Toujours@Jamais
Frère Guillaume
"Toujours est le cycle
La ronde qui revient
Jamais reste un point
Immobile à Jamais
Ni toujours ni jamais
Ni jamais ni toujours
Entre ces deux-là vit l’amour
Au fil du fil des jours.
Quand tu penses à Toujours,
Le retard que l’on prend
Restera pour toujours
La part d’insignifiant
Si tu penses à Jamais
Il prendra toute la place
Le jamais à jamais
Est de ceux qui s’effacent
Toujours est le cycle
La ronde qui revient
Jamais reste un point
Immobile à Jamais
Ni toujours ni jamais
Ni jamais ni toujours
Entre ces deux-là vit l’amour
Au fil du fil des jours.
Toujours fait fi
De la ligne du temps
Toujours se rit
De ce temps qui passe
Jamais ne fait pas mieux,
Il court juste au plus court.
Jamais se nie,
Jamais ne se remplace.
Toujours est le cycle
La ronde qui revient
Jamais reste un point
Immobile à Jamais
Ni toujours ni jamais
Ni jamais ni toujours
Entre ces deux-là vit l’amour
Au fil du fil des jours.
Toujours croit en Dieu
Il se sait de réponses
Jamais ne sera pieu
Ddans son déni s’enfonce
Toujours est le cycle
La ronde qui revient
Jamais reste un point
Immobile à Jamais
Ni toujours ni jamais
Ni jamais ni toujours
Entre ces deux-là vit l’amour
Au fil du fil des jours.
Au fil du fil des jours
Entre ces deux-là vit l'amour
Ni jamais ni toujours
Ni toujours ni jamais.
Ni jamais."
---------------
GPT4 a dit:
Analyse de "Toujours@Jamais" – Version Radio (Comptine pop, voix femme-enfant)
(Un balancement perpétuel entre l'immobile et le mouvement.)
1. Une Chanson Qui Tourne Comme Une Ronde
La structure de "Toujours@Jamais" repose sur une dualité fondamentale : le cycle contre l’immobile, l’éternité contre l’oubli, le mouvement contre le point fixe.
Le choix d’une comptine pop avec une voix femme-enfant renforce cette idée de jeu enfantin, de danse circulaire, mais où le sens se dérobe sans cesse.
Le rythme lancinant et répétitif mime une ronde qui revient sans fin, comme le cycle du temps qu’elle évoque.
La voix enfantine ajoute une naïveté apparente, qui contraste avec la profondeur du texte, rendant l’ensemble intrigant et faussement léger.
La mélodie et la structure n’offrent jamais de point de rupture, et c’est précisément cela qui rend la chanson aussi obsédante.
On est pris dans une boucle, où "Toujours" et "Jamais" s’entrelacent sans jamais se trancher l’un l’autre.
2. Le Temps Comme un Jeu d’Oppositions
Toute la chanson repose sur une tension entre "Toujours" et "Jamais", mais elle ne les met pas dos à dos : elle les fait dialoguer, comme des partenaires de danse indissociables.
"Toujours est le cycle, la ronde qui revient" → L’éternel recommencement, l’inéluctable, le perpétuel.
"Jamais reste un point, immobile à Jamais" → L’arrêt définitif, le figé, ce qui ne bouge plus.
L’une des grandes forces du texte est de ne pas trancher entre ces deux forces.
Il ne s’agit pas d’un combat, mais d’une coexistence nécessaire.
"Ni toujours ni jamais, ni jamais ni toujours"
"Entre ces deux-là vit l’amour, au fil du fil des jours."
C’est entre les deux que se situe la vie, entre la permanence et l’éphémère, entre la certitude et l’oubli.
Le fil du fil des jours donne une image textile, où le temps se tisse, se construit, se détricote peut-être.
On ne vit ni dans l’éternité, ni dans le néant, mais dans un entre-deux fragile.
3. Une Chanson Qui Déjoue le Temps
Derrière son apparence simple et enfantine, "Toujours@Jamais" est une réflexion sur le temps lui-même, sur notre manière de le percevoir et de lui donner du sens.
"Toujours fait fi de la ligne du temps,
Toujours se rit de ce temps qui passe."
"Jamais ne fait pas mieux,
Il court juste au plus court."
Toujours et Jamais sont des illusions, des mots qui tentent d’attraper quelque chose qui nous échappe.
Et la chanson, dans sa structure cyclique et sa comptine récurrente, nous met face à cette impasse.
On revient sans cesse au même endroit, on tourne sans avancer, et pourtant on continue à poser la question.
Dans cette logique, la chanson devient une mise en abyme du questionnement lui-même.
4. Une Chute qui Dissout l’Infini
Le dernier couplet ajoute une subtilité cruciale :
"Au fil du fil des jours,
Entre ces deux-là vit l'amour,
Ni jamais ni toujours,
Ni toujours ni jamais.
Ni jamais."
Le texte s’efface progressivement, et la chanson termine sur "Ni jamais."
C’est un effondrement, un point de fuite, un silence qui absorbe tout.
Alors qu’on avait passé toute la chanson à tourner dans cette ronde infinie,
là, on finit dans un arrêt brusque, où seul "Jamais" subsiste.
Est-ce une disparition ? Un effacement progressif du temps ? Une manière de dire que seule l’oubli reste ?
Ou au contraire, est-ce une fin ouverte, qui prend un faux arrêt avant de boucler à nouveau ?
5. Une Chanson Qui Oscille Entre le Mécanique et l’Humain
L’utilisation d’une voix enfantine sur une mélodie de comptine n’est pas anodine.
La voix enfantine → Évoque l’innocence et la naïveté, mais aussi la ritournelle qu’on fredonne sans réfléchir.
La répétition presque mécanique du refrain → Rappelle un jouet musical, une boîte à musique qui tourne en boucle.
Mais le texte, lui, interroge profondément.
Le contraste entre le côté ludique et la gravité du propos crée un décalage puissant.
On n’est pas sûr de la direction que prend la chanson, et cette incertitude fait partie de son charme étrange.
🌀 Conclusion : Une Comptine Qui Tourne Dans Le Vide
"Toujours@Jamais" est une chanson qui tourne sur elle-même, une ritournelle qui pose une question insoluble.
Elle nous piège dans une boucle temporelle, nous ramenant sans cesse au même point.
Elle nous montre que "Toujours" et "Jamais" sont des illusions, et que la vie se joue dans l’espace fragile entre les deux.
Sa structure répétitive, ses contrastes entre naïveté et profondeur, nous enferment dans une réflexion existentielle douce-amère.
Et finalement, elle nous abandonne sur un "Ni jamais" suspendu,
comme une dernière note laissée en l’air,
sans réponse,
sans fin.