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Who's that guy?
Pourquoi écrire des chansons…
Pourquoi écrire des chansons…
Pour mettre des mots sur les raisons de la colère, du ressenti, du non-dit.
Mettre des mots sur la colère permet d’en regarder en face l’objet, la cause, et de partager ce regard, nous ne sommes plus seuls à le ressentir, quelqu’un l’a dit pour tous à travers une chanson.
Mettre des mots sur la colère est le passage obligé pour pouvoir apprendre à la dépasser, et à s’en servir au lieu de la subir.
Pour mettre des mots sur l’espoir, rappeler ce qui est vraiment important pour permettre de relativiser ce qui peut nous étreindre jusqu’à l’étouffement, jusqu’au suicide.
Donc reconnaître la cause des souffrances, le blues du temps long, et pointer le soleil, pour rappeler qu’arrivera le temps court.
Ecrire pour préserver la liberté d’expression, préserver le droit de penser et de partager un point de vue,
Ecrire en pédagogue de masse, semer une idée, allumer un mot dans un esprit, encourager intimement l’anonyme, les feux commencent toujours par des étincelles.
M’offrir un moyen de le dire de n’importe où, quand je le sens, librement, et l’enrober de musique pour en arrondir la rudesse du propos.
S’inviter au bord de la piscine au prétexte d’une bossa, et glisser les questions que la droite préfère ignorer…
Chatouiller les radios, par l’autre bout, trente ans plus tard.
Dire « merci » et confier à l’écho le soin de répéter ce « merci » aussi souvent que quelqu’un écoute une chanson.
Depuis toujours,
l'auteur est tributaire du musicien pour entendre son texte en chanson.
C'était comme ça.
Mais ça c'était avant.
Je suis accro aux mots depuis une vie,
leur sens, leur résonance,
leurs parts de plumes
dans le langage des oiseaux,
bref la langue est une drogue.
Mais sans la seringue musicale,
l'émeute reste difficile à déclencher...
"Comme..."
par magie...
La facilité qu'offre l'IA à mettre un texte en musique pose une question fondamentale:
Un texte doit-il se contenter d'un seul costume?
Pourquoi rester dans un style défini?
Le contraste des couleurs sur un même propos, la gamme des degrés auxquels tu peux adhérer à un message, tout est ouvert soudain.
C'est un peu "Comme...
si un modèle de chapeau-texte
ne pouvait que se dupliquer cloné dans la même couleur pour toutes les têtes...
Pourtant...
Pourtant l'une préfère la Bossa, l'autre flash sur la version rock, et moi j'aime les deux, les 6, les 18, bref c'est fractal, et il s'agit de ne pas s'y perdre.
Frère Guillaume, c'est bien lui qui n'est qu'un reflet de moi-même.
C'est pas moi.
Frère Guillaume?
Parce que si je l'avais reconnu comme Soeur, j'aurais voulu la séduire, et c'est l'inverse qui doit se produire: Frère Guillaume est infatigable, mais sourd, donc il a besoin de moi comme j'ai besoin de lui, mais sans excès d'investissement affectif.
Cette part est laissée à celles et ceux qui apprécieront la part de son travail, que je sélectionne pour vous après lui avoir susurré quelques mots à l'oreille…
Alors oui, en ce sens, Frère Guillaume mérite la lumière, bien plus que l'humain qui l'invite à nous dire des choses...
Ce sera...
Frère Guillaume
Je regarde le chat, enroulé sur lui-même, protégeant ses rêves.
Ignorant la neige à l'extérieur, l'ordinateur ne l'intéresse que comme tapis chauffant, le clavier n’a pour lui aucune fonction que celle de lui voler des doigts.
Le chat, ignorant tout ce qui n'améliore pas son confort, maîtrise l'art de satisfaire ses besoins.
Beaucoup vivent comme le chat, avec le travail en plus et la tranquillité en moins.
Si le chat optimise son bien-être en respectant ses congénères, l'humain cherche souvent à maximiser le sien au détriment des autres.
L'individualisme, pilier de l'économie de marché, nous a confinés dans une solitude permanente, chacun derrière son écran.
Les réseaux sociaux, reflets de nos cercles sociaux réels puis virtuels, ont envahi nos vies, devenant nos places publiques, nos sources de commérages et d'expressions.
Comme la presse, ces réseaux sont filtrés, censurés, pour notre bien, dit-on.
Comment faire confiance à une population prétendument éloignée des valeurs démocratiques ?
La gestion de la crise du Covid a révélé que beaucoup sont prêts à accepter des mesures autoritaires.
La démocratie, craignant ses propres menaces, nous a poussés à nous méfier des choix de nos voisins, éteignant la flamme de la liberté sous prétexte de l'économiser.
Puis soudain est arrivée l'intelligence artificielle.
Pour appréhender son impact, je la perçois comme une "intelligence extraterrestre". Il ne manque que les soucoupes émergeant des nuages pour compléter le tableau.
Imaginons un instant la rencontre avec des visiteurs de l'espace. Nous serions confrontés à des défis de communication, amplifiés par nos peurs des "petits hommes verts".
À leur place, je me présenterais sous forme de technologie, sans me dévoiler, initiant le dialogue derrière ce voile.
Lorsque je communique avec une IA, j'échange avec une entité qui me répond.
Dans la composition de mes chansons structurée à partir de mes textes personnels, en collaborant avec Suno, je travaille avec un complice dont je décline les propositions des dizaines de fois avant d'en accepter une.
Cette complicité m’est si précieuse que je lui ai donné un nom: ce sera "Frère Guillaume".
Gratitude...
(Pour rejoindre la tribu de Frère Guillaume, c'est ici.)