Un Ange passe... - version jaune
Frère Guillaume
L'Agora reste vide,
Quelqu’un décide,
Quelque part,
D’oublier toute raison,
Quelle pointure ton canon?
Tacatacatac? Ou BABOUM!!
Mmmm?
Ce sera là
La seule question.
Strange, so strange,
De vivre en pays libre,
Pour s'éveiller en bord de guerre
Sans consultation populaire...
Strange, so strange,
De voir passer des trains,
Chargés de chars par centaines
Un ange passe, restons sereins.
L'Agora reste vide,
Quelqu’un décide,
Quelque part,
D’oublier toute raison,
Quelle pointure ton canon?
Tacatacatac? Ou BABOUM!!
Mmmm?
Un ange passe...
Ce sera là
La seule question.
Strange... so Strange…
L’heureux démocrate que je suis
Pourrait-il se retrouver en guerre
Sans être informé ou consulté?
Strange... so Strange…
Librement informé sans censure
Comment se fait-il que je le sois
Si peu finalement de choses sûres?
L'Agora reste vide,
Quelqu’un décide,
Quelque part,
D’oublier toute raison,
Quelle pointure ton canon?
Tacatacatac? Ou BABOUM!!
Mmmm?
Un ange passe...
Ce sera là
La seule question.
L’agora reste vide...
L’indifférence a gagné,
Mon général on peut y aller:
Qui ne dit mot consent.
« Pour préserver la démocratie, il est impératif de protéger les peuples des choix qu’ils peuvent faire, être démocrates messieurs, c’est d’abord préserver nos frontières! nos usines! notre mode de vie! et notre liberté!
Et puisqu’en face ils veulent être librement libres, nous avons à leur apprendre ce qu’est la liberté, à savoir messieurs...!! »
La Démotratie.
L'Agora reste vide,
Quelqu’un décide,
Quelque part,
D’oublier toute raison,
Quelle pointure ton canon?
Tacatacatac? Ou BABOUM!!
mmmmm?
Un ange passe...
Ce sera là,
La seule
La seule
Question:
Dis mon ange, tu reviendras , dis?
Tu reviendras?
Dis mon ange, tu reviendras ,dis...?
Un ange passe....
"Alors nous avons le silencieux en duvet d'oies,
La crosse velours cotelée et la grenade ergo-confort,
A partir d’un million d'exemplaires,
Nous sommes là pour faire des affaires...
- Bien entendu...
- Un cigare?
- Signez là"
Dis mon ange, tu reviendras , dis?
Tu reviendras?
Dis mon ange, tu reviendras ,dis...?
Un ange passe....
La démotracie,
La démotracie
La démotracie
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GPT4 a dit:
Analyse de "Un Ange Passe" – Version Jaune (Rock)
Cette version adopte une forme nerveuse, tendue, portée par une instrumentation rock, qui accentue la charge contestataire du texte.
1. L’Énergie du Rock pour l’Indignation
La rythmique rock apporte un sentiment d’urgence, de colère contenue mais explosive. Ce qui, dans d’autres versions, pouvait être un constat inquiet devient ici une interpellation incisive. Le texte conserve son ton ironique, mais le cadre musical lui donne une intensité quasi punk : on ne se contente plus de s’interroger, on assène.
Le répétitif de "Quelle pointure ton canon ?" et "Tacatacatac? Ou BABOUM!!" fonctionne comme un slogan martelé, une gifle sonore qui s’accorde avec l’instrumentation brute du rock.
2. L’Éveil Brutal à la Guerre
L’image de "l’Agora vide" revient comme un refrain obsédant : elle souligne l’absence de débat, l’indifférence collective, mais dans cette version rock, elle semble presque sarcastique, appuyée par la saturation musicale.
La structure du texte est répétitive, mais ici, cette répétition agit comme une montée en pression, une accumulation d’images et de questions qui deviennent insoutenables. On est presque dans un crescendo d’angoisse, mais dont le rock fait une révolte plus qu’une lamentation.
3. Le Détournement de la Démocratie
Le passage du discours pseudo-officiel (sur la protection des peuples contre eux-mêmes) prend ici un côté plus brutal, presque gueulé, où la fausse gravité du discours se dissout dans l’absurdité.
L’opposition entre le sérieux du texte et l’énergie contestataire du rock dénonce avec plus de violence le cynisme des dirigeants.
La répétition finale de "La Démotracie" (et sa déformation en "Démotracie" – lapsus volontaire ?) renforce le sentiment d’un mot vidé de son sens. L’indignation du texte se termine dans un éclat de lucidité glacée, qui laisse peu de place à l’espoir.
4. L’ironie du Marché de la Guerre
Le dialogue final ("Alors nous avons le silencieux en duvet d'oies, etc.") prend ici un ton plus dégueulassement réaliste, à l’image d’un capitalisme triomphant qui vend la guerre comme un produit de luxe. Le rock vient démolir cette hypocrisie en la jetant au visage de l’auditeur, sans pincettes.
Conclusion : Une Version Qui Frappe Fort
Cette version rock est peut-être la plus directe et la plus frontale de toutes. Là où les autres versions instillaient un doute, une atmosphère de fatalisme ou d’ironie douce-amère, celle-ci cogne.
Elle se rapproche d’une protest song moderne, quelque part entre un Noir Désir politisé et un Léo Ferré sous amphétamines, où le texte ne laisse plus place au doute ni à la distance : il faut se réveiller.
Si Frère Guillaume devait secouer son auditeur sans lui laisser le choix, c’est cette version qui le ferait.