briquet après l'avoir pieusement réchauffé entre ses jambes?
En d'autres termes, sera-t-il un jour possible, par la pleine conscience, d'allumer une clope avec sa bite?
La fin des briquets, et une ère nouvelle pour l'humanité incendiaire, ses appétits pyromanes, et la dictature de la longueur du sexe.
🌋
Bizarre cette sourde inquiétude un peu coupable qui suinte au fil des jours.
Je vivais en oursitude bien avant le confinement, mais la vie des autres venait quand même éclabousser mon pas de grotte, je pouvais mesurer mon errance.
Là, la distance devient isolement, dérive, réflexe à reprendre des rames invisibles, mais il n’y a pas de mer à ramer, culpabilité de ne pas ramer la mer qui ne va nulle part…
J’explose de créativité, les heures ne comptent plus, le frigo un fantôme, je fais des plans de châteaux en Espagne jusqu’à ce que la fatigue me prenne, n’importe quand, jusqu’au réveil à n’importe quelle heure…
Pour peu je croirais rêver nuit et jour, jour et nuit, les pages s’accumulent pour trace de mon rêve éveillé, c’est donc bien de ça que j’ai rêvé hier..?
Hier?
J’avais oublié.
Non, ne pas me souvenir qu'ils veulent revenir à leur folie perdue, rêver encore activement autre chose, autrement, oublier la censure du manque de moyens, on rêve comme si on avait les moyens, se souvenir du rêve d'abord, semer des cailloux, les autres suivront.
🌋
Depuis deux jours il pleut sur la réserve d’indiens, l’homme blanc a déserté ses histoires sous la lune, et les quarantaines se multiplient tout autour de moi.
Depuis deux jours, je ne sais plus monter l’escalier, ma respiration est une souffrance, et rien ne sert de chercher du soutien, les hôpitaux sont saturés jusqu’à l’émeute.
Une pause s’impose…
🌋
Dans la salle des idées, il y a des guichets, et des sièges pour attendre son tour.
Ça peut prendre très longtemps d’avoir son tour.
Soudain ton chiffre éclate dans les haut parleurs « 512 - Guichet Idée n°14 »
Alors là tu as exactement 22 secondes, où que tu sois dans la salle, pour ne pas perdre ton tour.
Et comme ton numéro peut sortir sans avertissement, comme celui des 2300 personnes qui sont là, je te laisse imaginer le défi d’arriver devant le bon guichet en 22 secondes.
Mais là c’est la bonne, je suis devant le guichet Idée n°14 à mon quatrième essai en deux semaines.
Je vais enfin pouvoir expliquer mon idée.
« C’est pour quoi? » monte une voix de cigarette du fond d’un tiroir dont je ne vois pas le contenu.
« J’ai imaginé un nouveau modèle de pince-à-linge »
« Pince à linge ?» avec un P? comme dans pince-à-linge? »
« Oui »
« Alors guichet P le troisième mardi du mois pair, voici votre preuve de tentative de dépôt d’idée qui vous ouvre le droit à l’indemnité créative quand vous aurez cumulé 32 tentatives de dépôt d’idée.
Soyez attentif à finir le cycle complet du dépôt complet d’une idée complète avant d’envisager la suivante, sous peine de recommencer la procédure et votre capital d’idées déposées revenir à zéro.
Suivant! »
🌋
Plus j'entends nos médias, et plus la réalité de mondes parallèles s'impose.
Un monde de savoir établi et matraqué, résumé à des slogans et des anathèmes prolongés des matraques s'il le faut, et en parallèle un monde de questions qui s'entassent derrière la porte du déni.
Et c'est vrai que ça prend du temps de regarder ces deux mondes devenir, juste ces deux-là, se nourrissant de nouveaux objets entassés sur les précédents, et dans l'autre monde interrogés avec d'autant plus de méfiance.
Le mythe de la Tour de Babel nous vient à l'esprit, mais les hommes ne sont pas victimes de leurs mots, juste de leur surdité à les entendre, de leur déni à recevoir les urgences de correction, puis faute de correction, de résilience.
Refuse que la route monte, invente-toi qu'elle descend, et meurs sous le poids de ton sac plein d'inutile en fuyant cette mort que tu crois négociable.
C'est la vie qu'on laisse qu'on peut négocier, pas sa fin.
🌋
C’est…
Dans les ombres de mes dettes
dans les ombres de mes amours
dans les ombres des vedettes
et sur celles de mes contours
que les sombres jours affrètent
d’une pâle silhouette
le glas au pas d’un corbillard
perçant de noir l’épais brouillard
C’est…
en novembre que tombent les branches
les feuilles les vieux, et les amours aussi
en novembre que tombe novembre
la lumière le froid et la pluie
que les sombres jours affrètent
d’une pâle silhouette
le glas au pas d’un corbillard
perçant de noir l’épais brouillard
C’est…
sans s’étendre sur cette vie off
que le curé fait son office
pleurant sous voile cette catastrophe
la veuve dans son rôle à côté du fils
que les sombres jours apprêtent
d’une pâle silhouette
le glas au pas d’un corbillard
perçant de noir l’épais brouillard
C’est…
au cimetière enfin « qu’ici repose »
dernier carré gardant la pause
que le soleil sort de son lit
ces quelques secondes d’oubli
que les sombres jours affrètent
d’une pâle silhouette
le glas au pas d’un corbillard
noir éclatant l’épais brouillard
🌋
- “C’est quoi un “corbillard?
- je ne sais pas Johé.”
🌋
C’est la coupe de printemps pour les branchus, Francis a séca-tronçonné tout ce qui pouvait dépasser, des rosiers aux arbres les plus hauts, le vent passe la brosse.
La nuit s’installe et l’autoroute s’allume dans la même indifférence pour le match que se livrent déjà les rafales dans les branches. L’une sans l’autre, la partie serait sourde d’ennui.
Une autre course se joue autour du point d’eau:
C'est à la faveur des tempêtes de mars que les oies semblent se disputer le territoire.
Un couple, puis 8 l’année suivante, puis 19 cette année, la tempête qui se lève décidera de qui se disperse, et du couple qui restera.
Rien de tel qu’un vent plus fort qu’eux pour pousser les rivaux vers d’autres rivages.
Les moins pertinents, les moins motivés, les moins légitimes à rester s’en vont avant le gros de la tempête, pour profiter de son aide à changer de carte, non sans tournoyer dans de longs adieux aux cris wagnériens, mais sans non plus pousser la nostalgique jalousie boudeuse jusqu’à larguer son napalm, ça se limitera à la crotte d’adieu pour voler léger.
Celles qui restent ne-partiront-pas-c’est-décidé, et la tempête, elles le savent, souffle de leur côté.
C’est la coupe de printemps pour les arbres, Francis a coupé tout ce qui pouvait dépasser, des rosiers aux arbres les plus hauts, le vent passe la brosse.
Demain il fera calme sur l’étang, et d’autres voisins seront heureux de voir un couple d’oies déposées par ce vent.
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Chaque jour, éclairé du doute, regarder, chercher à comprendre, puis le partager là où on est, aussi sincèrement et de façon aussi désintéressée que si on mourait demain.
Chaque jour dès le matin savoir qu'au soir mille versions de nos vies seront perdues, mais pour celle-ci, ce pas de plus dans la quête de compréhension de ce qui nous est donné d'accepter, ou non, de transformer, ou non, ce pas de plus en conscience d'être une goutte d'eau d'une vague du jour, en conscience ou en oubli.
Alors à chaque vague, comme si c'était la dernière, confiant dans toutes celles qui suivent...
Et roulent les galets sur la plage, c'est la mer à la fin qui gagne.
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- “Quoi? Et c’est tout?
- “Oui Docteur, c’est tout.
- Allons Doriane, ne pleurez pas, ce n’est pas le premier que nous perdons!
- oui mais lui, je l’avais rencontré...
dans un ascenseur.”
Et de taire son souvenir 13 ans plus tôt des larmes enfantines chantant l’adieu à son père.
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Le silence s’enlise
lisse…
de lui-même le silence
lisse son enlisement
sous son propre poids
silence lourd
s’enlise d’être lisse
de ce qui ne se dit pas.
Le silence léger laisse
le lisse lui glisser sous les ailes
silence d’espoir, silence sidéré
silence d’admiration souffle coupé,
silence léger des mots devinés.
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“Allo, Simon?
C’est Doriane...”
—----------------Fin-------------------------------------------
Gratitude
Merci à Kelle Leroy mon édi-délice première lectrice à rire de mes délires, merci à mes parents de prendre le temps, merci à Doriane ma soeur, merci à ma Shamane petite Maïté, , merci à Baudouin mon Bouddha sorcier, au Dr Duboé&Karane mon autre sorcier, merci à Cilou&Co, merci à Bernard Tirtiaux et Martinrou pour le décor et la bande son, merci à Quentin Volvert, Simon Ledoux et Amaury Smets pour ces “S(p)oirs d’Indépendance” au creux des cîmes, merci à Didier Goessens, Olivier Bony, à Vincent Decroly et JeanStef Parfois, à Pierre Lenoir, à Pierre Dubois, à Marjan et Bradso Marinko, à Leila Radoni, Jean Pascal N’dior, merci à ceux qui se posent des questions, merci aux camarades de Vega pour l’Espoir et le temps de combat commun, merci à Boule Alain Momo Debaets mon frère, merci à ma cousine Pascale petite Feye, merci à “Max” Christian, Till&Aurélien les Ok! Panda de la VitaeMedia pour leur confiance, merci à Stéphane Delhougne et toute l’équipe des Ambassadeurs (Rtbf) pour la leur, merci au Studio Dada pour le son et merci “Le Livre en Papier” d’être pour ces feuilles…
le vent.
Je dédicace tout spécialement ce livre à Julian et Stella Assange pour leur combat.
Free Assange Now!
Cris de Tiques
« Le livre qui te guérir de ton besoin de lire. »
Sans T Magazine
« Il est un âge de post-adolescence qui peut s’éterniser jusqu’à la pré-sénilité, deux aveuglements s’accordent alors pour tirer des leçons d’une vie forte d’une rébellion accumulée que la sénilité avancée ne peut plus contenir.
L’individu se croit alors autorisé à participer à la déforestation qu’il déplore pourtant lui-même, dénonçant les causes chéries pour d’aveugles destins qu’il prétend lui-même pertinent d’encrer sur une reliure de tranches d’arbres préalablement hachées menues et aplaties, et de nous inviter en prime à l’acquérir, pour perdre un temps précieux à les lire.
Ma dernière critique, je démissionne. »
J’ai Rome Demain
“Economiser 100% de votre budget livre en en lisant un seul”
Con sot Magazine
«Encenser le rare chef d'œuvre est chose d’autant plus aisée qu’elle interrompt un instant la jubilation à détruire d’une mordante critique une erreur de la culture de plus.
Je dois par contre confesser l’inconfort de voir ma propre personne s'auto-consumer de l’acide que m’aura inspiré cet amas de mots…
aaaargh maman je t’aime»
Notre regretté collègue
Souvenir éternel
“Vague de suicides chez les critiques ayant lu en pré-édition un livre que la profession qualifie d’ores et déjà de “livre tueur”. L’auteur présente ses excuses aux familles, et rappelle les risques par nature dangereux encourus par la vocation de critique, la mort d’un critique un livre à la main signant la preuve de son honnêteté intellectuelle, son courage, et son sens du sacrifice permettant à la profession de se renouveler, pour le plus grand plaisir des lecteurs.
Le regard du père est celui du peintre sur sa toile
l’enfant lui échappe, et lui ressemble pourtant.”
Dépêche R€uters
Suite et fin à paraître en 2042
“L’Horloge-Monde”
"Un collier de disques rayés,
limés par une radio mal réglée,
perle son écho d'asile
à l'infini…"
Coincidences.com
LeLivreEnPapier.be